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Joseph Fertig

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Joseph Fertig
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Biographie
Naissance
Décès
Pseudonymes
Jean Forestier, HannibalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Strasbourg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Grade militaire
Conflit

Joseph Fertig, né le à Cologne et décédé le à Bourgale près de Villefranche-du-Périgord, est un avocat et résistant français connu sous les pseudonymes de « Jean Forestier » et « Hannibal » durant la Seconde Guerre mondiale.

Joseph Fertig est d'origine alsacienne. Ses parents étaient Joseph Fertig, conducteur de locomotive, et Henriette Wahlen, d'origine allemande. La famille paternelle était originaire de La Walck et de Bouxwiller, une région de l'Alsace annexée de fait par le Reich allemand de 1940 à 1945[1].

Mobilisation et armée d'armistice

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Joseph Fertig est mobilisé en 1939. Au printemps 1940, il obtient le grade de sergent. Après la défaite française, il est affecté à Clermont-Ferrand au sein de l'armée d'armistice et n'est démobilisé qu'en [1].

Études et entrée en résistance

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Il reprend des études de droit à l'université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand. Dès leur création, il intègre les groupes francs du mouvement « Combat » fondé par son professeur, Alfred Coste-Floret. Il rejoint également la communauté des Gergoviotes[1].

Jean Lassus le décrit comme « robuste, avec un beau visage dur, un regard d'acier sous les cheveux blonds, il était volontiers solitaire et muet, mais aussi catégorique, fanatique, prêt à tout ». Pour le mouvement de résistance, il distribue des tracts, assure les liaisons entre différentes villes, participe à des actes de sabotage et à des réceptions de parachutages[1].

Activement recherché par la police allemande, Joseph Fertig quitte précipitamment Clermont-Ferrand début 1943, dans l'objectif de rejoindre l'Afrique du Nord en passant par l'Espagne. Il est arrêté dans un bus lors d'un contrôle de la Gestapo, puis incarcéré à la citadelle de Perpignan et immédiatement condamné à mort. Lors d'un transfert, il parvient à s'échapper en sautant d'un train[1].

Action dans les maquis

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Après son évasion, Joseph Fertig rejoint le maquis des Francs-tireurs et Partisans français (FTP) de Haute-Corrèze, où il occupe plusieurs postes de commandement sous les pseudonymes de « Jean Forestier » et « Hannibal »[1]. Le , il devient capitaine du maquis de Meymac-Égletons et commande le Ve bataillon FTP. Il participe aux combats de libération de la Corrèze et participe notamment aux batailles de Tulle et d'Égletons[1],[2].

Dans le contexte tragique de en Corrèze, marqué par les massacres de Tulle () et d'Oradour-sur-Glane (), des événements difficiles se déroulent également à Meymac. Le , le colonel Louis Godefroy (alias « Rivière »), responsable des FTP de l'interrégion, donne l'ordre d'exécuter 47 prisonniers allemands capturés lors de l'attaque de Tulle et une femme française accusée de collaboration. Joseph Fertig, commandant du Ve bataillon FTP basé à Meymac, était responsable de ce secteur lors de ces événements. Selon le témoignage d'Edmond Réveil, témoin des faits, Joseph Fertig aurait été directement impliqué dans l'application de cet ordre et aurait versé des larmes avant les exécutions[2],[3],[4].

Il poursuit son action en Alsace et en Allemagne au sein du 126e régiment d'infanterie[1].

Carrière d'avocat

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Après la guerre, Joseph Fertig devient avocat à Sarlat, mais ses affaires sont peu florissantes[1].

Distinctions

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Notes et références

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  1. a b c d e f g et h Dacko, Pocris et Deberge 2024.
  2. a et b Centre France, « Armée - Sur les traces d'Hannibal, ce chef de la résistance de Meymac qui a dû exécuter 47 soldats allemands en juin 1944 », www.lamontagne.fr,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. « Edmond Réveil, ancien résistant corrézien, témoin de l'exécution de soldats allemands en juin 1944 à Meymac - ici », sur ici, le média de la vie locale, (consulté le )
  4. « Exécution de 47 prisonniers allemands en 1944 en Corrèze : "ce n'est pas une surprise, c'est une confirmation" pour l'historien Fabrice Grenard » [vidéo], sur France 3 Nouvelle-Aquitaine, (consulté le )
  5. « Fertig Joseph », sur archives.legiondhonneur.fr (consulté le )

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Bibliographie

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  • Marion Dacko, Arnaud Pocris et Yann Deberge, Les Gergoviotes: des étudiants en résistance, Presses universitaires Blaise-Pascal, , 223 p. (ISBN 978-2-38377-271-2), « Joseph Fertig (1918-1987) ». Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes

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Liens externes

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