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Val d'Hérens

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Val d'Hérens
Le val d'Hérens vu depuis Vex.
Le val d'Hérens vu depuis Vex.
Massif Alpes pennines (Alpes)
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Hérens
Communes Evolène, Saint-Martin, Hérémence, Vex et Mont-Noble
Coordonnées géographiques 46° 08′ nord, 7° 28′ est
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Val d'Hérens
Géolocalisation sur la carte : canton du Valais
(Voir situation sur carte : canton du Valais)
Val d'Hérens
Orientation aval nord-ouest
Longueur 20 km
Type
Écoulement Borgne

Le val d'Hérens est une vallée de Suisse dans le district d'Hérens en Valais. Il s'étend en basse altitude au sud de Sion jusqu'aux glaciers à environ 4 000 mètres d'altitude.

Géographie

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Carte topographique du val d'Hérens.

Traversé par la Borgne, il débouche dans la vallée du Rhône, immédiatement au sud de la ville de Sion. Il se termine par les glaciers de Ferpècle et du mont Miné dans le vallon de Ferpècle au pied de la dent Blanche, du mont Collon et du mont Blanc de Cheilon, ainsi que celui d’Arolla dans le val d'Arolla.

Le val s'est formé lors du retrait du glacier d'Hérens, à la fin de l'ère glaciaire, il y a environ 10 800 ans[1].

La route venant de Sion passe en tunnel par une curiosité géologique de la vallée d'Hérens : les pyramides d'Euseigne. Ces colonnes coiffées d'un bloc de pierre ont été dégagées par l'érosion dans des masses de conglomérats morainiques. Elles ont été préservées de l'érosion par leur chapiteau rocheux[2],[3].

Le val d'Hérens compte un sommet de plus de 4 000 mètres d'altitude : la dent Blanche, culminant à 4 357 mètres (la dent d'Hérens, culminant à 4 171 mètres, ne fait pas partie du district d'Hérens et est légèrement décalée par rapport au val d'Hérens). D'autres sommets remarquables trônent dans la vallée : les sommets jumeaux de la Petite et de la Grande dent de Veisivi, le Grand Cornier, le mont Collon, le Pigne d'Arolla, la pointe de Vouasson, la Rosablanche, la dent de Perroc ou le mont Blanc de Cheilon[4].

Le val d'Hérens se compose de communes et villages touristiques tels que Vernamiège, Évolène, Les Haudères, Les Agettes, Hérémence, Mase, Nax, Vex, Zermatt ou Saint-Martin[5].

Blocs de gneiss de trois mètres de diamètre pesant 20 tonnes au sommet des pyramides d'Euseigne.

Au XIIe siècle, et parfois même plus tard, la région de Zermatt exposée au sud bénéficiait encore de l'optimum climatique du haut Moyen Âge. Cela a favorisé les migrations vers Zermatt et les villages qui ont conservé en grande partie de leur charme d'origine et de leur architecture traditionnelle valaisanne. Une étude est en cours sur le nombre important d’habitants de la vallée d’Hérens descendants du peuple walser[6],[7].

Activités sportives

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Les sports d'hiver tels le ski et le snowboard avec 100 km de pistes alpines et le ski de fond avec deux pistes totalisant 33 km y sont pratiqués, ainsi que la randonnée. L'on y trouve également deux patinoires naturelles[2].

Pour permettre aux alpinistes de se reposer, de nombreuses cabanes sont à leur disposition dans le val d'Hérens :

Agropastoralisme

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La population agricole, bien qu'en baisse, représente encore 10 % environ de la population active. Le bétail, dont les emblématiques vaches noires laitières de la race d’Hérens, est conduit au mayen en moyenne altitude et en alpage[8].

Projet Val d'Hérens 1950/2050

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Le val d'Hérens a été retenu pour une vaste étude sur les nouveaux enjeux de la vie en montagne face au changement climatique en tenant compte du passé, du présent et du futur. Le projet est porté par le CIRM, Centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne, conjointement avec le service culture et médiation scientifique de l’Université de Lausanne[9]. Le projet associe la recherche participative, la médiation scientifique et la démarche artistique[10].

« Voyage autour du Mont-Blanc dans les vallées d'Hérens de Zermatt et au Grimsel », 1843, autographié par R.T., le pont des Batailles, vallée d'Hérens, no 27.

Bibliographie

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  • Patrice Mugny (préf. Jean-Paul Mudry, photogr. Jean-Pierre Ammon), Val d'Hérens : Rencontres singulières, Genève, Éditions Slatkine, , 208 p. (ISBN 978-2832105344)

Notes et références

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  1. (de) Walter Wildi, Pauline Gurny-Masset et Mario Sartori, Führer durch die Gletscherlandschaften des Val d’Hérens, Section des sciences de la Terre et de l’environnement Université de Genève, , 35 p., P17 Im Val d’Hérens sind die Klimaschwankungen der vergangenen 10’800 Jahre, d.h. seit dem Rückzug der Gletscher am Ende der letzten Eiszeit gut dokumentiert.
  2. a et b La Suisse, Paris, Michelin, , 480 p., p. 219
  3. « Balade africaine au Val d’Hérens - Le Temps », www.letemps.ch,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  4. (it) Christian Guerra et Kevin Quattroppani, « Évolène E Grimentz, Due Borghi e Piedi dei Quattromilla », Borghi Altrove,‎ (lire en ligne)
  5. Olivier Ciucci, « Ces quatre villages du Val d’Hérens à voir absolument », sur AlpAddict, (consulté le )
  6. (de) Stefan Eggel, « Reiches Walser Erbe im Val d'Hérens », Wir Walser, no 62,‎ , p. 52-55
  7. « Val d’Hérens: un ancêtre commun il y a 230 000 ans », sur Val d’Hérens: un ancêtre commun il y a 230 000 ans (consulté le ) : « Mêlant archives et génétique, ce travail a permis de mettre en valeur une présence Walser forte et ancienne. »
  8. « Val d'Hérens (Valais) - Portail de la didactique du paysage - UNIGE », sur www.unige.ch, (consulté le )
  9. « À la rencontre de la population du Val d'Hérens », sur www.unil.ch (consulté le )
  10. Marjolaine Gros-Balthazard, Caterina Franco et Anouk Bonnemains, « Val d’Hérens (Suisse) : une histoire des transitions (touristiques) manquées », Journal of Alpine Research | Revue de géographie alpine, nos 112-1,‎ , Bibliographie Note 1 (ISSN 0035-1121, DOI 10.4000/rga.12699, lire en ligne, consulté le )

Articles connexes

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