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Wijdan Ali

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Wijdan Ali
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Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (86 ans)
BagdadVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Londres
Université libanaise-américaine (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Autres informations
A travaillé pour
Mouvement

Sharifa Wijdan bint Fawwaz (en arabe : وجدان علي, Alī Wijdān?) ou Wijdan Ali et de son nom d'artiste Wijdan, née le à Bagdad est une historienne de l'art, artiste et diplomate jordanienne. Elle est connue pour ses efforts visant à faire revivre les traditions de l'art islamique, pour ses peintures abstraites et son travail d'historienne de l'art.

Suite à son mariage avec le prince Ali bin Naif de Jordanie, elle est titrée princesse de Jordanie avec le traitement d’altesse royale.

Sharifa Wijdan bint Fawwaz naît à Bagdad le 29 août 1939, au sein d'une famille noble et cultivée, et grandit en Jordanie[1]. Ses deux parents pouvant prouver leur ascendance jusqu'au prophète Mohammed, elle a pu recevoir le titre de Sharifa.

Après avoir obtenu sa licence en histoire du Moyen-Orient à l'Université de Beyrouth en 1961[2], elle intègre en 1962 le ministère des Affaires étrangères des Nations Unies en Jordanie. Elle est alors la première Jordanienne à entrer à ce Ministère et à la représenter aux Nations Unies[3].

En parallèle, elle étudie à titre privé l'art et reçoit une formation artistique auprès d'Alice Ladoux, une professeure française[4]. En 1966, suite à son mariage avec le prince Ali bin Naif, second fils de la famille hachémite régnante de Jordanie, elle démissionne de son poste diplomatique pour se consacre à l'art[2]. Elle entreprend des études artistiques auprès des artistes jordaniens Muhanna Al-Dura (en) et Armando Bruno[5]. Elle soutient un doctorat en art islamique de l'Université de Londres en 1993[6].

Elle est la fondatrice de la Société royale des beaux-arts et de la Galerie nationale des beaux-arts de Jordanie. Elle est également la fondatrice et la doyenne de la faculté des arts et du design nouvellement créée à l'université de Jordanie[7]. Elle est mécène des arts et a organisé plusieurs expositions d'art islamique[8].

Wijdan Ali a prêté serment en tant que nouvelle ambassadrice de Jordanie en Italie devant le roi Abdallah II le 3 octobre 2006[9].

Carrière scientifique

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Ses travaux analysent l'essor et le déclin d'une esthétique islamique dans l'art islamique, ainsi que la dilution de traditions séculaires avec l'arrivée du colonialisme en Afrique du Nord et au Moyen-Orient[10]. Elle consacre plusieurs volumes aux artistes femmes du monde islamique[11].

Carrière artistique

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L'ouvre de Wijdan Ali œuvre explore les événements dramatiques de l'histoire arabe, comme sa série Karbala, qui relate le martyre du petit-fils du prophète Mahomet, Hussein, au VIIe siècle[12]. Elle utilise le motif de la calligraphie islamique comme forme graphique en se voulant une renaissance d'un art traditionnel[11]. Cet usage lui permet d'être considérée comme une pionnière du mouvement Hurufiyyah[13]. Ses œuvres sont affichées au British Museum, à l'Ashmolean Museum, au National Museum of Women in the Arts et à la National Art Gallery au Pakistan[7].

Famille et mariage

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En 1966, elle épouse le prince Ali bin Naif de Jordanie, petit-fils du roi Abdallah Ier[3]. Suite à son mariage, elle devient membre de la famille royale et reçoit le titre d'Altesse Royale la princesse Wijdan Ali. Le couple a quatre enfants :

  • Princesse Na'afa bint 'Ali, directrice du domaine d'Al-Kutaifa
  • Princesse Rajwa bint 'Ali, sculptrice
  • Princesse Basma Fatima bint 'Ali, commandante en second lieutenant de l'Armée arabe jordanienne
  • Prince Mohammed al-Abbas bin 'Ali, copropriétaire d'un commerce

Réalisations

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Publications

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  • Art contemporain du monde islamique, 1989
  • L'art islamique moderne : développement et continuité, 1997
  • Desert Hills, 1980s
  • Desert Rain, 1980s
  • Moab and Jordan Valley, 1980s
  • Hussein, 1993, British Museum
  • Women of Karbala
  • You and I are One
  • Broken Heart

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Wijdan Ali » (voir la liste des auteurs).
  1. « WIJDAN ALI | Dalloul Art Foundation », sur dafbeirut.org (consulté le )
  2. a et b (en) « Princess Wijdan Ali, Interview », sur universes.art (consulté le )
  3. a et b Who's Who in the Arab World 2007-2008, Walter de Gruyter, (ISBN 978-3110930047, lire en ligne), p. 88
  4. Ibrahim, L., "Journey through Art: Princes Wijdan Ali", The Star, décembre 2002, dans the Khalid Foundation Press Clippings
  5. Hashem Talham, G., Historical Dictionary of Women in the Middle East and North Africa, Rowman & Littlefield, 2013 p. 24
  6. Jonathan Bloom, Sheila S. Blair et Sheila Blair, « Ali, Wijdan, Princess », dans The Grove Encyclopedia of Islamic Art and Architecture, (ISBN 978-0195309911, lire en ligne), p. 53
  7. a et b « HRH Princess Wijdan bint Fawaz Al-Hashemi » [archive du ], SOAS, University of London (consulté le )
  8. Malt, C., Women's Voices In Middle East Museums: Case Studies In Jordan, Syracuse University Press, 2005, p. 62
  9. « H.R.H Princess Wijdan Ali: Ambassador to Italy » [archive du ], UJCOnnect, University of Jordan (consulté le )
  10. (en) Gaetano Palumbo, « Images of Piety or Power? Conserving the Umayyad Royal Narrative in Qusayr ʿAmra », dans The Making of Islamic Heritage, Springer Singapore, , 91–108 p. (ISBN 978-981-10-4070-2, DOI 10.1007/978-981-10-4071-9_6, lire en ligne)
  11. a et b Ghada Hashem Talhami, Historical Dictionary of Women in the Middle East and North Africa, (ISBN 978-0810868588, lire en ligne), p. 24; Ramadan, K.D., Peripheral Insider: Perspectives on Contemporary Internationalism in Visual Culture, Museum Tusculanum Press, 2007, p. 49. Ramadan writes that these two books are the "best English language works documenting important works and history of modern art in various countries in the region." (p. 49)
  12. Mavrakis, N., "The Hurufiyah Art Movement in Middle Eastern Art", McGill Journal of Middle Eastern Studies Blog
  13. Mavrakis, N., "The Hurufiyah Art Movement in Middle Eastern Art", McGill Journal of Middle Eastern Studies Blog,

Bibliographie

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  • Jonathan M. Bloom and Sheila S. Blair (eds), The Grove Encyclopedia of Islamic Art and Architecture, Volume 3, p. 363
  • Sheila S. Blair, Islamic Calligraphy, Edinburgh University Press, 2006
  • Ghada Hashem Talhami, Historical Dictionary of Women in the Middle East and North Africa, Rowman & Littlefield, 2013
  • Anne Mullin Burnham, 1994, Reflections in Women's Eyes, Saudi Aramco World

Liens externes

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