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Auzia

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Auzia
Image illustrative de l’article Auzia
Localisation
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
wilaya Bouira
Coordonnées 36° 08′ 50″ nord, 3° 41′ 26″ est
Géolocalisation sur la carte : Algérie
(Voir situation sur carte : Algérie)
Auzia
Auzia

Auzia, actuelle Sour El Ghozlane, est une ancienne ville de l’Antiquité située dans le centre de l’actuelle Algérie. Implantée dans la partie orientale de la Maurétanie césarienne, elle est attestée par plusieurs auteurs antiques et par une documentation épigraphique abondante. Le site est décrit comme un carrefour de communications à proximité des dispositifs de frontière (limes) et a conservé une forte composante militaire, tout en ayant accédé à des statuts municipaux (municipe puis colonie) à l’époque romaine. La ville moderne ayant recouvert l’essentiel de la cité antique, les descriptions, relevés et plans des XIXe siècle et XXe siècle siècles jouent un rôle important pour la restitution du site.

Attestations antiques et identification

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Auzia est fréquemment mentionnée par les auteurs anciens[1],[2]. Josèphe, dans ses Antiquités judaïques, fait référence, selon Ménandre, à une ville appelée Auza ; Ptolémée l'appelle Auzéa, Auzougûia, ou Auzina (Auxia) ; l'itinéraire d'Antonin mentionne Auza. Tacite, dans ses Annales[3], désigne Auzea comme un « castellum semiruptum, vastis circum saltibus clausum »[4],[5]

Topographie et rôle stratégique

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Auzia occupait une position stratégique importante dans la partie orientale de la Maurétanie césarienne, caractérisée par des reliefs marqués et une altitude notable, et longtemps décrite comme fortement boisée. La ville se trouvait sur un plateau disséqué, bordé par deux oueds et encaissé entre deux chaînons montagneux du Titteri. Auzia, nichée au cœur de ces collines, contrôlait une des voies vers les hautes plaines entre le Sersou et le Hodna, vers le sud. Un des deux oueds qui coulent près de la ville, l'Oued Lekhal, se jette dans l'oued Sahel, qui se prolonge jusqu'à la mer par la Soummam. Auzia se trouvait sur l'une des rares routes naturelles reliant la mer à la steppe. L'importance stratégique du site dépassait probablement sa valeur économique, voire agricole[6]. Dans l'arrière-pays, É.-F. Gautier signale que la route moderne entre Berrouaghia et Aumale suit l'emplacement d'une voie romaine, jalonnée notamment par Auzia (Aumale) et Rapidi (Sour Djouab), où des bornes milliaires sont observées[7].

Réseaux, économie et environnement régional

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Auzia fut une cité importante de la Maurétanie césarienne[8],[9], située au bord d'une vaste plaine fertile et bien exploitée dans l'Antiquité, abondante en pâturages, sources et oliviers. Au XIXe siècle, la plaine environnante était parsemée de bazinas et de vestiges protohistoriques[10],[11]. Bien que les traces numides dans la région soient décrites comme minces, quelques pièces de monnaie ont été découvertes aux environs de Bouira et de Sour el Ghozlane[12].

Auzia parmi les villes romaines d'Algérie

Nœud de communications, numismatique et premières phases romaines

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Le site commandait un point stratégique remarquable, étant le nœud de communications dans l'Est de la Maurétanie[13]. D'Auzia, on pouvait aisément rejoindre à l'ouest le Chélif (par Rapidum), au nord Rusguniae, au nord-est Saldae par la vallée de la Soummam, à l'est Sétif, au sud-est Zabi par Tatilti et Aras, ou encore au sud Aïn Grimidi et le limes sévérien. La série numismatique est continue à partir de Juba II ; cette continuité a conduit certains auteurs à proposer qu’Auzia ait d’abord été une ville maurétanienne d’une certaine importance. En 24 apr. J.-C., Tacfarinas fut tué près d'un castellum Auzea, à demi ruiné et entouré de forêts, qu’une partie de la littérature a proposé d’identifier à Auzia[14],[15]. Laporte a estimé qu’une présence romaine dès l’annexion de la province (40 apr. J.-C.) pouvait être envisagée[16].

La série numismatique devient plus fournie sous Domitien. Un trésor fut enfoui à la même époque[17]. Le règne de Domitien a probablement vu une intensification de la pression romaine, pression mise en relation dans la littérature avec une révolte maurétanienne attestée avant 86[18].

