Joseph Haynes
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Joseph Haynes, né à Shrewsbury en 1760 et mort à Chester le , est un graveur et artiste peintre britannique d'origine anglaise.
Biographie
[modifier | modifier le code]Joseph Haynes est baptisé à l'église Ste Marie de Shrewsbury le . Il est l'un des nombreux enfants de Thomas Haynes et de son épouse, Margaret, née Mills, originaire de cette ville[1].
Haynes arrive à Londres très jeune, apprenti dans l'atelier du peintre-graveur John Hamilton Mortimer et, à la mort de ce dernier en 1779, se consacre quelque temps à la réalisation de gravures à l'eau-forte d'après une douzaine des œuvres de son maître, dont Saint Paul Preaching to the Britons. Ces gravures sont publiées par la veuve de Mortimer entre 1780 et 1784, puis rééditées en 1816 par l'éditeur et marchand d'estampes londonien Thomas Palser (1776-1843)[1],[2].
Entre 1782 et 1784, il grave des planches d'après quatre peintures de William Hogarth : The Staymaker, Debates on Palmistry[3], et deux portraits, celui de James Caulfeild, Earl of Charlemount, et celui de Henry Fox, Lord Holland. Les œuvres appartenaient au graveur Samuel Ireland, un ami de Mortimer, qui lui avait commandé les gravures[1].
Haynes fréquente également l'atelier de Joshua Reynolds et, plus tard, reproduit certaines de ses œuvres. Par ses autres interprétations, on compte aussi des œuvres de Romney, ainsi qu'un portrait de Louis XVI et Marie-Antoinette, qu'il réalisa au tournant de sa trentième année[1].
Haynes entreprend un voyage en Jamaïque qui s’avéra infructueux. À son retour, il regagne Shrewsbury. De là, il finit par s’établir comme professeur de dessin à Chester, où il meurt le [4]. Son testament ne mentionne ni épouse ni enfants ; ses biens sont alors partagés entre une sœur, un frère et sa gouvernante[1].
Œuvre
[modifier | modifier le code]Haynes est principalement réputé comme graveur, il use du style libre et graphique inspiré de Mortimer, parfois sur des formats d'une ampleur inhabituelle pour la gravure à l'eau-forte. Certaines de ses œuvres ont été imprimées à l'encre rouge. Il aurait également pratiqué la manière noire[1].
Ses peintures sont en revanche peu nombreuses et rarement vues, mais ses eaux-fortes et gravures, que le critique d'art Lionel Cust (1859-1929) jugeait d'une grande valeur, sont abondantes[4].
Des estampes de Haynes sont conservées au British Museum, au Victoria and Albert Museum, au Yale Center for British Art et au Metropolitan Museum of Art[1].
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Paul Preaching to the Britons (1780), eau-forte d'après Mortimer, Yale Center for British Art.
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The Stray-Maker: The Happy Mariage (pl. V, 1782), eau-forte d'après Hogarth, The MET.
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Death on a Pale Horse (1784), eau-forte d'après Mortimer, Yale Center for British Art.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Joseph Haynes (painter) » (voir la liste des auteurs).
- Guyatt 2004.
- ↑ (en) « Thomas Palser, biographie », notice du catalogue du British Museum.
- ↑ (BNF 40262686).
- Cust 1891, p. 302.
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en)
Lionel Henry Cust, « Haynes, Joseph », dans Leslie Stephen et Sidney Lee, Dictionary of National Biography, vol. 25, Londres, Smith, Elder & Co, , p. 302.
Cet article reprend du texte de cette source, qui est dans le domaine public.} - (en) Mary Guyatt, « Haynes, Joseph (1760–1829), etcher », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (DOI 10.1093/ref:odnb/12781).
- (en) « Haynes, Joseph », dans Valerie Cassel Oliver, Benezit Dictionary of Artists, Oxford University Press, (DOI 10.1093/benz/9780199773787.article.B00084925).
Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
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