Plouisy
| Plouisy | |||||
Le centre du bourg et l'église paroissiale. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Rémy Guillou 2020-2026 |
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| Code postal | 22200 | ||||
| Code commune | 22223 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Plouisyen, Plouisyenne | ||||
| Population municipale |
2 007 hab. (2023 |
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| Densité | 85 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 34′ 42″ nord, 3° 10′ 57″ ouest | ||||
| Altitude | 130 m Min. 55 m Max. 195 m |
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| Superficie | 23,63 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Guingamp (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Guingamp (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guingamp | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | Site officiel de la commune de Plouisy | ||||
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Plouisy (/plu.i.zi/[Note 1]ⓘ) est une commune bretonne du département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Son nom signifie paroisse de Saint Izi (Plou = paroisse) en breton.
Ses habitants s'appellent les Plouisyens et les Plouisyennes.
Géographie
[modifier | modifier le code]Situation
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Plouisy est situé dans la partie ouest du département des Côtes-d'Armor et au nord-ouest de la ville de Guingamp. Plouisy dépendait historiquement du Trégor et la commune est membre de l'arrondissement de Guingamp, de la communauté de communes Guingamp-Paimpol Agglomération depuis sa création en 2017, après avoir été membre précédemment de Guingamp Communauté jusqu'à sa suppression fin 2016.
Relief
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trieux, le Théoulas, le ruisseau de Prat-an-lan[1], le Trégonneau[2], le Poirier[3] et le ruisseau de Kerprigent[4],[5],[Carte 1].
Le Trieux, d'une longueur de 72 km, prend sa source dans la commune de Kerpert et se jette dans la Manche entre Lézardrieux et Ploubazlanec, après avoir traversé 21 communes[6].
Le Théoulas, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Jaudy à Coatascorn, après avoir traversé huit communes[7].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 961 mm, avec 15 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 17 km à vol d'oiseau[14], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Plouisy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Guingamp, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[19],[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guingamp, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[20]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (59,9 %), terres arables (17,4 %), forêts (11,1 %), zones urbanisées (10,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[23]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploegi vers 1330, Ploeizi en 1369, Ploeyzy à la fin du XIVe siècle, Ploizy en 1461, Ploeizy en 1481, Plouisy en 1581[24].
Le nom de Plouisy viendrait de l'ancien breton ploe (paroisse) et de Saint Issey (noté Sanctus Ydi en 1195 et Seynt Isy en 1358)[24].
« Bien que Plouisy soit une ancienne paroisse bretonne primitive, en vieux-breton ploe, son nom n'apparaît qu'assez tardivement dans les documents et sous une forme très voisine de la graphie actuelle. Son éponyme a été rapproché de celui de Saint Issey, paroisse du Cornwall, notée Sanctus Ydi en 1195, Seynt Isy en 1538. Mais ce saint, qui est également en Cornwall associé à saint Meva, à l'origine de la paroisse de Mevagissey, dite Lammorech vers 1210, figure dans une liste du Xe siècle de saints bretons noté Iti, forme qui, en breton, aurait dû aboutir à *Idi. C'est sous cette forme qu'on le rencontre, associé au vieux-breton lann (ermitage), dans Lannidy, villages de Lannéanou et de Plouigneau (Finistère). Néanmoins, l'existence du nom de famille breton Plouidy paraît plaider en faveur d'une évolution de Idi en Izi »[25].
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Maurice Gicquel, seigneur de Kerguzien, est cité plusieurs fois lors de la réformation de 1427 comme noble de Plouisy[26]. Selon Jean-Baptiste Ogée au XVe siècle « on voyait dans ce territoire les maisons nobles de Kerybo à Yvon le Rougé ; les Salles, à N... de Mondragon ; le Guerlan, à l'Abbaye de Begar ; Kerefort, à N. Merien ; Creusugit, à Bertrand Fleuriot, sieur de Kernabat, et Kerurien, à François Emery. L'an , la Reine Anne fit bâtir la Chapelle Notre-Dame de Grâce en cette paroisse ».
