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Gena Rowlands

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Gena Rowlands
Description de cette image, également commentée ci-après
Gena Rowlands en 1967 dans Tony Rome est dangereux.
Nom de naissance Virginia Cathryn Rowlands
Naissance
Cambria (Wisconsin, États-Unis)
Nationalité Américaine
Décès (à 94 ans)
Indian Wells (Californie, États-Unis)
Profession Actrice
Films notables Shadows
Une femme sous influence'Gloria

Virginia Cathryn Rowlands, dite Gena Rowlands, est une actrice américaine, née le à Cambria (Wisconsin) et morte le à Indian Wells (Californie).

Virginia Rowlands naît à Cambria, un village faisant partie de l'agglomération de Madison, dans le Wisconsin, au sein d'une famille d'origine galloise[1]. Son père est un homme politique local et sa mère est femme au foyer[2]. En 1939, toute sa famille déménage à Washington lorsque son père est affecté au département de l’Agriculture des États-Unis. La famille rentre au Wisconsin en 1942, s'installant cette fois à Milwaukee.

Dès l'adolescence, elle est fascinée par Bette Davis, ce qui la pousse à prendre des cours de théâtre. Elle commence des études supérieures à l'université du Wisconsin, mais abandonne tout et s'installe à New York pour suivre des cours à l'American Academy of Dramatic Arts[2]. Elle obtient son diplôme en 1952.

Elle amorce sa carrière sur les planches dans des compagnies théâtrales qui montent des pièces de répertoire et, l'été, joue du théâtre plus expérimental au Provincetown Playhouse (en). Elle fait ses débuts sur Broadway dans Sept Ans de réflexion de George Axelrod. Le succès de la production lui permet de faire une tournée nationale.

Elle obtient son premier rôle à la télévision en 1954 dans la série Top Secret (en) aux côtés de Paul Stewart. Jusqu'à la fin des années 1960, elle apparaît au générique de nombreux épisodes de séries télévisées, dont Robert Montgomery Presents (en), Haute Tension (Kraft Suspense Theatre), Studio One et, à trois reprises, dans Suspicion (The Alfred Hitchcock Hour). Elle participe à plusieurs séries policières ou westerns, comme Johnny Staccato, Bonanza ou Le Virginien. Enfin, elle incarne Teddy, la femme sourde-muette de l'inspecteur Steve Carella, joué par Robert Lansing, dans 87th Precinct (en) (1961-1962), d'après les romans de Ed McBain.

À partir de 1958, elle décroche des contrats au cinéma : son premier film est L'amour coûte cher (The High Cost of Loving) de José Ferrer.

C'est à l'issue d'une représentation théâtrale qu'elle rencontre son futur époux John Cassavetes (mort en 1989)[2]. Ils se marient quatre mois après leur rencontre, en 1954. Elle est attirée par le théâtre et la télévision en direct, mais son époux est, lui, fasciné par le monde du cinéma. Elle dit :

« Il savait si bien transmettre son enthousiasme que nous[3] l'avons suivi les yeux fermés. »

Elle sera donc sa muse et tournera dix films avec lui[4]. Sept d'entre eux ont pour réalisateur Cassavetes : Un enfant attend (A Child Is Waiting, 1963), Faces (1968), Minnie et Moskowitz (Minnie and Moskowitz, 1971), Une femme sous influence (A Woman Under the Influence, 1974), rôle qui vaut à Rowlands une nomination pour l'Oscar de la meilleure actrice, Opening Night (1977), Gloria (1980), nouvelle nomination pour l'Oscar de la meilleure actrice, et Love Streams (1984). Dans les trois autres films, les époux jouent ensemble : Les Intouchables (Gli Intoccabili, 1969), Un tueur dans la foule (Two-Minute Warning, 1976) et Tempête (Tempest, 1982).

En 1985, elle accepte de jouer dans Un printemps de glace (An Early Frost), le tout premier téléfilm à avoir pour sujet le SIDA alors que l'épidémie fait les manchettes des journaux[5]. Elle reçoit pour le rôle de Katherine Pierson, la mère, une nomination pour le Golden Globe de la meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm et une nomination pour le Primetime Emmy Award de la meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm.

En 1988, Woody Allen écrit pour elle le rôle de Marion dans Une autre femme (Another Woman)[2], film dont le style et les thèmes sont nettement influencés par Ingmar Bergman.

En 2015, elle reçoit deux prix pour l'ensemble de sa carrière : un prix spécial du Los Angeles Film Critics Association et un Oscar d'honneur de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences.

Vie privée

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Elle a eu avec John Cassavetes trois enfants[2] : Nick, acteur et réalisateur, Alexandra, actrice et réalisatrice, et Zoe, scénariste, actrice et réalisatrice.

Maladie et mort

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Son fils Nick Cassavetes indique dans un entretien donnée au magazine Entertainment Weekly le 25 juin 2024 que sa mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis cinq ans[6],[7].

Gena Rowlands meurt le à Indian Wells en Californie, à l'âge de 94 ans[8],[9]. Elle est inhumée au Westwood Village Memorial Park Cemetery aux côtés de John Cassavetes[10].

Filmographie

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Télévision

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Téléfilms

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Séries télévisées

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Gena Rowlands en 1955.

Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Notes et références

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  1. (en) Annette Vezin et Luc Vezin, The 20th Century Muse, Harry N. Abrams, , p. 1128.
  2. a b c d et e Murielle Joudet, « Mort de Gena Rowlands, interprète de toutes les nuances de l’expérience féminine », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  3. Ben Gazzara, Peter Falk et Seymour Cassel.
  4. (en) James Stratton, 100 Guilty Pleasure Movies, Indianapolis, Dog Ear Publishing, (ISBN 978-1-4575-5588-6), p. 158
  5. (en) Paula A. Treichler, How to Have Theory in an Epidemic : Cultural Chronicles of AIDS, Duke University Press, (ISBN 978-0-8223-2318-1), p. 76.
  6. « Nick Cassavetes annonce que sa mère Gena Rowlands est atteinte de la maladie d'Alzheimer », sur BFMTV (consulté le ).
  7. (en) « 'The Notebook' star Gena Rowlands has Alzheimer's, according to her son Nick Cassavetes », sur EW.com (consulté le ).
  8. Agence France-Presse, « L’actrice américaine Gena Rowlands est morte à 94 ans », sur Radio-Canada, (consulté le )
  9. « Gena Rowlands, actrice américaine mythique, est morte à 94 ans », sur Le Monde, (consulté le ).
  10. Find a grave

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Bibliographie

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  • Murielle Joudet, Gena Rowlands : on aurait dû dormir, Nantes, Capricci, 2020, 232 p., coll. « La Première collection ».

Liens externes

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