Walter Butler
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Walter Butler, né le à Rio de Janeiro[1], est un homme d'affaires et milliardaire français d'origine américano-brésilienne.
Origines et formation
[modifier | modifier le code]Américain par son père et brésilien par sa mère, Walter Butler débarque en France en 1964 à la suite du divorce de ses parents[2]. Après avoir étudié au lycée Saint-Genès à Bordeaux, il entre à l'Institut d'études politiques de Bordeaux, obtient une maîtrise de droit. Il rentre à l'ENA en 1980[3] (il écrira une critique de l'énarchie sous le pseudonyme de William Brulet[1]). Il adhère un temps au Mouvement des jeunes giscardiens [1].
Carrière
[modifier | modifier le code]Walter Butler devient en 1986 conseiller de François Léotard au ministère de la Culture[2]. Il participe à la privatisation de TF1 en compagnie de Jean-Marie Messier[4].
Il est ensuite embauché en 1988 par la banque américaine Goldman Sachs, et part aux États-Unis[5],[2]. Il découvre alors le capital-risque. Il crée en 1991 une entreprise de capital-risque : Butler Capital Partners spécialisée dans le redressement d'entreprises en difficultés. Il entre au capital de l'agence de publicité BDDP en 1994. En 1995, il tente sans succès de racheter la Société française de production (SFP)[1]. Il réalise plus de 25 investissements sur une durée de 20 ans tels que France Champignon (2003)[2], le groupe Partouche, Virgin Megastore (qui a déposé le bilan en 2013), Anovo (2011, société spécialisée dans la gestion durable du cycle de vie des produits électroniques)[2] mais également BDDP, IPSOS (cédé en 1999), le groupe Flo (2004[2], cédé en 2008 à Albert Frère), la SNCM (2005, cédée en 2008), le Paris Saint-Germain (cédé en 2011), Corum (en 2011), NextiraOne[2] (aujourd'hui NXO, cédé en 2015), etc.[4]
Il s'implante sur le marché chinois avec la création d'entreprises, notamment à Shanghai (comme en 2016, Noerden[2], qui produit des objets de fitness connectés, en 2016)[4].
Fin 2021, il devient actionnaire majoritaire du groupe de pâtisseries haut de gamme du français Pierre Hermé[6]. Il rachète également le restaurant L'Ambroisie, alors le plus ancien 3 étoiles de Paris et le Paradis latin. En janvier 2026, il rachète à Benjamin Patou le groupe de restauration haut de gamme Moma (36 établissements dont 18 à Paris)[7].
En 2026, il est selon le magazine Challenges la 111e fortune professionnelle de France, estimée à 1,2 milliard d'euros[2].
Nationalités
[modifier | modifier le code]Selon ses propres dires, il possède 3 passeports (américain, brésilien et français)[8].
Références
[modifier | modifier le code]- Portrait Walter Butler, Les Echos, 28 septembre 2005
- Walter Butler dans le classement Challenge
- ↑ Les barons de la bourse: Walter Butler, Zone Bourse
- Delphine Dechaux, « SNCM, Flo, PSG, Virgin... Walter Butler, le franc-tireur du sauvetage d’entreprise », sur Challenges, (consulté le ).
- ↑ Grégoire Biseau, Walter Butler, mangeur de boîtes, Libération, 19 janvier 2007
- ↑ « Le groupe Pierre Hermé racheté par Walter Butler », sur BFM BUSINESS (consulté le )
- ↑ "Le roi de la restauration festive Benjamin Patou cède Moma à Walter Butler" par Jean-François Arnaud, Challenges, 14 janvier 2026
- ↑ Audrey Tonnelier, « Virgin, nouvel échec de Walter Butler », Le Monde, (lire en ligne).
Liens externes
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- Ressource relative à l'audiovisuel :