Cassandra Pybus
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Université de Sydney North Sydney Girls High School (en) |
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Prix Colin Roderick () Médaille du Centenaire () Membre de l'Australian Academy of the Humanities (d) () |
Cassandra Jean Pybus est une historienne et écrivaine australienne. Ancienne professeure d'histoire à l'université de Sydney, elle est l'autrice de nombreux ouvrages sur l'histoire australienne (et américaine).
Elle a remporté de nombreux prix, dont le prix Colin Roderick Award (1993) et le Prix du Festival d'Adélaïde (non-fiction, 2001) pour son livre controversé The Devil and James McAuley.
Elle est membre de l'Académie australienne des sciences humaines.
Biographie
[modifier | modifier le code]Cassandra Pybus nait le 29 septembre 1947 à Hobart en Tasmanie. Sa mère, Betty Pybus, est une pionnière en matière de santé des femmes[note 1] à Sydney et en Tasmanie[1], elle fait partie des descendants des colonisateurs[2], (6eme génération vivant en Tasmanie)[3]. C. Pybus fait ses études au lycée pour filles de Sydney Nord (en) et obtient son baccalauréat ès arts (avec mention en 1971).
La professeure C. Pybus obtient son doctorat Ph. D (en 1979) en histoire à l'université de Sydney[4]. Elle devient professeure à l' Université Georgetown à Washington DC (USA), à l'Université du Texas (USA) et au King's College de Londres, (GB)[2].
Puis après sa vie hors d'Australie, C. Pybus s'établit à Lower Snug, Hobart, où, selon la philosophe-écrivain Lisbet de Castro Lopo[3], elle « révise ses positions féministes « les femmes peuvent tout faire » en une position plus réfléchie de retranscription de l'histoire de la vie en Tasmanie pour les autochtones et les colonisateurs... ».
Depuis, elle est professeure honoraire de !'université de Sydney pour « ses intérêts [qui] couvrent des domaines aussi variés que l'histoire sociale australienne, l'histoire coloniale en Amérique du Nord, en Asie du Sud-Est, en Afrique et en Australie, l'esclavage et l'histoire du travail, ainsi que l'histoire des Aborigènes de Tasmanie. »[5].
De 1989 à 1994, Pybus est rédactrice en chef de la revue littéraire Island (en). En 1993 elle remporte le prix Colin Roderick (en) pour Gross Moral Turpitude, un réexamen du cas de Sydney Sparkes Orr (en), un universitaire nord-irlandais impliqué dans un scandale établi par une étudiante[6] alors qu'il travaillait à l'université de Tasmanie[7].
En 2000, elle remporte un prix littéraire (en) du festival d'Adélaïde pour The Devil and James McAuley, une biographie du poète James McAuley (en) décrit comme un politicien anti-communiste issu de l'élite australienne instaurant une pratique politique associée une morale d'élite[8],[9]; ce qui suscite une controverse[10].
C. Pybus reçoit la médaille du Centenaire en 2001 pour sa contribution exceptionnelle à la littérature et à l'éducation de la Tasmanie et de l'Australie[11].
En 2020, elle est présélectionnée pour le Prix du livre de "non-fiction" aux Prix littéraires du Queensland (en) pour Truganini (en)[12] et pour le prix Nonfiction aux Indie Book Awards 2021[13], ainsi que pour le Livre biographique de l'année 2021 aux Prix de l'industrie du livre de l'Australie (en) avec ce livre qui retrace la vie de Truganini[14].
Truganini (en), en août 2021, lui fait gagner le Prix de la biographie nationale (en)[15], tandis qu'en novembre de la même année, elle est élue membre de l'Académie australienne des sciences humaines (en)[16].
