Vicari
| Vicari | |
La cuba (coupole) arabe de Vicari. | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom sicilien | Vìcari |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire | Antonio Miceli |
| Code postal | 90020 |
| Code ISTAT | 082078 |
| Code cadastral | L837 |
| Préfixe tél. | 091 |
| Démographie | |
| Population | 2 355 hab. (31-10-2025[1]) |
| Densité | 27 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 37° 50′ 00″ nord, 13° 34′ 00″ est |
| Altitude | 640 m |
| Superficie | 8 601 ha = 86,01 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Giorgio |
| Fête patronale | 23 avril |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Palerme. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Vicari est une commune italienne de 2 355 habitants[2] située dans la ville métropolitaine de Palerme, en Sicile.
Géographie
[modifier | modifier le code]Le centre moderne de Vicari, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Palerme, se situe au pied d'un promontoire rocheux d'environ 700 mètres de haut, dans la vallée du San Leonardo[3].
Histoire
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est occupé depuis la préhistoire comme en témoignent la découverte à la fin du xixe siècle, d'une hache et de deux fibules en bronze, ainsi que des fragments de céramique de l'âge du bronze à Misaddi, au nord du rocher[3].
Un village indigène, probablement sicane, s'est développé sur le rocher entre les viiie et viie siècles av. J.-C., avec des objets funéraires à décor imprimé et incisé. Des fragments de céramique grecque du vie siècle av. J.-C. prouvent l'influence de la colonie d'Himère[3].
L'occupation humaine perdure jusqu'à l'époque romaine, attestée par une urne en marbre avec inscription latine, aujourd'hui murée dans l'église principale. À l'époque byzantine, une première fortification est probablement construite sur le rocher. Les vestiges de l'église byzantine Santa Maria in Boikòs, près d'un mur d'enceinte du viiie siècle, restent non explorés[3].
La première mention de Vicari daterait du ixe siècle, lors de la conquête islamique. En 1077, le comte Roger s'y installe (le site est alors dénommé Brica) pour préparer l'assaut de Castronovo. Au xiie siècle, Al Idrissi décrit Vicari, à l'époque où sont bâties ses trois tours sur le versant nord, dont la tour centrale (Porta Fausa), ouverte du côté intérieur[3].
Économie
[modifier | modifier le code]Culture et patrimoine
[modifier | modifier le code]Le château normand est cité dans les chroniques angevines ; après les Vêpres siciliennes, la forteresse est donnée à un noble local puis aux Chiaromonte. De cette époque date un complexe de citernes voûtées au centre de la fortification[3].
Vicari s'est développée autour du rocher fortifié, avec Terravecchia sur le versant ouest, et conserve une physionomie médiévale. Au sud-ouest, le long de l'ancienne route menant vers Castronovo, subsiste la cuba di Ciprigna, construction islamique à plan quadrangulaire et toit en coupole[3].
L'église paroissiale San Giorgio, construite à l'époque normande, est remaniée dans le style baroque.
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Caccamo, Campofelice di Fitalia, Ciminna, Lercara Friddi, Prizzi, Roccapalumba.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
- ↑ « Bilancio demografico mensile », sur demo.istat.it (consulté le )
- (it) Archeologia. I siti dell’entroterra, Palerme, Région sicilienne. Dipartimento dei beni culturali e dell’identità siciliana., (lire en ligne)