Aller au contenu

Victor Quinton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Victor Charles Quinton
Biographie
Naissance
Carelles (France)
Ordination sacerdotale
Décès (à 57 ans)
Bièvres (France)
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par Lucien-Émile Mossard (de)
Dernier titre ou fonction Vicaire apostolique de Cochinchine Occidentale
Vicaire apostolique de Cochinchine Occidentale
Vicaire apostolique coadjuteur de Cochinchine Occidentale
Évêque titulaire de Laranda (de)

Blason
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Victor Charles Quinton, né le à Carelles, en Mayenne, et mort le à Bièvres, est un évêque catholique missionnaire français, vicaire apostolique de Cochinchine Occidentale de 1920 à 1924. Il était membre de la société des Missions étrangères de Paris.

Il est né le au hameau de la Cointerie à Carelles appartenant à la paroisse de Gorron et il est élevé dans une famille de quatre enfants. Une de ses sœurs devient religieuse. Fils de Joseph Quinton et Victoire Garnier, agriculteurs, il connaît toutes ses prières dès l'âge de 1 ans[1]. Sa marraine se souvient qu'il appelait déjà sa petite robe d'enfant sa soutane[1].

De Tan Dinh à Thala

[modifier | modifier le code]

Élève à la mémoire vive, il commence l'étude du latin à 10 ans sous la tutelle de l'abbé Arnoul de Carelles[1]. Plus tard, il avouera que c'était pour annoncer au bon Dieu et à la sainte Vierge son désir de devenir prêtre[1]. Il dédie ces vers à la Vierge : Haute de trois pouces à peine / Ma madone de porcelaine / Me paraissait belle comme une reine / Sur son trône entouré d'azur / Très pur.[1].

Sa vocation religieuse ne faiblira jamais. Il poursuit ses études au petit séminaire de Mayenne et entre aux Missions étrangères de Paris en 1885. Tonsuré à 20 ans, il est ordonné prêtre , le , à 23 ans, et est envoyé en Cochinchine occidentale en décembre 1889.

De 1889 à 1924, il parcourt la colonie française de Saigon à Anduc, et de Tan Dinh à Thala[1].

Il est nommé au séminaire de Saigon, après un temps d'apprentissage de la langue auprès d'un confrère. En 1896, Jean-Marie Dépierre détache le petit séminaire du grand séminaire et envoie Victor Quinton fonder un nouveau séminaire à Anduc, dans les environs de My-Tho. Quelques années plus tard, le séminaire est transféré ailleurs à cause de son insalubrité. Il s'établit à Tan-Dinh (faubourg de Saïgon), dans un lieu harmonieux et propice aux études. En 1902, le petit séminaire de Saïgon est de nouveau réuni au grand et Victor Quinton retourne donc à Saïgon, jusqu'en 1909, date à laquelle Lucien-Émile Mossard (de) (successeur de Jean-Marie Dépierre) le nomme curé de Tha-La.

Le père Quinton, qui parle couramment le vietnamien, sait se rendre apprécié de ceux qu'il rencontre[1]. Il aime ses élèves, se fait aimer d'eux et de ses confrères[1]. Il a foi en la jeunesse qu'il instruit avec compétence et bonne humeur. Il occupe tour à tour les fonctions de professeur de philosophie, procureur de la mission et responsable de l'infirmerie pour ses confrères âgés. Il prend un soin particulier des jeunes et donne généreusement aux pauvres[1]. Il est en même temps procureur de la mission.

En 1912, le Saint-Siège nomma Victor Quinton, évêque in partibus de Laranda (de) et coadjuteur de Lucien-Émile Mossard (de)[2], dont il devient un fidèle collaborateur. Il est consacré le 15 avril 1913 par Lucien-Émile Mossard (de) avec comme co-consécrateurs Damien Grangeon (de) et Jean-Claude Bouchut. Il succède à Lucien-Émile Mossard (de) en 1920, en tant que vicaire apostolique.

Pour qu'ils puissent avoir la vie

[modifier | modifier le code]

Grand travailleur, passionné de lecture et d'écriture, il met en avant l'importance des devoirs des parents envers leurs enfants[1]. Il s'intéresse également à la formation des jeunes dans les écoles et n'hésite pas à entreprendre de nombreuses démarches en France pour obtenir l'envoi en Cochinchine de maîtres capables de fonder des écoles supérieures[1]. Il propage la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et défend l'unité familiale, tout en portant une grande attention aux besoins matériels de ses ouailles. Il portait aussi une grande attention aux études des jeunes

Sa devise épiscopale est Ut Vitam habeant (pour qu'ils puissent avoir la vie). En , il tombe malade et il est hospitalisé à la clinique Angier de Saigon. Sur l'ordre des médecins, il s'embarque pour la France à la fin de . À son arrivée, il entre à la clinique Saint-Michel à Paris qu'il quitte le pour une convalescence au séminaire de Bièvres. Il y meurt le .

D'une gaieté saine

[modifier | modifier le code]

Les notes retrouvées décrivent le père Victor Quinton comme un homme humble, pieux, timide, bon camarade, d'une gaieté saine, parfois boute-en-train, et toujours d'une grande dignité, dévoué aux âmes simples avec une charité peu commune[1].

Succession apostolique

[modifier | modifier le code]

Victor Quinton a ordonné les évêques suivants[3] :

Cathédrale Notre-Dame de Saigon aujourd'hui.

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c d e f g h i j k et l Les figures historiques du Bocage mayennais. Victor Quinton, l'enfant de paysans devenu évêque au Vietnam
  2. « Je pense que j'aurai bien du mal à oublier ma chère brousse de Tha-La....Une chose me console un peu, c'est que je ne suis pas destiné à être immédiatement vicaire apostolique ; je suis le coadjuteur de Mgr Mossard. Comme Dieu merci, Monseigneur est en assez bonne santé, j'espère bien n'avoir pas à assurer tout seul la responsabilité de toute la Mission. », in site en ligne des Missions étrangères de Paris
  3. (en) David M. Cheney, « Bishop Victor-Charles Quinton, M.E.P. † », sur catholic-hierarchy.org