Le nom d'Auzia est attesté dans l'épigraphie pour la première fois sur un milliaire daté de 124 trouvé à Rapidum[19] ; toutefois, une forte implantation militaire romaine à Auzia est probablement un peu antérieure. En effet, Rapidum a été promue municipe en 122, et Laporte a souligné qu’il était peu probable qu’une simple étape ait été occupée avant la ville principale de la région[20]. Il existe d'ailleurs sur le site même plusieurs indices dans ce sens[21]

Statuts civiques, garnison et vie municipale

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Après cette promotion municipale, probablement située au début du règne d'Hadrien, Auzia franchit un deuxième échelon pour devenir une colonie Septimia Aurelia, correspondant aux années 119 à 211[22]. Il reste cependant difficile de déterminer s'il s'agissait d'une simple colonie honorifique ou d'une déduction véritable. Auzia devint le lieu de garnison de la Cohors I Aelia Singularium[23]. Ceci attira une population civile, concubines, enfants, commerçants et vivandiers. Probablement sous Marc Aurèle, et avant 176[21], cette agglomération obtint le statut de municipe de droit latin, car la série des prénoms et des gentilices montre par la suite une ascension continue des notables à la citoyenneté romaine.

La prospérité croissante connut des alertes. En 184, sous Commode, on procéda dans la campagne voisine à la construction et à la restauration de turres destinées à assurer la sécurité des habitants de la province[24]. Une inscription attribuée à ce programme (AE 1902, 220) mentionne que Commode, « soucieux de la sécurité de ses provinciaux », fit établir des tours nouvelles et réparer les anciennes (turres novas instituit et veteres refecit)[25]. De nombreuses inscriptions de la fin du IIe siècle au début du IVe siècle permettent de dresser une vue saisissante de l'organisation de la vie municipale, dans laquelle chevaliers et anciens militaires jouaient un grand rôle. Dans cette vie civique, une inscription d'Auzia (CIL VIII, 9052) est parfois citée comme indice de pratiques de fondation et d'économie de crédit : des sommes y sont indiquées comme « placées à intérêt » (fenerantur), dont le produit devait financer des usages civiques périodiques[26].

En 197, les habitants d'Auzia élevèrent une dédicace au procurateur de Césarienne C. Octavius Pudens. Une inscription honorifique (CIL VIII 9049 = ILS 1357) présente ce procurateur comme « praeses incomparable », loué pour son innocence et ses vertus, et attribue explicitement la dédicace aux Auzienses[27]. Après un « recensement » de la province en 198[28], le territoire romain s'agrandit avec la création d'une nova praetentura au sud du Titteri[29]. À cette occasion, Auzia fut élevée au rang de colonie grâce au même procurateur, auquel la ville garda une reconnaissance signalée. Elle prit le nom de Colonia Septimia Aurelia Auziensium[30].

Par ailleurs, l’épigraphie locale conserve plusieurs dédicaces d’hommage au pouvoir impérial : une inscription (AE 1964, 229) conserve notamment une titulature de Macrin et de Diaduménien[31], tandis qu’une inscription honorifique (CIL VIII 9030) associe Septime Sévère, Caracalla, Geta et Julia Domna, dans un contexte mentionnant un flamine perpétuel et un procurateur[32]. Ces documents sont généralement mobilisés pour illustrer la place des élites municipales, du culte impérial et des relations administratives dans la colonie.

Troubles du IIIe siècle siècle et lectures épigraphiques

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Contrairement à la petite bourgade de Rapidum, qui fut évacuée par la troupe[33], Auzia conserva sa garnison, la cohors I Aelia singularium, qui fut même renforcée dès avant 227 par des pedites et equites Mauri, une vexillatio equitum maurorum. En effet, même si elle n'était plus une ville frontière, la ville présentait toujours un intérêt stratégique important dans la répression des tribus qui habitaient à l'intérieur du limes, notamment les Quinquegentanei, habitants du massif de Grande Kabylie. Au IIIe siècle, les tensions se sont intensifiées avec les montagnards maures, qui se sont rebellés à plusieurs reprises, probablement en réponse à l'accroissement de la pression romaine[34],[35]. À propos des dédicaces d'Auzia souvent mobilisées pour ces troubles, Février distingue explicitement celles de P. Aelius Primianus (datée de 255 par l'année provinciale) et de Q. Gargilius Martialis (datée de 260), et souligne que la rhétorique épigraphique et les titres invitent à éviter des déductions trop directes à partir de ces seuls textes[36].

L'épigraphie est aussi mobilisée pour évoquer des opérations militaires : une inscription (AE 1966, 597) dédiée au Génie de la province et à la Fortune de la colonie, mentionne des « affaires heureusement menées » contre une foule « désespérée » et une faction, et nomme le procurateur/praeses Titus Licinius Hierocles[37]. La prudence de lecture rappelée par Février n’empêche pas l’usage de ces inscriptions comme jalons documentaires, à condition de distinguer le texte et l’interprétation.

À la même époque, un trésor fut enfoui, signe d'une grave crise, à Aïn Bessem[38]. Entre 253 et 256, fut célébrée la défaite des insurgés de la région, les Fraxinenses.

