Le Cours
| Le Cours | |||||
Mairie de Le Cours. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Morbihan | ||||
| Arrondissement | Vannes | ||||
| Intercommunalité | Questembert Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Raymond Houeix 2020-2026 |
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| Code postal | 56230 | ||||
| Code commune | 56045 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
697 hab. (2023 |
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| Densité | 45 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
16 444 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 44′ 33″ nord, 2° 30′ 00″ ouest | ||||
| Altitude | 87 m Min. 27 m Max. 106 m |
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| Superficie | 15,63 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Vannes (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Questembert | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | Site perso sur la commune | ||||
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Le Cours [lə kuʁ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.
Géographie
[modifier | modifier le code]Situation
[modifier | modifier le code]Le Cours est situé en limite sud des landes de Lanvaux et de la grande forêt de Molac. Un circuit de randonnée descend sur la vallée de l’Arz. Il passe à la chapelle de Priziac, implantée au XIIe siècle, remaniée au fil des siècles suivants.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Arz, le Pont Drémo[1], le ruisseau de la Louisiane[2], les Landriaux[3] et divers autres petits cours d'eau[4],[Carte 1].
L'Arz, d'une longueur de 66 km, prend sa source dans la commune de Plaudren et se jette dans l'Oust à Saint-Jean-la-Poterie, après avoir traversé 15 communes[5].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 900 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleucadeuc à 10 km à vol d'oiseau[12], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 907,2 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 2].
Écarts et lieux dits
[modifier | modifier le code]- Carado, Carane, Caranre, Coetdigo* Coquily, Gros Balai (Balae), Kerbernard, Kerbranquet, Kerjafrio
- Kerliguen, Kerlogne, Kermelin, Kerolivier
- La Cocharderie, la Croix Mahe, la Noe Prio, La rabine
- Le Pont de Molac, le Prodo, Pont Drean, Quespal
- Tremelo
- La Renauderie, le Grand Pâtis, Beausoleil
- Les Landréaux, la Forêt, le Grand Brûlon, l'Ermitage, le Guéhélu,
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Le Cours est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (52,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,7 %), zones agricoles hétérogènes (37,2 %), terres arables (10,5 %), prairies (5,9 %), zones humides intérieures (2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,6 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous la forme Le Cours en 1427[20].
Il s'agit d'un toponyme roman[21] qui procède de la francisation du mot breton ar parh[22],[réf. à confirmer].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Ar C'hour[23] et se prononce [ər xur][20].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 60,0 % des toponymes de la commune sont bretons[24].
Histoire
[modifier | modifier le code]Plusieurs stèles de l'âge du Fer ont été mises au jour sur le territoire de la commune. Deux d'entre elles, découvertes dans le bourg, sont désormais visibles au Clozo en Larré[25].
Rattachée à Molac jusqu'en 1839, Le Cours devient commune à part entière le . La dénomination administrative actuelle est une abréviation de l'appellation traditionnelle Le Cours-de-Molac.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1936. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].
En 2023, la commune comptait 697 habitants[Note 4], en évolution de +4,03 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Château de Trégoët
[modifier | modifier le code]Situé sur les bords de l'Arz, le château de Trégoët (Tregoet) était la demeure des seigneurs de Molac (paroisse proche). Guy Ier de Molac, le plus ancien membre connu de la famille, vivait là vers 1200. Le château était important dès le XIVe siècle. C'était le « siège féodé » du sénéchal ou maître d'hôtel des vicomtes de Rohan. Sa chapelle, du côté oriental de la cour, entre la maison principale et le pavillon des archives, fut bâtie en 1327 et restaurée en 1627. Abandonnée à la Révolution, elle a été démolie au XIXe siècle.
Par alliance, le lieu passa aux Rieux en 1411, puis a un cousin de la famille Guyon de la Chapelle (1419), à nouveau par mariage aux Rosmadec au XVIe siècle. En 1700, un de leurs cousins, René Alexis Le Sénéchal de Kercado recueille la succession, et sa famille conserve Trégoët jusqu'au XIXe siècle. Il est ensuite à la famille de Sivry, qui le possède toujours. Vers 1910 M. de Sivry fait démonter l'édifice en mauvais état, pour reconstruire son château de Villeneuve en Pleucadeuc. Il subsiste cependant des vestiges assez importants à Trégoët. Les communs abritent une exploitation agricole.
Trégoët est maintenant dans la commune de Le Cours et ses restes sont visibles à 1,5 km au sud-est du bourg, à la limite des communes de Molac et de Larré.
- Extrait du livre de Charles Floquet, Dictionnaire des châteaux et manoirs du Morbihan, chez Yves Floch imprimeur-éditeur Mayenne.
Église Notre-Dame
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Héraldique
[modifier | modifier le code]Les armoiries de Le Cours se blasonnent ainsi : |
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Émile Coué (1857-1926), auteur de la méthode du même nom : son père, Exupère Coué de La Chataigneraie, est originaire de le Cours, auparavant avant 1932 Le Cours-de-Molac était un lieu dit rattaché à la commune de Molac.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique du Cours » sur Géoportail (consulté le 14 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Sandre, « le Pont Drémo »
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Louisiane »
- ↑ Sandre, « les Landriaux »
- ↑ « Fiche communale du Cours », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
- ↑ Sandre, « l'Arz »
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Le Cours et Pleucadeuc », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pleucadeuc », sur la commune de Pleucadeuc - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pleucadeuc », sur la commune de Pleucadeuc - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Vannes », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- (br) Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, vol. Corpus, Ar Releg-Kerhuon, An Here, , 256 p. (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620), p. 52
- ↑ Erwan Vallerie, Traité de toponymie historique de la Bretagne, Le Relecq-Kerhuon, An Here, , 560 p. (ISBN 978-2-86843-153-0), p. 438
- ↑ « Étymologie et Histoire du Cours », sur infobretagne.com (consulté le ).
- ↑ Office public de la langue bretonne, « Le Cours », sur Kerofis (consulté le )
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 346
- ↑ Patrick Galiilou et alii, Carte archéologique de la Gaule : Morbihan - 56, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , p. 121
- ↑ « Au Cours, Raymond Houeix installé pour un deuxième mandat », sur Le Télégramme, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de l'Office de Tourisme Rochefort-en-Terre Tourisme, Pays de Questembert
- Site perso sur la commune
- Le Cours sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