« Les Cordeliers de Guingamp dont le couvent avait été ruiné, s'adressèrent au Duc de Mercœur, qui leur donna la chapelle de Notre-Dame de Grâce, où ils s'établirent en 1633. Le corps de Charles de Blois, qui avait été inhumé à Guingamp dans l'ancien couvent des Cordeliers, fut transporté dans ce nouveau monastère avec une grande pompe »[27].
Temps modernes
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Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plouisy en 1778 :
« Plouisi : sur une hauteur ; à 4 lieues et demie au Sud de Tréguier , son évêché ; à 27 lieues de Rennes ; et à une lieue de Guingamp, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Lannion, et compte 3 000 communiants[Note 5], y compris ceux de Saint-Michel, sa trève : la cure est à l'alternative. En l'an , cette paroisse était trève de Saint-Michel et aujourd'hui Saint-Michel est trève de Plouisi. Le grain et les fruits pour le cidre sont les principales productions de ce terroir, qui est assez bien cultivé ; on remarque quelques prairies dans les vallons[27]. »
Grâces faisait partie de la paroisse de Plouisy avant la Révolution française sous le nom de trève de Saint-Michel : « Cette paroisse, dont l'église s'élevait au faubourg [de Guingamp] du même nom, sur une petite place aujourd'hui traversée par la grande route de Brest, était une trève de Plouisy, trève fort riche et fort considérable, comprenant une grande étendue de campagne, tout ce qui forme la commune de Grâces, et les faubourgs habités par la noblesse de Guingamp. Aussi le recteur de Plouisy résidait-il habituellement à Saint-Michel, et faisait desservir sa paroisse par un vicaire. L'église, construite par Charles de Blois, était tombée en ruine avant la Révolution française. On remarque sur une maison du XVIIe siècle, au nord de l'emplacement de l'église, l'inscription suivante, en énormes majuscules : SKOL MICHEL, c'est-à-dire "École de Saint-Michel". C'était l'école ecclésiastique attachée à la paroisse, sous la direction gratuite et paternelle du recteur » écrit Sigismond Ropartz en 1851[28].
La commune de Saint-Michel-de-Plouisy, créée en 1790, fut en partie réunie à Guingamp en 1793 (faubourg Saint-Michel), tandis que sa partie rurale, seule limitrophe avec Coadout, formait la nouvelle commune de Grâces[29].
Révolution française
[modifier | modifier le code]Dans leur cahier de doléances rédigé le « au lieu ordinaire des délibérations par devant nous maître Yves Marie Talpin, substitut ordinaire de monsieur le procureur fiscal »[30] les paroissiens de Plouisy demandent notamment l'abolition de la tenure convenancière, de toutes corvées en espèces [en nature, c'est-à-dire en travail], la suppression des dîmes seigneuriales et des banalités des moulins ; le texte est signé par 14 paroissiens[31].
Les prêtres de Plouisy en 1791-1792 signèrent tous le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtres assermentés : le recteur de Plouisy et Saint-Michel (Ollivier), le curé (Y. Callédan), le vicaire de Plouisy (R.Souvestre), le vicaire de Saint-Michel (Le Bourhis), un autre prêtre (Mathieu Jan), prêtre habitué[Note 6]. Y. Godest, vicaire de Plouisy en 1790, puis de Tréglamus en 1791-1792, prêtre assermenté, fut pris par des royalistes et allait être fusillé, mais le chef local des royalistes, Taupin, le fit s'échapper[32].
Par contre un prêtre né dans la trève de Saint-Michel, René Joseph Urvoy[Note 7], prêtre réfractaire fut guillotiné pendant la Terreur[32].
