Alele
| Alele Ālele | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Collectivité | Wallis-et-Futuna | ||||
| Royaume coutumier | Uvea | ||||
| District | Hihifo | ||||
| Code postal | 98600 | ||||
| Démographie | |||||
| Population | 488 hab. (2023 |
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| Géographie | |||||
| Coordonnées | 13° 14′ 23″ sud, 176° 10′ 56″ ouest | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Wallis-et-Futuna
Géolocalisation sur la carte : Wallis-et-Futuna
Géolocalisation sur la carte : Wallis
Géolocalisation sur la carte : Wallis
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Alele (Ālele en wallisien) est une localité française qui n'a pas le statut de commune mais le statut de village située sur l'île de Wallis, à Wallis-et-Futuna, dans le district de Hihifo.
Géographie
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]Le village est arrosé par les sources d'eau suivantes :
Îles et îlots
[modifier | modifier le code]- Nukutapu, composé de nuku, un terme présent dans de nombreuses langues polynésiennes signifiant « terre »[1], « île » ou « sol sableux »[2].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Hameaux, lieux-dits et écarts
[modifier | modifier le code]À Wallis, les villages sont divisés en plusieurs sections (des « classes », kalasi) qui se complètent ou se relaient dans toutes les entreprises collectives et pour l’organisation des cérémonies. Parmi ces kalasi se trouvent des zones résidentielles nommées api.
Kalasi
[modifier | modifier le code]Gāmu'a, Ala, Kaleva et Malelapa.
Api
[modifier | modifier le code]Agaelo, Alikitoitoi, Alofivai, Atulau, Ā'uli, Esipito, Eua, Fa’aliki, Faesua, Fakatamino, Falefisi, Falefau, Falehau, Falevaihi, Fugakolo, Fugasia, Galoto, Gamuli, Haila, Halalo, Halofi, Hauhevale, Kapē, Kikefu, Kulukave, Lalopua, Lalotava, Lalotoga, Lano, Laupuatokia, Lokā, Lotomua, Makamaka, Maluatogotogo, Manahau, Mataotama, Moemopelu, Niuasi’i, Niufitu, Nukualofa, Otea, Papakila, Pelapela, Petelehemi, Po‘iva, Potomai, Siamani, Ta’agaatua, Tahiofa, Taugatua, Tefota, Tekateka, Tepako, Toketoke, Tuakoaga, Tui Malohi, Tunumei, Umulahe, Utua, Utuloa, Vaikaloa'a, Vakahi’atu et Vakaika.
Histoire
[modifier | modifier le code]Après la guerre du Molihina, la femme de Toafatavao (fils du chef Ma'ufehi Huluava), Koliui, une femme originaire de Tepa, s'enfuit et se réfugie dans le toafa au mont Luo où elle donne naissance à un garçon auquel elle donne le nom de Laupuatokia. Il est élevé et grandit à l’insu de tous. Il apparaît une première fois à Tepa, lors d’une pêche au grand filet, puis à Ha'atofo, à Mala'efo'ou et enfin à Fatufoa. C'est dans ce dernier village que Simuoko, fille de Alokuaulu, capture Laupuatokia et l'emmène à son père le Tui'Agalau, ennemi de Ma'ufehi Huluava et de Toafatavao. Toutefois, Simuoko épouse Laupuatokia et à partent à Alele. Ils ont trois fils et trois filles entre qui sont partagés les terrains, chacun donné à un couple de frère et de sœur. Leurs descendants sont à l'origine de la population d'Alele. Leur sépulture aurait été érigée par des Tongiens venus avec le Tuʻi Tonga Latunipulu. Un tapu est prononcé interdisant de porter des parures ou des colliers de fleurs lorsque l'on passe près de la sépulture.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des chefs de village (Ma'ufehi)
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]La loi relative à la démocratie de proximité du 27 février 2002 a, dans ses articles consacrés au recensement de la population, instauré des recensements de la population tous les cinq ans en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Mayotte et dans les îles Wallis-et-Futuna, ce qui n’était pas le cas auparavant
En 2023, le village comptait 488 habitants[Note 1], en évolution de −6,87 % par rapport à 2018 (France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]La chapelle de Lano est bénite par Louis Elloy en . En 1845, Pierre Bataillon met en place le séminaire de Lano. En 1886, dans cette chapelle, sont ordonnés les quatre premiers prêtres wallisiens et futuniens. Prenant la forme traditionnelle de la croix latine et réalisé dans une pierre volcanique devenue noirâtre avec les années, cet édifice comporte une façade plate et dépourvue de porche. À l'intérieur de la chapelle, des panneaux rampants revêtus de tapa de style géométrique noir et blanc dissimulent pannes et toitures. Pas très loin de la chapelle, se trouve le cimetière de Lano, construit en 1929.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Mikaele Tui (1956-2023), journaliste, chef coutumier et fonctionnaire, né à Alele.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Entries for NUKU.1 [FJ] Earth, land », sur pollex.shh.mpg.de (consulté le )
- ↑ Sophie Chave-Dartoen, Royauté, chefferie et monde socio-cosmique à Wallis ('Uvea) : Dynamiques sociales et pérennité des institutions, pacific-credo Publications, , 318 p. (ISBN 978-2-9563981-7-2, lire en ligne), p. 158
- ↑ « Inspection coutumière à Wallis : l'igname, "le tubercule par excellence" », sur Wallis-et-Futuna la 1ère, (consulté le )
- ↑ Titre V de la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité
- ↑ pour les années 2008, 2013, 2018 et 2023