Malgré les difficultés, la vie urbaine subsistait. Les nécropoles ont livré une série continue d'inscriptions funéraires datées entre 224 et 270. La dernière est datée de 269 à Auzia et de 270 à Aïn Bessem[39]. Un hiatus d'environ vingt ans dans l'épigraphie locale est l'un des indices utilisés pour restituer des troubles sous Aurélien et/ou Probus. Ces troubles amenèrent la destruction de Rapidum sa voisine, et l'abandon de ce site pendant une vingtaine d'années[40]. En 290, on reconstruisit à Auzia un pont détruit par la guerre[41]. Malgré les victoires dont se targuait le praeses de Césarienne Aurelius Litua (290–293), les Quinquegentanei étaient décrits comme menaçants, au point que l'empereur Maximien vint en Afrique en 297[42]. Peu d'années plus tard, la ville devint le siège d'un limes, confié à un praepositus limitis Audiensis ; le premier est attesté à Auzia même par une inscription datée de 301. La reprise en main militaire se doubla d'un renouveau de la société civile : des inscriptions redeviennent datées de l'ère provinciale, et l’on en compte plusieurs entre 290 et 312.

Antiquité tardive, christianisme et fin de l’occupation

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La renaissance eut vite ses limites. Les circonstances redevinrent difficiles. Vers 337-340, la province de Maurétanie césarienne fut secouée par des révoltes indigènes, attestées en divers points. La révolte dirigée par Firmus contre le gouverneur Romanus (vers 365) met en avant l'importance d'Auzia comme centre névralgique : Théodose, envoyé pour réprimer l'insurrection, affronta Firmus à plusieurs reprises à Auzia, la première fois en subissant une défaite avant de reconquérir la ville. Malgré des revers temporaires, Auzia resta au centre des enjeux militaires jusqu'à la conclusion de la guerre dans la Maurétanie sétifienne[43]. L'utilisation du terme « castellum » dans certaines sources tardives est parfois rapprochée d’un déclin de la vie civile au profit d'une fonction militaire, conforme au rôle de la ville comme centre d'un limes dans la Notitia dignitatum[44]. Le rapprochement avec l’abandon probable de Rapidum (suggéré notamment à partir du silence de la numismatique locale) a parfois été évoqué[45] ; une telle relation reste toutefois dépendante de la reconstitution d’ensemble proposée par les auteurs.

Aucun évêque à Auzia n'est connu avec certitude. Bien qu'on ait suggéré la présence d'un Donatus episcopus Buzensis[46] à la Conférence de Carthage de 411, cette hypothèse est contestée. Les découvertes archéologiques à Auzia même ne confirment pas de manière concluante une présence chrétienne ; des preuves se trouvent principalement dans les zones rurales. Le diocèse d'Auzia a été rétabli en 1594 en tant qu'évêché titulaire catholique latin (rang épiscopal), supprimé en 1913, restauré en 1933 et ensuite généralement pourvu[47].

Épigraphie juive

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La présence de Juifs isolés à Auzia est attestée par l'épigraphie. Monceaux signale la ville parmi des localités de l'intérieur où certaines épitaphes ne sont identifiables comme juives que par l'ethnique Judeus ou Judea, les formules et la mise en page pouvant être proches des usages funéraires locaux[48].

La réoccupation byzantine, confinée au nord à des escales sur la côte maurétanienne, fut plus significative dans le sud, s'étendant du sud de la Numidie jusqu'au Hodna, avec l'occupation de M'Sila et Zabi Iustiniana[49]. M'Sila (MSila) se trouve à environ 100 km de la région d'Auzia, suscitant des interrogations sur le possible aménagement du « fort hexagonal »[50],[51],[52] situé à une vingtaine de kilomètres au nord d'Auzia.

Abandon, toponymie et redécouvertes

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Auzia fut abandonnée à une date inconnue et ses ruines furent nommées Sour el Ghozlane (« mur des gazelles »), attesté dès le XIIe siècle[53]. Surmontées d'un petit bordj turc tardif, elles restèrent décrites comme largement visibles jusqu'à l'installation d'une garnison française au milieu du XIXe siècle. Depuis lors, la ville moderne a recouvert la cité antique, dont il ne reste presque rien en élévation, et la documentation ancienne joue un rôle important pour la restitution.

Description du site

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Auzia se trouve à 875 m d'altitude, dans un creux entre deux contreforts du Titteri. La ville antique occupait un long plateau formant éperon barré au confluent de deux oueds descendant du Djebel Dira, qui culmine à 1 810 m[54]. L'espace disponible était grossièrement triangulaire, avec une longueur d'environ 1 000 m, une largeur d'environ 400 m au sud et un angle assez aigu au nord. Quatre plans du site échelonnés dans le temps permettent de restituer le plan de la ville antique et de retracer sa disparition progressive sous la ville moderne[55]. L'emplacement choisi par les Romains pour établir Auzia était décrit comme stratégiquement favorable : au pied du mont Dira (1 810 m), il contrôlait le passage vers le sud et surveillait des secteurs vers le nord et l’est. À l’ouest, des tours le long de la voie séparant Rapidi d'Auzia sont signalées par la littérature du début du XXe siècle[56].