Le XIXe siècle
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A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plouisy en 1853 :
« Plouisy : commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom, moins sa trève Notre-Dame-de-Grâces ; aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (..) Principaux villages : Kerprigent, Kersalic, Coat-Jean, Coat-Jaffray, Keropartz, Kerouat, Kerzault, Kermelven, Kerlast, Kerglas, Kerjagu, Porzou, Goarneden, Rumarquer, Roudourou, Kernabas, Kerdanne, Kermilien, Penn-ar-Crec'h, Lallegoat, Magouarou, Pors-Leonec, Kerloas, Kermarec. Superficie totale 2 396 hectares 45 ares, dont (..) terres labourables 1 567 ha, prés et pâturages 306 ha, bois 102 ha, vergers et jardins 4 ha, landes et incultes 275 ha (..). C'est en Plouisy qu'on voit le château de Carnabas ou Carnabat (..) : ce château appartient à M. de Coatrioux (..) ; les jardins en sont magnifiques et ont été, dit-on, dessinés par Le Nôtre. Il était occupé par les anciens seigneurs de la ville, au profit desquels se faisait l'ouverture de la foire si ridicule dite an avalou ou aux pommes. On voit aussi en cette commune, sur un point très élevé et dominant une belle vallée arrosée par le Trieux des ruines qui proviennent, dit-on, d'une ancienne résidence de nos ducs. Ces ruines sont connues sous le nom de Goas Hamon. La route royale n° 12, dite de Paris à Brest, traverse cette commune dans sa partie sud, se dirigeant de l'est à l'ouest. Géologie : constitution granitique. On parle le breton[33]. »
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Plouisy possède une école de garçons ayant 75 élèves et une de filles en ayant 55, que son territoire est « peu boisé, très accidenté à l'est, généralement platet uni dans les autres parties. Les cultures sont assez soignées dans cette commune dont les terres, légères et médiocres dans l'est, sont fertiles dans le sud » ; il indique aussi que l'église paroissiale, a pour saints patrons saint Paul et saint Pierre et saint Paul et « porte les dates de 1566, de 1640 et de 1660 » et qu'« une chapelle, dédiée à saint Antoine, est située près des ruines du vieux manoir de Kerisac », que « le château de Carnaba est remarquable par sa construction et par ses jardins dessinés par le célèbre Le Nôtre » et que « les manoirs de Goas Hamon et de Kernilien sont devenus de simples fermes »[34].
Le un accident de chemin de fer dû à la rupture d'un essieu d'un wagon d'un train de marchandises venant de Brest provoqua un déraillement endommageant gravement sept wagons ainsi que la voie ferrée à hauteur de la commune de Plouisy[35]. Un autre déraillement d'un train de marchandises se produisit le à hauteur du pont de Saint-Antoine, entraînant la mort du chef du train tandis que le chauffeur et le mécanicien étaient grièvement blessés[36].
En 1880 et 1881 plusieurs journaux se font l'écho de pressions électorales et d'achats de voix à Plouisy en faveur d'Auguste Ollivier, député monarchiste, lequel fut d'ailleurs réélu[37]. « De graves faits de corruption électorale ont été relevés à la charge des partisans des deux candidats. Le candidat élu, Auguste Ollivier, a avoué avoir dépensé 21 200 francs, et le frère du candiadat républicain, M. Jean-Marie Le Huéron, reconnait avoir fait pour 8 ou 10 000 francs de largesses. C'est pour avoir fait plus grand que M. Ollivier a été élu. Un de ses agents électoraux a prononcé à cet égard une parole caractéristique, le jour du vote, à Plouisy : « M. Ollivier, a-t-il dit, l'emportera aujourd'hui car les républicains n'ont pas de quoi donner à boire». Ainsi la majorité des suffrages était acquise à ceux qui donnaient le plus à boire ! »[38].
La tour et la flèche de l'église paroissiale, ainsi que quatre cloches, furent le [39].