Publications
[modifier | modifier le code]De Cassandra Pybus (C.P.) :
- 2024 (en) C.P., A Very Secret Trade: The dark story of gentlemen collectors in Tasmania, e-book (présentation en ligne)
- 2020 C.P., Truganini : Voyage à travers l'Apocalypse, Allen & Unwin, 336 p. (présentation en ligne)
- 2015 (en) Kit Candlin et C.P., Enterprising Women: Gender, Race, and Power in the Revolutionary Atlantic, University of Georgia Press, 256 p. (présentation en ligne)
- 2007 (en) Emma Christopher, C.P. et Marcus Rediker (dir.), Many Middle Passages: Forced Migration and the Making of the Modern World : “Bound for Botany Bay: John Martin’s Voyage to Australia”, University of California Press, 274 p. (présentation en ligne), (présentation fr)
- 2006 (en) C.P., Epic Journeys of Freedom: Runaway Slaves of the American Revolution and Their Global Quest for Liberty, Beacon Press (Boston, Mass.), 281 p. (présentation en ligne)[note 2]
- 2006 (en) C.P., Black Founders : The Unknown Story of Australia's First Black Settlers, University of New South Wales Press, 232 p. (présentation en ligne)
- 2002 (en) C.P. et Hamish Maxwell-Stewart (en), American citizens, British slaves : Yankee political prisoners in an Australian penal colony 1839-1850, Michigan State University Press East Lansing, 270 p. (présentation en ligne)[note 3]
- 2001 (en) C.P., Raven Road: A Frank and Funny Tale of Adventure and Discovery in Subarctic Wilderness, University of Queensland Press, Saint Lucia, QLD, Australia — Titre de l'édition australienne de The Woman Who Walked to Russia-
- 2002 (en) C.P., The Woman Who Walked to Russia, Four Walls Eight Windows (N.Y.), 256 p. (présentation en ligne) — Titre de l'édition américaine de Raven Road-[note 4]
- 1999 (en) C.P., The Devil and James McAuley, University of Queensland press, St Lucia, 332 p. (présentation en ligne)
- 1998 (en) C.P., Till Apples Grow on an Orange Tree, University of Queensland Press, St. Lucia, Qld, 240 p. (présentation en ligne) — Essais, roman.
- 1996 (en) C.P., White Rajah : a dynastic intrigue, University of Queensland Press, St. Lucia, Qld, 235 p. (présentation en ligne) — Histoire de 3 Rajahs blanc à Bornéo.
- 1993 (en) C.P., Gross Moral Turpitude: The Orr Case Reconsidered, W. Heinemann Australia, Port Melbourne, Vic, 228 p. (présentation en ligne)
- 1992 (en) C.P., Community of thieves, 198 p. (présentation en ligne) — Histoire de l'extinction-éradication des Nuenone, dont le dernier membre fut Truganini.
Notes et Références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Le centre offrait un service de conseil et d’orientation pour les victimes de viol, ainsi que des informations sur la contraception, l’avortement et le mouvement féministe. Il s’agissait du premier service d’orientation pour l’avortement en Australie, ce qui a conduit à l’élimination du commerce clandestin des avortements et à la création d’une clinique légale pour les interruptions de grossesse. », in Betty Jean Vyvyan Pybus OAM
- ↑ « (trad. de la présentation) Pendant la Révolution américaine, des milliers d’esclaves ont fui leurs maîtres pour trouver la liberté auprès des Britanniques. S'étant émancipés d’eux-mêmes – et reprenant à leur compte la rhétorique américaine résonnant à leurs oreilles sur les droits inaliénables des hommes libres, ces hommes et ces femmes se sont battus avec ténacité pour faire de la liberté une réalité dans leur vie.
Cette narration rompt avec le regard courant, elle inclut les histoires de dizaines d’individus – y compris Harry, l’un des esclaves de George Washington – qui ont quitté l’Amérique et forgé de nouvelles vies difficiles dans des recoins éloignés de l’Empire britannique.