Un plan de 1843 donne un précieux état de la ville antique telle que la découvrirent les militaires français, dominée par les ruines du bordj turc, encore entourée en partie de son enceinte antique. Il indique quatre portes, au nord, à l'ouest, vers l'angle sud-ouest et à l'est, à proximité de l'oued Lekhal. Cette indication cartographique est confirmée par les textes de De Caussade[57]. De chacune de ces portes partaient des rues, esquissées sur le plan de 1843. Dans la ville, on reconnaissait le plan de maisons entières.

Autant qu'on puisse en juger sur des plans à petite échelle et assez approximatifs, la muraille devait mesurer environ 1 200 m de pourtour. En 1843, la description suivante a été donnée[57] :

« L'enceinte se composait d'un mur formé de huit assises de belles pierres de taille superposées sans emploi de ciment. Cependant, les pierres des assises inférieures paraissent avoir été jointes par des liens de métal, dont il ne reste plus aucun vestige. L'ensemble de cette muraille dessine une chaîne de tours carrées, ou plutôt de moitiés de tours, de quatre mètres de face, jointes par des courtines de vingt et un mètres. Elle existe encore sur presque tout le pourtour de la ville, s'élevant parfois à un ou deux mètres. Un fragment, qui a conservé toute sa hauteur, atteint environ cinq mètres »

.

Dans d'autres notes de même date, on indiquait que :

« cette muraille, épaisse de 0,68 m, dessinait une chaîne de tours rectangulaires, de quatre mètres de long, ouvertes à l'intérieur et jointes par des courtines de vingt et un mètres. La régularité de cette disposition, la beauté et l'uniformité des blocs de pierre dont la muraille était construite donnent une grande idée de ce travail. Ces pierres rectangulaires sont disposées par assises de 0,62 m ou de 0,78 m de hauteur ; leur longueur varie de 0,68 à 1,36 mètres. Elles sont superposées sans emploi de ciment, mais les pierres des assises inférieures étaient jointes par des liens de métal dont il ne reste aucun vestige »

Gsell a noté que l'enceinte enfermait un espace d'une largeur de 300 à 400 m sur une longueur d'environ 800 m. Lisant un autre plan levé en 1847, on distingue deux parties 10 m de côté[58]:

« La première partie au sud et à l'ouest était composée de vingt-deux bastions dont deux de faibles dimensions et un redan, la seconde à l'est ne comprenait que six bastions ; tous, sauf les deux petits, avaient dix mètres de côté, dix mètres de front, et couvraient avec les courtines pour la première portion une longueur de 660 et pour la deuxième de 220 mètres »

Le trait le plus frappant de cette enceinte est le nombre des bastions, probablement plus de 70[59], multiplication qui est telle qu'elle n'entre dans aucune classification moderne des fortifications urbaines antiques, ce qui pose un problème de datation. Pour Gsell, « il ne serait pas impossible qu'elle fût d'assez basse époque »[60]. L'examen des plans de la ville antique et la découverte des dessins de De Caussade amènent Laporte à envisager qu'il puisse s'agir d'une muraille plus ancienne (Ier siècle ou début IIe siècle)[61].

Destin du site durant la colonisation française

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La place forte d'Auzia avait été jugée importante dans l'Antiquité, comme en témoignent les vestiges de voies romaines[62]. Sous la domination byzantine, des matériaux du Capitole auraient été remployés pour renforcer des remparts, et le site présentait d'abondantes ruines au XVIIIe siècle[63]. En 1843, une expédition militaire française explore ces ruines et décrit notamment un fort turc délabré construit à partir d'antiquités ; érigé à partir de spolia, il est resté debout jusqu’en 1840, date à laquelle il a été détruit pour faire place à une école[64][65].

Les autorités françaises identifient l'importance stratégique du site pour le contrôle d’un axe entre Médéa et Sétif[66]. Ce n'est toutefois qu'en 1846 qu’un poste militaire permanent est établi sur les ruines d'Auzia et de Sour-Ghozlane, rebaptisée Aumale[67]. Les travaux de construction utilisent du bois et des blocs de pierre, dont certains proviennent des ruines d'Auzia[68]. Dès 1863, Berbrugger souligne que « les ruines d'Auzia étaient assez bien conservées, avant que la construction d'Aumale en eût effacé jusqu'aux moindres traces »[69].