Le XXe siècle
[modifier | modifier le code]La Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le monument aux morts de Plouisy porte les noms de 101 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi les victimes, par exemple quatre soldats sont morts en Belgique (Francisque Le Dû, mort le à Jemeppe-sur-Sambre et Emmanuel Le Jan le même jour à Maissin, premiers morts de la guerre de la commune, Louis Le Merdy le ä Langemark et Charles Le Gall, mort le à Nieuport) ; Jean Bellec le à Het Sas (Pays-Bas) ; 4 au moins sont morts dans le naufrage de leur bateau : Louis Toudic le sur le cuirassé Suffren, Jean Hamon le sur le chalutier armé Noëlla, Yves Le Goff le ) sur le chalutier armé Amérique et Joseph Omnès le sur le cargo Longwy) ; Pierre Auffret, tué à l'ennemi en 1916 dans l'actuelle Macédoine du Nord ; de nombreux soldats sont morts sur le sol français, comme le comte Bertrand de Rougé, mort des suites de ses blessures le à Ham (Somme) ; Yves Malegol est mort de maladie contractée en service le dans un hôpital complémentaire de Redon, donc plusieurs mois après l'armistice ; les circonstances des décès de nombreuses victimes ne sont pas précisées[40].
L'Entre-deux-guerres
[modifier | modifier le code]-
Plouisy ː l'église et le monument aux morts vers 1925 (carte postale).
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Plouisy ː l'église et le cimetière vers 1925 (carte postale).
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Plouisy ː sortie de messe vers 1925 (carte postale).
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Plouisy ː la chapelle Saint-Antoine vers 1925 (carte postale).
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Plouisy ː le château de Carnabat [Kernabat] vers 1925 (carte postale).
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Plouisy ː le moulin de Carnabat vers 1925 (carte postale).
Le journal L'Humanité dénonce en 1932 l'emprise foncière persistante des familles nobles dans la région, écrivant notamment : « La famille de Rougé est (..) très avantagée. C'est par centaines, peut-être par milliers, que dans le Finistère, les Côtes-du-Nord, l'Ille-et-Vilaine, elle possède des fermes... Rien que dans la région de Plougonver et Plouisy, un des hobereaux de la famille de Rougé exploite 150 fermiers »[41].
En octobre 1937 furent célébrées les noces d'or sacerdotales de l'abbé Coadic, recteur de Plouisy depuis 32 ans ; parmi les personnes présentes se trouvait Dom Benoît, abbé de Notre-Dame de la Trappe du Phare, qui avait fait le voyage depuis le Japon et avait la particularité d'avoir été, alors qu'il s'appelait M. Morvan, un instituteur public anticlérical de Plouisy avant de se convertir et d'apprendre le latin grâce à l'abbé Cadic[42].
La Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le monument aux morts de Plouisy porte les noms de 16 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; parmi les victimes Guillaume Morvan, tué à l'ennemi le aux Pays-Bas ; Désiré Henry, Jean Le Gall, François Le Guen et Roger Terpraut sont morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; Yves Le Bouder, quartier-maître, est mort le dans le naufrage de l'aviso Vauquois, Albert Philippe, caporal du 241e régiment d'infanterie, sapeur, est mort le à l'hôpital du Val de Grâce à Paris ; Louis Le Rolland est mort accidentellement le ä Palmyre (Syrie)[40].
Le maquis de Kerprigent (environ 350 hommes), en Plouisy, fut à l'origine de nombreuses opérations de sabotages et d'embuscades. Au moins 13 de leurs membres furent tués dans divers combats (dont 3 (Pierre Piriou, Jean Duguay et Henri Cozannet) à Landebaëron le après avoir été atrocement torturés, 3 à Lézardrieux (Jean Lorgeré et un résistant russe au nom inconnu, appelé Grégory lors des combats pour la libération de la ville le et René Par le ), 1 (Louis Laurent) à Languidic, 1 (Roger Pierres) à Plouisy et 3 en déportation ; les précisions concernant leur décès manquant pour trois autres résistants : Robert Richard, René Boinet et Yves André)[43]. Une stèle commémore la mémoire des trois résistants (Léontine Le Gall[Note 8], Albert Kervern[Note 9] et Benjamin Mansec[Note 10]) morts en déportation en 1945[44].
L'après Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]En octobre 1949, réparant une cheminée, un habitant de Plouisy, Le Peuch, trouva sous une pierre 49 louis d'or enveloppés dans un chiffon[45].
