Victor Dillard
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| Nom de naissance |
Victor Marie Robert Emmanuel Dillard |
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Droit, économie, philosophie et théologie |
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| Ordre religieux | |
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| Lieu de détention | |
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| Victor Dillard | |
| Ordre religieux | Compagnie de Jésus |
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| Béatification | Paris par Léon XIV |
| Fête | 5 mai |
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Victor Dillard, né le , à Blois (Loir-et-Cher, France) et mort le au camp de concentration de Dachau (Allemagne), est un prêtre jésuite français. Écrivain social entre les deux guerres mondiales il se met au service pastoral des Français engagés de force dans le STO et, arrêté par la Gestapo, meurt d'épuisement à Dachau. Il fait partie des cinquante martyrs français de la Seconde Guerre mondiale béatifiés en décembre 2025 par le pape Léon XIV, représenté par cardinal Jean-Claude Hollerich.
Biographie
[modifier | modifier le code]Victor Dillard est issu d'une famille bourgeoise de Blois, au sein d'une fratrie de dix enfants (sept fils), dont Robert (1889-1968, polytechnicien, élève de l'école navale, futur contre-amiral), Pierre (1891-1915[1], mort pour la France, élève comme son frère de l'école navale. Un autre de ses frères, Étienne Dillard, est le père de la chanteuse Françoise Hardy[2].
Militaire durant la Première Guerre mondiale, il est sous-lieutenant lorsqu'il entre chez les jésuites en . Durant sa formation, il étudie le droit, l'économie et la théologie. Il est ordonné prêtre en 1931.
Attaché à l'association Action Populaire en 1937 il voyage beaucoup en Europe et en Amérique. Avec la documentation rassemblée il écrit de nombreux articles qui sont publiés dans les revues Action populaire, Études, La Vie intellectuelle, etc.
Capitaine d'artillerie, il est fait prisonnier en 1940. Il s'évade, prêche à Vichy (Radio Londres l'appelle « le seul homme courageux »). En 1941 il défend sa thèse de doctorat sur « L'évolution de la monnaie en France ». Encourageant la Résistance, visitant les prisonniers politiques à Bourrassol, il se fait remarquer par la Gestapo.
Il pense d'abord s'exiler en Afrique du Nord, mais lorsque l'occupant décide d'imposer le Service du travail obligatoire (STO), le Père Dillard décide d'organiser pour ces travailleurs-prisonniers une aumônerie clandestine outre-Rhin. Il arrive à Wuppertal comme électricien. Trahi et arrêté en tant que religieux catholique, il est interné au camp de concentration de Dachau en . Il y meurt le , affaibli par la maladie et les atrocités du camp.
Vénération
[modifier | modifier le code]Victor Dillard est béatifié à Paris dans la cathédrale Notre-Dame par le cardinal Jean-Claude Hollerich le (avec 49 autres martyrs français du nazisme)[3]. Ces nouveaux martyrs sont liturgiquement commémorés ensemble le [4].
Distinctions
[modifier | modifier le code]L'abbé Victor Dillard est récipiendaire des décorations suivantes :
Hommages
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- En 1949, son nom est gravé au Panthéon sur la liste des "197", écrivains morts à la guerre ou en déportation (1939-1945).
- En 2004, une plaque du souvenir a été inaugurée à Blois, dans la cour d'honneur du lycée Notre-Dame des Aydes où il a été scolarisé pendant 12 ans.
- Le , lors du chemin de croix des journées mondiales de la jeunesse, une place à son nom a été inaugurée à Wuppertal devant l'église Saint-Konrad où une plaque commémorative a été apposée.
- Un vitrail de l’église Saint-Georges à Salbris (Loir-et-Cher) le représente au côté du missionnaire spiritain Daniel Brottier.
- Le 9 , la poste française émet un timbre-poste à son effigie (avec la ville de Blois en arrière-plan), dessiné et gravé par Yves Beaujard[6] (Yvert n° 5173).
Écrits
[modifier | modifier le code]- Victor Dillard, Lettres du prisonnier inconnu, Sainte-Foy-lès-Lyon, Le monde ouvrier, , 89 p.. — Recueil d'une série de lettres parues dans Monde ouvrier, l'hebdomadaire de la famille et du travail, 10,rue du Château à Lyon.
- Victor Dillard, Suprêmes témoignages, Paris, Spes, coll. « Action populaire », , 72 p.
- Victor Dillard, Jeunes travailleurs d'Amérique, Paris, Sequana, 1941, 268 p.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Faire une recherche - Mémoire des hommes », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Françoise Hardy, un long chant d'amour, de Frédéric Quinonero, Éditions de l'Archipel, 2017
- ↑ « Les 50 martyrs du nazisme béatifiés à Paris », sur vaticannews.va (consulté le ).
- ↑ « Quel jour seront fêtés les cinquante martyrs du nazisme ? », sur fr.aleteia.org (consulté le ).
- ↑ Base Roglo, « Fiche Victor Dillard », sur roglo.eu (consulté le )
- ↑ Timbre Victor Dillard sur le site wikitimbres.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Robert Dillard, La vie et la mort du R.P. Dillard, Les œuvres françaises, . — L'un des six frères de Victor Dillard, Robert Dillard était Contre-amiral.
- Philippe Verrier (postface Charles Molette), Le P. Victor Dillard, jésuite, mort à Dachau en 1945, "L'un des cinquante", Magny-les-Hameaux, Socéval Éditions/Artège, , 239 p..
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Archives conservées par : Service historique de la Défense (AC 21 P 443 928, GR 16 P 185679)
- Ressource relative aux militaires :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Jésuite français.
- Béatification du père Victor Dillard
- Fondation Dillard.
- Naissance en décembre 1897
- Naissance à Blois
- Personnalité morte au camp de concentration de Dachau
- Décès en janvier 1945
- Décès à 47 ans
- Jésuite français
- Résistant français
- Déporté résistant
- Capitaine français
- Militaire français de la Première Guerre mondiale
- Militaire français de la Seconde Guerre mondiale
- Prisonnier de guerre français de la Seconde Guerre mondiale
- Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée)
- Bienheureux jésuite
- Bienheureux catholique français
- Béatification par Léon XIV
- Prêtre catholique français du XXe siècle
- Chrétien martyr victime du nazisme
- Chrétien martyr en Allemagne
- Résistance spirituelle au nazisme