En 1855, le site devient chef-lieu de subdivision militaire. Les ruines romaines sont recouvertes ou disparaissent en fournissant des matériaux pour les constructions modernes, tandis que les environs offrent du calcaire pour les fours[70]. Des matériaux sont extraits de sites voisins lors d'explorations, notamment à Rapidum. Au cours du processus de construction, dans les années 1860, d'anciens cimetières sont recouverts[71], et des prisonniers indigènes sont employés pour aider à déblayer le site[72]. À la fin des années 1870, des entrepreneurs extraient encore des blocs, et des puits, citernes et autres antiquités sont mis au jour[73].

Peu d'antiquités sont préservées lors de la construction de la ville française. Le Génie découvre par hasard une mosaïque de Léda et le Cygne dans le camp des spahis en 1853, que Berbrugger souhaite transporter à Alger[74]. Le colonel Eix fait transporter des antiquités sur l'Esplanade d'Isly ; certaines sont intégrées dans un petit musée en 1912, tardivement, et Parrès souligne que « la plupart des monuments avaient été abandonnés ou détruits lors de la construction de la ville »[75].

Mosaïque des Saisons et des Néréides

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La mosaïque des Saisons et des Néréïdes fut découverte le [76]. Mercier rapporte des conditions de conservation difficiles jusqu'en 1862[77]. Elle fut reproduite en couleurs et au trait[78]. En 1852, les deux panneaux les mieux conservés (l'Hiver et une Néréide) furent enlevés et donnés au Musée d'Alger[79]. Les quatre panneaux rectangulaires subsistants (A, B, C, D) sont généralement décrits comme suit :

  • Panneau A : l'Hiver, avec des manques limités ; Berbrugger décrit un personnage portant un hoyau et tenant deux canards, évoluant dans un marais entouré de joncs[80].
  • Panneau B : Néréide sur monstre marin ; le panneau a été restauré au XIXe siècle et certaines recompositions sont jugées maladroites.
  • Panneau C : non conservé ; une scène associée (taureau et figure féminine) était signalée sur les dessins anciens.
  • Panneau D : Néréide sur monstre marin ; le dessin du capitaine André indique des lacunes.

Les quatre panneaux subsistants ne permettent pas, selon Laporte[81], de reconstituer avec certitude le plan complet de la mosaïque ni d'identifier le type d'édifice. Une restitution simple conduit à une pièce d’environ 6,25 m sur 3,75 m, avec Saisons aux angles et panneaux de Néréides sur les côtés, et un panneau central hypothétique.

Au vu du style des panneaux du musée d'Alger, la datation de cette mosaïque à la fin du IIIe siècle ou au début du IVe siècle est soutenue par Parrish[82] et Wattel-de Croizant[83].

Auzia conserve de nombreux vestiges antiques signalés par la tradition érudite et la documentation descriptive, dont des éléments de fortification et des inscriptions remployées ou conservées in situ. Dans l’usage local, trois accès sont parfois désignés sous des noms tels que Bab El-Gourt, Bab El-Sbitar et Bab El-Cheuyir ; le square de l'hôpital est également signalé comme espace présentant des inscriptions latines sur de grosses pierres calcaires.

D’après des informations relayées par la presse, l’enceinte visible aujourd’hui correspond à un système défensif à forte composante coloniale, établi entre 1846 et 1862, en pierre de taille, en partie sur le tracé et/ou au contact de segments plus anciens[84]. Selon les chiffres rapportés par cette source, la muraille présente un développement d’environ 3 km, une hauteur comprise entre 5 m et 10 m et un dispositif comprenant 17 bastions ainsi que des meurtrières espacées[84].

Trois portes principales sont associées à cette enceinte : la porte d’Alger, la porte de Sétif et la porte de Boussaâda[84]. Les dénominations locales mentionnées dans la littérature descriptive peuvent renvoyer à des usages toponymiques contemporains, tandis que les sources administratives et de presse emploient des appellations directionnelles (Alger/Sétif/Boussaâda)[84].

Restaurations et protection patrimoniale

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Selon les informations relayées par la presse, des actions de sauvegarde et de restauration portent spécifiquement sur les portes de la muraille. Les travaux de restauration des trois portes sont signalés comme lancés à partir de la fin du mois d’août 2022, en commençant par la porte d’Alger[84]. La même source précise que la muraille a fait l’objet d’une restauration antérieure achevée en 2015, et indique que la muraille et ses portes ont été inscrites en 2009 à l’inventaire supplémentaire de la wilaya de Bouira, leur état de dégradation ayant motivé des interventions programmées[84].

Découvertes récentes et vulnérabilités

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En juin 2022, une nécropole antique a été signalée dans un chantier de logements situé en plein centre urbain de Sour El Ghozlane. D’après les premiers constats relayés par la presse, l’ensemble pourrait correspondre à une nécropole d’époque romaine tardive, comprenant plusieurs types de sépultures (sous tuiles, sous jarres, sous dalles et en pleine terre), l’attribution restant à confirmer par des fouilles archéologiques[85]. La même source fait état de dégradations et rapporte que la Direction de la culture de Bouira a transmis un rapport au ministère compétent, demandé l’arrêt des travaux et évoqué l’intervention attendue d’une équipe spécialisée du Centre national de recherche en archéologie (CNRA)[85].