Un soldat originaire de Plouisy (Joseph Martin) est mort pour la France pendant la guerre d'Algérie[40].
Des arrêtés oréfectoraux en date des et ont rattaché à la commune de Guingamp une partie de celle de Plouisy[46].
Le XXIe siècle
[modifier | modifier le code]En 2025, un projet d'implantation de ferme-usine de saumons porté par des Norvégiens de Smart Salmon est définitivement enterré en raison du refus de cette implantation par le maire de la commune[47].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[52].
En 2023, la commune comptait 2 007 habitants[Note 12], en évolution de +1,36 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]-
Chapelle Saint-Antoine.
-
Château de Kernabat.
-
Ruines du manoir de Kérisac.
- Château de Kernabat, inscrit au titre des monuments historiques[55].
- Manoir de Kérisac, inscrit au titre des monuments historiques[56].
- Chapelle Saint-Antoine, inscrite au titre des monuments historiques[57].
- Église Saint-Pierre.
Personnalités liées
[modifier | modifier le code]- René-Joseph Urvoy (1766-1792), bienheureux catholique français ;
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Personnes en âge de communier.
- ↑ Un prêtre habitué est un prêtre vivant dans la paroisse, mais sans fonction officielle.
- ↑ René Joseph Urvoy, né le , trève de Saint-Michel.
- ↑ Célestine Léontine Le Gall, résistante communiste, déportée au camp de concentration de Ravensbrück où elle meurt le .
- ↑ Albert Kervern, déporté, exécuté le dans la gravière de Wüilknitz (Allemagne)
- ↑ Benjamin Mansec, dénoncé pour détention d'armes, déporté Nacht und Nebel au camp de concentration de Hinzert, mort le en Thuringe).
- ↑ Jean Baptiste Mahé, né le à Saint-Agathon, décédé.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Plouisy » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Sandre, « le ruisseau de Prat-an-lan ».
- ↑ Sandre, « le Trégonneau ».
- ↑ Sandre, « le Poirier ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Kerprigent ».
- ↑ « Fiche communale de Plouisy », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Trieux ».
- ↑ Sandre, « Le Théoulas ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Plouisy et Lanleff », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lanleff », sur la commune de Lanleff - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Lanleff », sur la commune de Lanleff - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Guingamp », sur insee.fr (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Guingamp », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Plouisy ».
- ↑ Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992
- ↑ Joseph Noulens, Maison de Gicquel, notice historique et généalogique, Paris, J. B. Dumoulin, (lire en ligne), p. 108
- Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 3, Nantes, Vatar Fils Aîné, (lire en ligne), p. 423.
- ↑ Sigismond Ropartz, Guingamp et le pèlerinage de Notre-Dame de Bon-Secours, Guingamp, Périssé, (lire en ligne), p. 70.
- ↑ Comité des travaux historiques et scientifiques (France). Section des sciences géographiques et de l'environnement, Bulletin de la Section de géographie / Comité des travaux historiques et scientifiques : Liste des anciennes paroisses et trèves en bordure des anciens diocèses dans les Côtes-du-Nord et aux abords de ce département, Paris, Imprimerie nationale, , p. 131.
- ↑ « Cahiers de doléances : collection numérique » Paroisses et succursales » Plouisy » Délibération », sur recherche.archives.cotesdarmor.fr (consulté le ).
- ↑ « Cahiers de doléances : collection numérique » Paroisses et succursales » Plouisy » Transcription », sur recherche.archives.cotesdarmor.fr (consulté le ).
- Église catholique. Diocèse (Saint-Brieuc), Le diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents : Plouisy, vol. 1, Saint-Brieuc, R. Prud'homme, 1894-1899 (lire en ligne), p. 324-325
- ↑ A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 2, Rennes, Deniel, (lire en ligne), p. 341.
- ↑ Joachim Gaultier du Mottay, Géographie départementale des Côtes-du-Nord : rédigée sur les documents officiels les plus récents, Saint-Brieuc, Guyon frères, (lire en ligne), p. 442-443.
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