Écrit dans la meilleure tradition de l’histoire « par en bas », ce travail novateur changera la manière dont nous pensons la Révolution américaine. »
(Ce livre a pour préambule Black Founders : The Unknown Story of Australia's First Black Settlers, University of New South Wales Press, 2006 décrivant le périple du premier bushranger évadé noir-africain et autres.) - ↑ (trad. de la présentation)« Des loyalistes britanniques avaient fui la révolution américaine et s'étaient installés dans le Haut-Canada, d'autres immigrants américains les ont rejoints après la guerre de 1812, et de nombreux autres citoyens américains travaillaient ou voyageaient régulièrement dans cette région. Au cours des années 1830 plusieurs raids frontaliers ont été tentés par des groupes de « patriotes » qui espéraient inspirer une révolution dans la colonie britannique du Haut-Canada. Ces tentatives ont échoué, et 92 de ceux qui n'ont pas été tués par les troupes britanniques ont été déportés vers la Tasmanie [...] Le gouvernement américain, avec le président Martin Van Buren a refusé d'intervenir, car les Patriotes avaient violé la loi américaine sur la neutralité. Finalement, en 1843 et 1844, l'ambassadeur Edward Everett a contribué à obtenir la grâce de la plupart des Patriotes survivants, et la plupart d'entre eux sont retournés en Amérique du Nord. »
- ↑ C. Pybus s'est intéressée à la démarche et au périple d'une immigrée russe ne parlant pas l'anglais à New York ayant le mal du pays en 1927 et 1928 qui décide de retourner en Russie à pied via le Canada à l'aide des éléments qu'elle a pris-recopiés à la bibliothèque municipale [lieu de vie de la population marginalisée]. Le manque d'éléments historiques fait que C. Pybus fait elle-même ce périple pour le comprendre, puis le décrit dans son livre.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « Betty Jean Vyvyan Pybus OAM » (consulté le )
- (en-US) « Cassandra Pybus », sur Kill Your Darlings (consulté le )
- (en) Lisbet de Castro Lopo, « Cassandra Pybus 'Till Apples Grow On An Orange Tree': review », Famous Reporter 18, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Cassandra Pybus », sur womenaustralia.info (consulté le )
- ↑ (en) « Professor Cassandra Pybus » [archive du ], Department of History, University of Sydney (consulté le )
- ↑ (en) Professor Jim Jackson, Orr to Steele: Crafting Dismissal Processes in Australian Universities, 7, Southern Cross University Law Review, , 39 p. (lire en ligne
[PDF]), p. 220-221
- ↑ (en) « Colin Roderick Award », James Cook University (consulté le )
- ↑ « The Devil and James McAuley. - Free Online Library », sur www.thefreelibrary.com (consulté le )
- ↑ (en) « The devil and James McAuley / Cassandra Pybus », National Library of Australia (consulté le ) — « James McAuley était plusieurs choses : poète, rédacteur fondateur de la revue Quadrant, l'un des participants à la célèbre supercherie Ern Malley, converti au catholicisme - et, comme le révèle Cassandra Pybus dans cette biographie primée, un guerrier influent de la guerre froide avec des liens avec l'ASIO et la CIA. Mais comment ces différents aspects de sa vie s'influençaient-ils mutuellement ? —L'éditeur. »
- ↑ Peter Conrad, « Review of The Devil and James McAuley, by Cassandra Pybus », Australian Literary Studies, vol. 19, no 3, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) « PYBUS, Cassandra », It's an Honour, Australian Government (consulté le )
- ↑ (en) « Queensland Literary Awards 2020 shortlists announced » [archive du ], Books+Publishing, (consulté le )
- ↑ (en) « Indie Book Awards 2021 shortlists announced » [archive du ], Books+Publishing, (consulté le )
- ↑ (en) « ABIA 2021 shortlists announced » [archive du ], Books+Publishing, (consulté le )
- ↑ (en) « National Biography Award winner's announced on ABC Sydney », ABC Radio, (consulté le )
- ↑ (en) « Fellow Profile: Cassandra Pybus », Australian Academy of the Humanities (consulté le )
Liens externes
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