Inventaire synthétique des vestiges (source institutionnelle)

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Une présentation institutionnelle de Sour El Ghozlane recense plusieurs composantes patrimoniales associées à l’antique Auzia : la muraille et ses portes, des restes de cimetière romain, l’emplacement d’un amphithéâtre romain, des pierres tombales romaines, ainsi qu’un aqueduc romain situé à environ 2 km du centre-ville, au lieu-dit Bel Akouas[86].

Approches universitaires récentes

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Un mémoire de master déposé au sein du dépôt institutionnel de l’Université Mouloud Mammeri (UMMTO) aborde Sour El Ghozlane sous l’angle de la mise en valeur et de la réhabilitation de patrimoines fortifiés et militaires, en soulignant l’intérêt architectural et historique d’ensembles hérités, mais aussi leur vulnérabilité face à la dégradation[87].

Références dans les bases de données

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Le site d’Auzia (actuelle Sour El Ghozlane) est indexé dans plusieurs bases de données épigraphiques et prosopographiques, utiles pour le repérage des inscriptions et des lieux antiques (renvois CIL/ILS/AE, liens croisés entre bases).

  • EDH (Epigraphische Datenbank Heidelberg) : entrée-lieu Auzia – Sour el Ghozlane (G013707)[88].
  • Trismegistos : entrée-lieu Auzia (Sour el-Ghozlane) (Place 20331)[89].
  • EDCS (Epigraphik-Datenbank Clauss/Slaby) : inscriptions indexées, notamment :
    • EDCS-23200022 = CIL VIII 9014 (dédicace au dieu Auzius)[90].
    • EDCS-55300297 = CIL VIII 9062 = ILS 5590 (mention d’un macellum et de travaux publics)[91].

Inscriptions EDH rattachées à l’entrée-lieu (sélection)

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D’après l’entrée-lieu EDH G013707, des inscriptions rattachées à Auzia – Sour el Ghozlane incluent notamment : HD002490, HD008895, HD016156, HD016751, HD023140, HD032202, HD033316[88].

Bibliographie

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  • Jean-Jacques Parrès, Étude historique sur la ville d’Aumale, depuis sa fondation jusqu’à nos jours, Alger,
  • J.-P. Laporte, Rapidum, Le camp de la cohorte des Sardes en Maurétanie césarienne,
  • J.-P. Laporte, « Notes sur Auzia (Sour el Ghozlane, ex-Aumale), en Maurétanie césarienne », Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France,‎ , p. 300-317 (lire en ligne)
  • É.-F. Gautier, « Entre Berrouaghia et Aumale », Annales de Géographie, vol. 19, no 105,‎ , p. 245-246
  • P.-A. Février, « À propos des troubles de Maurétanie (Villes et conflits du IIIe s.) », Zeitschrift Für Papyrologie Und Epigraphik, vol. 43,‎ , p. 143-148
  • Paul Monceaux, « Enquêtes sur l'épigraphie chrétienne d'Afrique », Revue archéologique,‎
  • S. Mrozek, Le fonctionnement des fondations et économie de crédit,

