Flash Art
| Titre original |
(mul) Flash art |
|---|---|
| Format | |
| Langue |
Anglais, Italien |
| Fondateur |
Giancarlo Politi |
| Genre |
Revue d'art contemporain |
| Sujet | |
| Date de création | |
| Périodicité |
Trimestriel |
| Pays | |
| Éditeur |
Giancarlo Politi Editore |
| ISSN |
0394-1493 |
| Site web |
Flash Art est une revue internationale d'art contemporain, fondée en 1967 à Rome par le critique d'art et éditeur italien Giancarlo Politi[1],[2].
Initialement conçue comme un bulletin d'information bilingue (italien-anglais) sur l'avant-garde artistique, la revue couvre les mouvements artistiques contemporains, propose des entretiens d'artistes, des essais critiques et explore les intersections entre art, société, politique, mode, technologie et écologie[3],[4].
Le siège de la revue est transféré à Milan en 1971. En 1978, sous la codirection de Helena Kontova (épouse de Politi), la publication se scinde en deux éditions distinctes : Flash Art Italia (en italien) et Flash Art International (en anglais), permettant une diffusion mondiale. Depuis 2020, elle est publiée trimestriellement. La revue est actuellement dirigée par Gea Politi (fille de Giancarlo Politi) et Cristiano Seganfreddo en tant qu'éditeurs et rédacteurs en chef.
Histoire
[modifier | modifier le code]Fondation et premières années (1967-1970)
[modifier | modifier le code]Flash Art naît en 1967 à Rome comme un bulletin d'information destiné à combler le manque de plateformes consacrées à l'art contemporain dans le paysage culturel italien[5]. Giancarlo Politi, ancien artiste et critique d'art, crée un espace d'échange et de discussion autour des mouvements émergents tels que l'Arte povera, le minimalisme, l'art conceptuel, Fluxus et le pop art.
Expansion internationale (1971-1990)
[modifier | modifier le code]En 1971, le siège de la revue est transféré à Milan, favorisant sa diffusion en Europe. En 1978, la publication se divise en deux éditions : Flash Art Italia pour le marché italien et Flash Art International pour le lectorat anglophone, marquant le début d'une expansion internationale.
Durant les années 1980 et 1990, Flash Art contribue à la visibilité de nombreux artistes tels que Jeff Koons, Maurizio Cattelan et Andy Warhol, dont elle publie la dernière interview en 1987. En 1993, la revue publie le catalogue Aperto pour la Biennale de Venise, dont Helena Kontova est co-directrice[6]. La même année, Giancarlo Politi inaugure le Trevi Flash Art Museum à Trevi (Ombrie), sa ville natale, un musée consacré à l'art contemporain international[7].
Renouveau contemporain (depuis 2010)
[modifier | modifier le code]Depuis les années 2010, Gea Politi et Cristiano Seganfreddo assurent la direction éditoriale de la revue. En 2013, Flash Art adopte une nouvelle identité graphique. En 2020, la revue passe à une publication trimestrielle et lance en 2024 une édition annuelle intitulée Flash Art Volumes. Le cinquantième anniversaire de la revue en 2017 est célébré par une réédition d'archives et plusieurs expositions rétrospectives[8].
Ligne éditoriale
[modifier | modifier le code]Flash Art privilégie les analyses approfondies, les entretiens avec des artistes, les dossiers thématiques et des rubriques évolutives. La revue aborde l'art contemporain dans ses dimensions critiques et théoriques, ainsi que ses interactions avec des enjeux sociétaux contemporains tels que l'Anthropocène, les questions d'identité, la technologie et les crises globales.
La revue a publié plusieurs textes considérés comme fondateurs dans l'histoire de l'art contemporain, notamment le manifeste de l'Arte povera de Germano Celant en 1968, ainsi que des essais sur le minimalisme (Sol LeWitt) et l'art conceptuel (Joseph Kosuth)[9].
Éditions et diffusion
[modifier | modifier le code]La revue est principalement publiée sous le titre Flash Art International (en anglais), avec une périodicité trimestrielle. Historiquement, une édition italienne (Flash Art Italia) a existé, ainsi que des éditions en langues tchèque, slovaque et hongroise.
La revue bénéficie d'une distribution mondiale et est présente dans les principales bibliothèques spécialisées en art contemporain, ainsi que dans les librairies d'art[10].
Activités annexes
[modifier | modifier le code]Outre la publication de la revue, Flash Art édite des livres et des catalogues d'exposition via la maison d'édition Giancarlo Politi Editore. L'organisation participe également à l'organisation d'événements culturels, notamment la Prague Biennale lancée en 2003, et collabore à la publication de catalogues pour diverses biennales internationales[11].
Collaborateurs notables
[modifier | modifier le code]Parmi les contributeurs historiques et actuels de la revue figurent des critiques et commissaires d'exposition de renommée internationale, notamment :
- Hans Ulrich Obrist
- Carolyn Christov-Bakargiev (autrice d'un essai sur l'Arte Povera en 1987)
- Nicolas Bourriaud
- Germano Celant
- Achille Bonito Oliva
- Damiano Gullì
- Massimiliano Gioni
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Flash Art, a movement, a culture – a contemporary art magazine », sur Lampoon Magazine, (consulté le ).
- ↑ « Flash Art », sur Les presses du réel (consulté le ).
- ↑ « Periodical Tables (Part 2) », sur Frieze (consulté le ).
- ↑ « A new identity and design », sur e-flux (consulté le ).
- ↑ « Circularity and Visibility in Italian Art Periodicals (1968-1978) », sur Purdue University (consulté le ).
- ↑ « Producing and Exhibiting Contemporary Chinese Art in 1993 », sur MoMA Post, (consulté le ).
- ↑ « Trevi Flash Art Museum », sur ArtFacts (consulté le ).
- ↑ « Flash Art International Archive: 2007–2017 », sur e-flux (consulté le ).
- ↑ « Penser le Présent with Carolyn Christov-Bakargiev et Giuseppe Penone », sur Beaux Arts Paris (consulté le ).
- ↑ « Flash Art Summer 2023 », sur Printed Matter (consulté le ).
- ↑ « Flash Art - Archive », sur de Appel (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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