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Calorguen

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Calorguen
Calorguen
Mairie de Calorguen.
Blason de Calorguen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Communauté d'agglomération Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Marcel Robert
2020-2026
Code postal 22100
Code commune 22026
Démographie
Gentilé Calorguennais
Population
municipale
729 hab. (2023 en évolution de +0,14 % par rapport à 2017)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 38″ nord, 2° 01′ 39″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 87 m
Superficie 8,48 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Dinan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lanvallay
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Calorguen
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Calorguen
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Calorguen

Calorguen [kalɔʁgɛ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie

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Le village de Calorguen est situé à 5 km au sud de Dinan. Il est composé d'un bourg et de 29 hameaux. Il est bordé à l'est par la Rance et son canal dont deux écluses sont sur le territoire communal.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, le canal d'Ille et Rance et un autre petit cours d'eau[Carte 1].

La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[1].

Le canal d'Ille-et-Rance est un canal, chenal et un cours d'eau naturel navigable, d'une longueur de 84 km. Il prend sa source dans la commune de Montreuil-sur-Ille et se jette dans l'Ille à Saint-Grégoire, après avoir traversé 25 communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Calorguen[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[6]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 735 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 19 km à vol d'oiseau[9], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Calorguen est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (98 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,3 %), zones agricoles hétérogènes (34,9 %), prairies (5,8 %), zones urbanisées (3,9 %), forêts (1,8 %), mines, décharges et chantiers (0,3 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom est attesté sous les formes suivantes : Karorguen en 1181[18] ou en 1182[19], Ecclesai de Carorguen[19], Carorgon[20] et Carorguen[21] en 1187, Callorguen au XVe siècle[19], Calorien en 1735[19].

Ce nom est issu de l’ancien breton caer (moyen breton car, kar > breton ker) signifiant « maison, ferme, village » et d'un anthroponyme féminin Aourken. Calorguen serait donc « le village de Aourken »[19],[22].

Le nom en gallo de la commune est Calorgen[23].

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Kerorgen[24].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,8 % des toponymes de la commune sont bretons[25].

Le XXe siècle

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Les guerres du XXe siècle

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Le monument aux morts porte les noms de 30 soldats morts pour la Patrie[26] :

Né à Dinan et domicilié à Calorguen, Jean Perquis intègre très rapidement la Résistance FTP. L'objectif majeur en 1944 consistait à faire exfiltrer de la prison de Dinan deux chefs de la Résistance en Ille-et-Vilaine. Le groupe FTP auquel participa Jean Perquis passa à l'action dans la nuit du 11 au 12 avril 1944. L'opération fut un succès inespéré car très risqué[27].

Le 8 mai 1944, il est arrêté à Dinan et incarcéré à la prison Jacques Cartier de Rennes. Jugé et condamné le 30 mai 1944 à la peine de mort, il fut fusillé à 6 h 35 le lendemain au camp de la Maltière, en même temps que ses 9 autres camarades du réseau. Il avait 27 ans.

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 ? Louis Rouxel PS  
mars 2001 2008 Édouard Foustel DVD  
mars 2008 2014 Martine Hinault    
mars 2014 janvier 2016[28] Alain Martin DVD Chef d'entreprise
mars 2016 en cours
(au 31 mai 2020)
Marcel Robert[29],[30]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE Retraité du secteur bancaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
857804821775853904900903918
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
870879896871855869873795788
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
732749699617584590555505516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
507506450497508523610674721
2021 2023 - - - - - - -
729729-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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L'église paroissiale Saint-Hubert.
  • Église Saint-Hubert[33] (1584-1788-1838), elle a été en grande partie reconstruite en 1843, subsistent la porte occidentale datant de 1584 et une porte datant de 1788[34].
  • Manoir de la Ferronnays[35], XVIe siècle, extérieur visitable toute l'année, inscrit à l'inventaire des monuments historiques[36].
  • Manoir de Boutron[37], XVe-XVIe.

Personnalités liées à la commune

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  • Bernard Hinault, coureur cycliste français possédant le plus beau palmarès à ce jour, est désormais agriculteur à Calorguen.

Héraldique

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Blason Blasonnement :
D'azur aux six billettes d'argent ordonnées 3, 2 et 1, au chef de gueules soutenu d'or et chargé de trois annelets du même.

Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  1. « Réseau hydrographique de Calorguen » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Sandre, « La Rance ».
  2. Sandre, « Le canal d'Ille et Rance ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  6. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  7. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  8. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Calorguen et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Dinard », sur la commune de Pleurtuit - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  11. « Station Météo-France « Dinard », sur la commune de Pleurtuit - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  13. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  14. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  15. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dinan », sur insee.fr (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  18. Erwan Vallerie, « Communes bretonnes et paroisses d'Armorique, Page 132, » (consulté le ).
  19. a b c d et e « Etymologie de Calorguen », InfoBretagne (consulté le ).
  20. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 59, Editions Jean-paul Gisserot » (ISBN 2877474828, consulté le ).
  21. Ernest Nègre, « Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1039 » (ISBN 2600001336, consulté le ).
  22. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 76, p. 150
  23. « Calorguen »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), Geobreizh (consulté le )
  24. Office public de la langue bretonne, « Calorguen », sur Kerofis (consulté le )
  25. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 336
  26. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  27. Prigent Alain et Tilly Serge, "Les fusillés et décapités après jugement d'un tribunal militaire allemand (Côtes-du-Nord, 1940-1944)", Les cahiers de la Résistance populaire, mai 2011..
  28. « Des vœux sur fond de démission du maire », Ouest-France, 11 janvier 2016.
  29. « Pays de Dinan. Marcel Robert élu maire de Calorguen », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le ).
  30. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  33. « Eglise paroissiale Saint-Hubert (Calorguen) », sur patrimoine.region-bretagne.fr, (consulté le ).
  34. Couffon, R., « Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier », Bulletins et Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Société d'émulation des Côtes-du-Nord, vol. 70,‎ , p. 67 (lire en ligne).
  35. « Manoir de la Ferronnais (Calorguen) », sur patrimoine.region-bretagne.fr, (consulté le ).
  36. Notice no PA00089048, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Manoir de Boutron (Calorguen) », sur patrimoine.region-bretagne.fr, (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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