Notes et références

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  1. Revue Africaine, no 54, 1865, p. 26.
  2. La notice du Brill's New Pauly Online indique : Auzia (Αὐζία; Auzía) est une ville en Maurétanie Césarienne, située à 124 km au sud-est d'Alger, correspondant aujourd'hui à Aumale ou Sour el-Ghozlane. Ptolémée (4,2,7) et l'Itinéraire d'Antonin (30,6) la mentionnent sous le nom d'Auza, tandis qu'Ammien Marcellin (29,5,44; 49) l'appelle Audiense castellum. Bien qu'il soit peu probable qu'elle soit identique à l'Aûza mentionnée par Ménandre d'Éphèse (FGrH 783 F 3), elle l'est probablement avec le castellum... cui nomen Auzea mentionné par Tacite (Annales 4,25,1). Auzia était un important carrefour routier près du limes maurétanien (Notitia Dignitatum occ. 30,17 mentionne un praepositus limitis Audiensis). La ville était un municipe dès la fin du IIe siècle après J.-C. au plus tard (CIL VIII 2, 9046), et une colonie depuis Septime Sévère (CIL VIII 2, 9062). Un dieu appelé Auzius était vénéré comme le génie et le protecteur de la colonie (CIL VIII 2, 9014). Des inscriptions sont disponibles : CIL VIII 2, 9014-9177 ; Supplément 3, 20735-20815 ; AE 1966, 183, no 597.
  3. Tacitus, IV, 25.
  4. « Castellum semiruptum » renvoie à un petit fort partiellement en ruines ; « vastis circum saltibus clausum » indique qu'il est entouré de vastes forêts.
  5. L. Jacquot, « Rapport sur les recherches faites aux ruines de Sour-Ghouzlan (province de Titeri) », Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province de Constantine, 1893, p. 114.
  6. Lassère Jean-Marie, « La Colonia Septimia Aurelia Auziensium : histoire institutionnelle et onomastique », Ktèma, no 6, 1981, p. 317-331.
  7. É.-F. Gautier, « Entre Berrouaghia et Aumale », Annales de Géographie, vol. 19, no 105, 1910, p. 245-246.
  8. S. Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie, 1911, f. XIV, no 45.
  9. Parrès 1912, p. 1-31:période romaine.
  10. E. Mercier, Revue africaine, XVIII, 1874, p. 78-79.
  11. Un certain nombre de ces vestiges sont postérieurs à la période romaine proprement dite, entre autres le cercle de pierres d'Ain Tamda, cf. Laporte 1989, p. 162-164.
  12. A. Lefèvre, « Quelques remarques sur les monnaies anciennes de la région d'Aumale », Revue africaine, t. 68, 1927, p. 262.
  13. R. Cagnat, Armée romaine d'Afrique, 1913, p. 609-610.
  14. J. Desanges, « Les territoires gétules de Juba II », R.E.A., 66, 1964, p. 37.
  15. Pour un cadre historique général, voir N. Bibesco, « Les Kabyles du Djurdjura : III. La Kabylie au temps des Romains », Revue des Deux Mondes, 1865, p. 862-897.
  16. Laporte 1999, p. 300.
  17. P. Salama, « Les déplacements successifs du limes en Maurétanie césarienne », dans Akten des XI. internationalen Limes Kongress, Budapest, 1976, p. 582.
  18. I.L.S. 9200, 11.7-9.
  19. Laporte 1989, p. 208.
  20. Laporte 1999, p. 301.
  21. a et b Laporte 1999, p. 301.
  22. Gascou 1979, p. 192.
  23. P. A. Holder, « Auxiliary Units Entitled Aelia », Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik, 122, 1998, p. 253–262 ; ainsi que CIL VIII 9047, 9054, 9055, 9058.
  24. Laporte 1989, p. 20 et 220-221.
  25. EDH, notice HD032202 : AE 1902, 0220 (Auzia – Sour el Ghozlane), inscription mentionnant l’établissement et la réfection de turres sous Commode.
  26. S. Mrozek, Le fonctionnement des fondations et économie de crédit, 2000 (discussion d’Auzia, CIL VIII, 9052 et du terme fenerantur).
  27. EDH, notice HD033316 : CIL VIII 09049 = ILS 1357 (Auzia – Sour el Ghozlane), inscription honorifique à C. Octavius Pudens Caesius Honoratus.
  28. R. M. Haywood, « The African Policy of Septimius Severus », TAPA, 71, 1940, p. 179.
  29. M. Christol, « L'œuvre de C. Octavius Pudens Caesius Honoratus en Maurétanie Césarienne », Africa romana, X, 1992 (1994), p. 1141-1152.
  30. Laporte 1989, p. 302 ; voir aussi J. Gascou, « P. Iulius Liberalis… et la date du statut colonial de Thysdrus », Antiquités africaines, XIV, 1979, p. 192.
  31. EDH, notice HD016156 : AE 1964, 0229 (Auzia – Sour el Ghozlane), inscription à Macrin et Diaduménien.
  32. EDH, notice HD008895 : CIL VIII 09030 (Auzia – Sour el Ghozlane), inscription honorifique à la dynastie sévérienne (200–201).
  33. Laporte 1989, p. 20-21.
  34. Lettre de Choisnet à Tissot, Bulletin de correspondance africaine, 1885, p. 115.
  35. P.-A. Février, « À propos des troubles de Maurétanie (Villes et conflits du IIIe s.) », Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik, 43, 1981, p. 143-148.
  36. P.-A. Février, art. cit., p. 146-147.
  37. EDH, notice HD016751 : AE 1966, 0597 (Auzia – Sour el Ghozlane), dédicace au Génie de la province et à la Fortune de la colonie, mentionnant T. Licinius Hierocles.
