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Gamma Muscae

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γ Muscae
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de Gamma Muscae entre avril et mai 2019, tracée à partir des données du satellite TESS[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 12h 32m 28,013 43s[2]
Déclinaison −72° 07 58,759 7[2]
Constellation Mouche
Magnitude apparente 3,84 à 3,86[3]

Localisation dans la constellation : Mouche

(Voir situation dans la constellation : Mouche)
Caractéristiques
Type spectral B5V He wk[3]
Indice U-B −0,62[4]
Indice B-V −0,15[4]
Indice R-I −0,17[4]
Variabilité SPB[3]
Astrométrie
Vitesse radiale +7,779 ± 0,288 km/s[5]
Mouvement propre μα = −51,34 mas/a[2]
μδ = −5,40 mas/a[2]
Parallaxe 10,04 ± 0,13 mas[2]
Distance 354 ± 4 al
(100 ± 1 pc)
Magnitude absolue −1,1[6]
Caractéristiques physiques
Gravité de surface (log g) 4,06 ± 0,03[5]
Luminosité 790 L[6]
Température 16 153 ± 162 K[5]
Métallicité [Fe/H] = +0,12 ± 0,03[5]
Rotation 176,30 ± 0,99 km/s[5]

Désignations

γ Mus, CD–71 850, CPD–71 1336, FK5 469, GC 17086, HD 109026, HIP 61199, HR 4773, SAO 256955[7]

Gamma Muscae (en abrégé γ Mus) est une étoile de quatrième magnitude de la constellation circumpolaire australe de la Mouche. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, elle est située à environ ∼ 354 a.l. (∼ 109 pc) de la Terre[2]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +8 km/s[5].

Gamma Muscae est une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B5V He wk[3], avec la notation « He wk » indiquant qu'il s'agit d'une étoile pauvre en hélium (helium-weak)[8], un type d'étoile chimiquement particulière marquée par une faiblesse inhabituelle des raies de l'hélium comparée aux autres étoiles de type similaire. Sa luminosité varie entre les magnitudes 3,84 et 3,86 sur une période de 2,73 jours. C'est une étoile variable classée comme une étoile de type B à pulsation lente (SPB)[3]. Elle est environ cinq fois plus massive que le Soleil[9].

Gamma Muscae est membre du sous-groupe Bas-Centaure Croix du Sud de l'association OB Scorpion-Centaure, l'association la plus proche du Soleil de ce type d'association d'étoiles massives à mouvement propre semblable[6].

Références

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  1. (en) « MAST: Barbara A. Mikulski Archive for Space Telescopes », Space Telescope Science Institute (consulté le )
  2. a b c d e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  3. a b c d et e (en) « Gamma Muscae », sur The International Variable Star Index, American Association of Variable Star Observers (consulté le )
  4. a b et c (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  5. a b c d e et f (en) Sviatoslav B. Borisov et al., « New Generation Stellar Spectral Libraries in the Optical and Near-infrared. I. The Recalibrated UVES-POP Library for Stellar Population Synthesis », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 266, no 1,‎ , article no 11 (DOI 10.3847/1538-4365/acc321, Bibcode 2023ApJS..266...11B, arXiv 2211.09130, lire en ligne)
  6. a b et c (en) E. J. de Geus, P. T. de Zeeuw et J. Lub, « Physical parameters of stars in the Scorpio-Centaurus OB association », Astronomy & Astrophysics, vol. 216, nos 1-2,‎ , p. 44–61 (Bibcode 1989A&A...216...44D)
  7. (en) * gam Mus -- Spectroscopic Binary sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  8. (en) D. O. Kudryavtsev et I. I. Romanyuk, « Spatial Distribution of Magnetic CP Stars », Astrophysics (English translation of Astrofizika), vol. 46, no 2,‎ , p. 234-242 (DOI 10.1023/A:1024124223239, Bibcode 2003Ap.....46..234K)
  9. (en) J. Molenda-Zakowicz et G. Połubek, « Empirical absolute magnitudes, luminosities and effective temperatures of SPB variables and the problem of variability classification of monoperiodic stars », Acta Astronomica, vol. 54,‎ , p. 281–97 [283] (lire en ligne)

Liens externes

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