Warsage
| Warsage | |||||
Le quartier de l'église Saint-Pierre. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Liège | ||||
| Commune | Dalhem | ||||
| Code postal | 4608 | ||||
| Code INS | 62027E | ||||
| Zone téléphonique | 04 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Warsagien(ne) | ||||
| Population | 1 857 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 220 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 44′ nord, 5° 46′ est | ||||
| Superficie | 844 ha = 8,44 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Liège
| |||||
| modifier |
|||||
Warsage (en wallon Warsèdje, en néerlandais Weerst) est une section de la commune belge de Dalhem située en Région wallonne dans la province de Liège.
Ce village se trouve à l’extrémité nord de la province, à l’entrée du Pays de Herve.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Géographie
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]
- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire
[modifier | modifier le code]En 1204, des religieux de Hocht s’installèrent à la grange de Warsage[1], sur des terres achetées en 1202 à Lothaire Ier, comte de Dalhem[2]. Cette grange fut appelée plus tard « La Moinerie » (De Monnikenhof). De là, les moines surveillaient la construction de l'abbaye du Val-Dieu[3], terminée en 1215 après 10 ans et inaugurée en 1216[réf. nécessaire]. Un tunnel reliait la Moinerie à l’abbaye.
Cette abbaye fondée par les moines cisterciens est un joyau touristique de la région.
En son temps la plupart des villageois étaient occupés comme manouvriers à la Moinerie. D'autres travaillaient dans une autre grange cistercienne (La Heydt, le Sart, la Moldt) ou chez un des fermiers du bourg.
Particularité pour Warsage : cette commune a été gouvernée pendant 100 ans par les « 4 » bourgmestres Flechet.
En 1747, Warsage comptait 130 foyers. Cinq gros propriétaires possédaient 80 % des terres. Jadis, il y avait de nombreuses petites fermes, une criée aux fruits, une fabrique de porcelaine, deux moulins, quatre cabaretiers, plusieurs boulangers, maréchaux-ferrants et négociants. Actuellement, Warsage compte environ 1 200 habitants.
Warsage était connu pour sa gare par laquelle le charbon de Trembleur était expédié. Le , le premier train de marchandises faisait la navette entre le charbonnage et la gare de Warsage. À partir de 1934, cette même ligne assurait également un service de trains légers. Ceux-ci faisaient office de transport de personnes. Ces trains allaient jusque Fouron-le-Comte où il existe toujours un endroit appelé « A gene tram ». Le , les 89e et 90e régiments d'infanterie de l'armée impériale allemande y firent halte. 14 civils furent fusillés et 25 maisons détruites par le feu[4]. Ces faits inqualifiables s'ajoutent à la liste des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
[modifier | modifier le code]Patrimoine et culture
[modifier | modifier le code]Patrimoine architectural
[modifier | modifier le code]- L'église Saint-Pierre est classée et a été restaurée en 1731. La tour actuelle provient des restes d'un donjon du XIIe siècle.
- Le château de Winerotte, datant de la fin du XIXe siècle, a hébergé des blessés alliés à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
-
L'église Saint-Pierre
-
Ancienne ferme carrée
-
Rue typique
-
Château Winerotte
-
Ancienne maison communale
Culture
[modifier | modifier le code]Enseignement
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Depuis 2012, la brasserie de Warsage produit trois bières artisanales appelées Warsage.
Vie associative
[modifier | modifier le code]Personnalités
[modifier | modifier le code]- Roger Claessen, ancien joueur de football dont le portrait géant orne le stade du Standard de Liège.
- Rodolphe de Warsage, écrivain, pseudonyme de Edmond Schoonbroodt (1876-1940), d'après le lieu de naissance de ses grands-parents.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Dumont 1998, p. 69.
- ↑ Vande Kerkhove 1939, p. 20.
- ↑ Vande Kerkhove 1939, p. 31.
- ↑ John Horne et Alan Kramer, 1914 Les atrocités allemandes, Tallandier, , 640 p. (ISBN 2-84734-235-4), p. 478
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- William Ubregts, « Le "Donjon" de Warsage », Bulletin de la Commission royale des Monuments et des Sites, Commission royale des Monuments et des Sites, t. 4, , p. 101-111 (lire en ligne).
- Antoine Vande Kerkhove, Histoire de l’abbaye cistercienne de Val-Dieu à travers les siècles dès son origine jusqu’à nos jours (1215-1939), Bruges, Gruuthuse, , 414 p.
- Bruno Dumont, « L'abbaye Notre-Dame du Val-Dieu ou huit siècles de tension entre un idéal de vie exigeant et sa réalisation concrète », dans Jean-Christophe Hubert, Notre-Dame du Val-Dieu : une abbaye, un ordre, une histoire, Liège, Derouaux-Ordina, , p. 69-75
