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Kerien

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Kerien
Kerien
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Claude Salomon
2020-2026
Code postal 22480
Code commune 22088
Démographie
Population
municipale
245 hab. (2023 en évolution de −3,54 % par rapport à 2017)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 27″ nord, 3° 12′ 39″ ouest
Altitude 285 m
Min. 223 m
Max. 307 m
Superficie 21,88 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Callac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.kerien.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Kerien [kɛʁjɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Le nom de la commune en breton est Kerien-Boulvriag.

Géographie

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Communes limitrophes de Kerien
Bourbriac
Maël-Pestivien Kerien Magoar
Peumerit-Quintin Lanrivain

Kerien est située à 8 km au sud de Bourbriac (chef-lieu du canton). Les communes les plus proches sont Kerpert, Lanrivain, Maël-Pestivien, Magoar.

La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fañch.

Géologie et relief

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De Duault à Corlay en passant par Kerien et Saint-Nicolas-du-Pélem, sur plus de 30 km, un massif granitique correspondant à la partie ouest du batholite de Quintin, domine, atteignant 290 mètres, les collines schisteuses de la partie orientale du bassin de Châteaulin situées à son sud.

Entre Bourbriac et Kerien, se trouve le col de Roc'h C'hlas Vihan situé à 300 mètres d'altitude sur la route de Bourbriac par la D 8 ; l'ascension du col fait environ 4,5 km de long pour une dénivellation moyenne d'environ 2,5 %.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Blavet, le Moulin de l'Estolet[1] et le ruisseau de Saint-jean[2],[3],[Carte 1].

Le Blavet, d'une longueur de 149 km, prend sa source dans la commune de Bourbriac et se jette dans le canal de Nantes à Brest en limite de Plélauff et de Gouarec, après avoir traversé 31 communes[4]. Les caractéristiques hydrologiques du Blavet sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,369 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 5,18 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 6,05 m3/s, atteint le même jour[5].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Blavet, d'une superficie totale de 17 ha (6,6 ha sur la commune)[Carte 1],[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Kerien[Note 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 092 mm, avec 16,6 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 6 km à vol d'oiseau[13], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Kerien est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18] et hors attraction des villes[19],[20].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (89 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (61,3 %), terres arables (27,5 %), prairies (8,3 %), forêts (2,8 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Préhistoire

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L'occupation humaine est attestée dès le Néolithique comme en témoignent les très nombreux menhirs qui ont été érigés sur le territoire de la commune : alignement de Kersaliou, menhir et dolmen de Creac'h-an-Archant, menhir de Cosquer Jehan, menhir de Crech Quenez Bras, menhirs de Kerligan, menhir de Kerohou Vraz, menhir de Magourou.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Karian vers 1330[22], parrochia de Querien en Quintin en 1407, trefve Querien en 1535 et en 1536, Querrien en 1543[23].

Kérien signifie littéralement « ville froide » ; mais on croit que ce mot est une corruption de Ker Jan, qui veut dire ville, « lieu de Jean »[23],[22].

La paroisse de Kérien, ou mieux Ker-Jan devrait son nom à la petite chapelle Saint-Jean, beaucoup plus ancienne que le bourg, si on s'en rapporte à la tradition[23].

Le XIXe siècle

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Les foires de Kerien ont été créées en 1878[24].

Le XXe siècle

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La Première Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Kerien porte les noms de 47 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[25].