  38. P. Salama, « Vues nouvelles sur l’insurrection maurétanienne dite de 253. Le dossier numismatique », dans L’armée et les faits militaires, IVe Colloque international d’histoire et d’archéologie de l’Afrique du Nord (Strasbourg 1988), 1991, p. 468.
  39. CIL VIII, 20805 ; CIL VIII, 20825.
  40. Laporte 1989, p. 23-24, 32-36 et 239-241.
  41. CIL VIII, 9041.
  42. R. Rebuffat, « Maximien en Afrique », Klio, 74, 1992, p. 371-379.
  43. L. Jacquot, art. cit., 1893, p. 115-116.
  44. Notitia Dignitatum, Occ., XXX, 17.
  45. Laporte 1989, p. 28 et 195.
  46. A. Toulotte, Géographie de l'Afrique chrétienne, vol. 1, 1894, p. 125.
  47. Annuario Pontificio, 1936, p. 323.
  48. Paul Monceaux, « Enquêtes sur l'épigraphie chrétienne d'Afrique », Revue archéologique, 1904 (passages sur les inscriptions juives, dont Auzia).
  49. CIL VIII, 8805.
  50. G. Béchon de Caussade, Notice sur les traces de l'occupation romaine dans la province d'Alger, 1851, p. 242.
  51. Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie, 1911, feuille XIV, nos 28 et 29.
  52. A. Robert, « Notes sur les ruines de Castellum-Auziense (Aïn-Bessem) », Recueil de Notices et Mémoires de la Société archéologique du Département de Constantine, no 4, 6, 1903, p. 49 sq.
  53. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, trad. De Slane, t. I, p. 90 et 103.
  54. Les oueds Hidria (ou Souagui) et Lekhal (« la rivière noire »). L'oued Lekhal prend sa source au Guergour Dirah. Après Auzia, il est appelé oued Djemaa, puis, près de Bouira, oued ed Dous, et oued Sahel aux abords de Beni Mansour, avant de devenir l'oued Soummam depuis Akbou jusqu'à son embouchure près de Bougie (Saldae).
  55. Laporte 1999, p. 307.
  56. M. A. Robert, « Auzia — Place forte », Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province de Constantine, 1901, p. 139.
  57. a et b G. Béchon de Caussade, Notice sur l'occupation romaine de la province d'Alger, dans Mémoires de la Société archéologique de l'Orléanais, t. I, 1851, p. 245.
  58. Parrès 1912, p. 7-8.
  59. M. A. Robert, art. cit., 1901, p. 137.
  60. Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie, 1911, f. XIV, No 105.
  61. Laporte 1999, p. 307.
  62. G. Bourjade, Notes chronologiques pour servir à l’histoire de l’occupation française dans la région d’Aumale, 1846–1887, Alger, 1891, p. 9.
  63. J. E. Hebenstreit, « Voyage à Alger, Tunis et Tripoli… (1732) », dans Nouvelles Annales des Voyages, Paris, 1830, p. 45.
  64. Parrès 1912, p. 33.
  65. A. Robert, « Auzia, place forte », art. cit., 1901, p. 135.
  66. F.-C. du Barail, Mes souvenirs, I, Paris, 1897, p. 260–270.
  67. L. Piesse, Itinéraire historique et descriptif de l’Algérie, Paris, 1862, p. 162–163.
  68. Parrès 1912, p. 13.
  69. A. Berbrugger, « Épigraphie d'Auzia (Aumale) », Revue africaine, t. 7, 1863, p. 37.
  70. J. Barbier, Itinéraire historique et descriptif de l’Algérie, Paris, 1855, p. 166–167.
  71. G. Mercier, « Auzia (Aumale), épigraphie, numismatique, etc. », Revue africaine, XII, 1868, p. 94.
  72. Mercier 1868, p. 92.
  73. Parrès 1912, p. 24.
  74. Mercier 1868, p. 98-99.
  75. Parrès 1912, p. 58.
  76. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province de Constantine, vol. 7, 1893, « Note sur une mosaïque découverte à Auzia », p. 120.
  77. G. Mercier, « Note sur la mosaïque de Léda trouvée à Aumale (Auzia) », Revue africaine, 1870.
  78. Bibliothèque de la Sorbonne, ms. 454 (2), fol. 70-76 et 93-94.
  79. A. Berbrugger, Bibliothèque-musée d'Alger : livret explicatif…, 1860, p. 102 sq.
  80. J.-P. Darmon & S. Gozlan, « Une tige végétale dans la mosaïque africaine : millet ou roseau ? », Antiquités africaines, 52, 2016.
  81. Laporte 1999, p. 315.
  82. D. Parrish, Season mosaics of Roman North Africa, 1984, p. 101.
  83. O. Wattel-de Croizant, Les mosaïques représentant le mythe d'Europe (Ier–VIe siècles)…, 1995.
  84. a b c d e et f « Portes de la muraille de l’antique ville de Sour El Ghouzlane : les travaux de restauration commencent », sur Le Jour d’Algérie, (consulté le )
  85. a et b Omar Arbane, « Sour El Ghozlane (Bouira) : Une antique nécropole en proie à la destruction », sur El Watan, (consulté le )
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  89. (en) « Trismegistos – Place 20331 : Auzia (Sour el-Ghozlane) », sur Trismegistos (consulté le )
  90. (en) « EDCS-23200022 (CIL VIII 9014) », sur Epigraphik-Datenbank Clauss/Slaby (EDCS) (consulté le )
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Articles connexes

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Liens externes

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  • G. Camps, « Auzia », Encyclopédie berbère, 8, 1990.