La Seconde Guerre mondiale

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La mission interalliée Aloès est parachutée à Kerien le pour prendre le commandement des opérations FFI en Bretagne ; elle était composée d'une vingtaine d'officiers dont le colonel Éon[26] alias Signe, le colonel Dewavrin alias Passy, le colonel Dupérier alias Resultante, le lieutenant Mansion ainsi que du colonel Stevens, de Diener, du radio Henri Durand, de Jed Daniel, du SAS, de Cary-Elwes, du caporal Erik Mills, du radio Delplanque, de Georges Lalisse et de Maurice Schumann (mais ce dernier n'a pas sauté, car il a eu peur). Le but de l'opération était de coordonner les actions de résistance en Bretagne ; le P.C. fut installé dans la ferme des Le Mouel[27],[28]. L'État-Major FFI des Côtes-du-Nord de Marceau (Yves Le Hégarat) secondé par Louis Le Meur (alias commandant Rolland [1] ) est déjà sur place, ayant libéré la zone avant l'arrivée des GI's.Dès le 5 août 1944, vers 18h00, le major Sam Broussard[29], membre des OSS, Lousianais et francophone, de l’état-major de Patton, se présente à Kérien au Colonel Eon, et devient auprès de celui-ci l’officier de liaison de l’armée américaine[30]. Le 6 aout, le commandant Rolland aidé par une vingtaine d'hommes, sous les ordres du colonel Passy, mirent en déroute 200 allemands avec l'aide de Sam Broussard. Quatre resistants sont morts au cours du combat: Yves Le Roux, Alexandre Le Moal, Gustave Gorregues, Jean-Marie Lavenan (plaque)[31],[32]

Le monument aux morts de Kerien porte les noms de 10 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[25].

L'après Seconde Guerre mondiale

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Un soldat (Robert Boutier) originaire de Kerien est mort pour la France pendant la Guerre d'Algérie[33].

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? César Le Coënt   Agriculteur
avant 1922 mai 1925 Jules Gicquel RG Conseiller d'arrondissement (1910 → 1928)
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1935 mars 1965 Isidore Pérennes[34] (1908-2001)   Agriculteur à Kerlouet
mars 1965 mars 1977 Auguste Georgelin    
mars 1977 mars 2001 Robert Georgelin[35] (1929-2018) DVG Retraité, maire honoraire (2002)
mars 2001 21 mars 2008 Robert Savéan[36] (1938-2022) DVG Agriculteur retraité
21 mars 2008 en cours
(au 25 mai 2020)
Claude Salomon[37]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE Agriculteur retraité

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[39].

En 2023, la commune comptait 245 habitants[Note 4], en évolution de −3,54 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
751564803746837972868903965
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
996918962940965948956978953
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9431 0181 0211 023930911832690630
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
566499453342287218262268274
2017 2022 2023 - - - - - -
254247245------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Kerien a perdu 78 % de sa population entre 1851 et 1999, passant de 965 à 218 habitants entre ces deux dates.

Lieux et monuments

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Personnalités liées à la commune

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  • François Le Mouël, né à Kérien, le .

Notes et références

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  1. Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:07 TU à partir des 524 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/11/1980 au 01/06/2024.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. a et b « Réseau hydrographique de Kerien » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Sandre, « le Moulin de l'Estolet ».
  2. Sandre, « le ruisseau de Saint-jean ».
  3. « Fiche communale de Kerien », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
  4. Sandre, « Le Blavet ».
  5. « Station hydrométrique « Le Blavet à Kerien» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
  6. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  7. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  8. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  9. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  10. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  11. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  12. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  13. « Orthodromie entre Kerien et Kerpert », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station Météo-France « Kerpert », sur la commune de Kerpert - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  15. « Station Météo-France « Kerpert », sur la commune de Kerpert - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  16. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  17. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  18. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  22. a et b Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-paul Gisserot, , 126 p. (ISBN 978-2-87747-482-5 et 2-87747-482-8, lire en ligne), p. 75 et 100.
  23. a b et c infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Kérien » (consulté le ).
  24. Thierry Jigourel, "Le cheval en Bretagne", éditions Coop Breizh, 2017.
  25. a et b ACAM-MEMORIAL, « Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  26. Joseph Marie Éon, voir http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=67421
  27. « infiltrations ».
  28. « plaque ».
  29. « Sam Broussard »
  30. « Contributions - Les Français Libres », sur www.francaislibres.net (consulté le )
  31. Archives Service Historique de la Défense de Vincennes, cote GR 16P 360965, et GR 8Ye 103857.
  32. « morts au combat ».
  33. ACAM-MEMORIAL, « Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  34. « Nécrologie : Isidore Pérennes, ancien maire », Ouest-France,‎ .
  35. « Robert Georgelin, ancien maire, s'en est allé », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  36. « L'ancien maire de Kerien, Robert Savéan, s'en est allé », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  37. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.

Compléments

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Articles connexes

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Liens externes

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