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Le Guerno

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Le Guerno
Le Guerno
Mairie du Guerno.
Blason de Le Guerno
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité Communauté de communes Arc Sud Bretagne
Maire
Mandat
Gérard Guillotin
2020-2026
Code postal 56190
Code commune 56077
Démographie
Gentilé Guernotais, Guernotaise
Population
municipale
989 hab. (2023 en évolution de +2,06 % par rapport à 2017)
Densité 101 hab./km2
Population
unité urbaine
14 875 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 02″ nord, 2° 24′ 25″ ouest
Altitude 70 m
Min. 45 m
Max. 86 m
Superficie 9,75 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Muzillac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la commune

Le Guerno (prononcé [lə ɡɛʁno] ou [lə ɡɥɛʁno]) est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

En 1994, la commune a obtenu le label Communes du patrimoine rural de Bretagne pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager[1].

Géographie

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Communes limitrophes du Guerno
Limerzel
Noyal-Muzillac Guerno Péaule
Marzan

La commune est située au sud-est du département du Morbihan. Les communes les plus proches sont Noyal-Muzillac et Péaule. Sur la commune se trouvent le parc zoologique de Branféré et l'École Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Pont Noyal et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[6]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 865 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arzal à 8 km à vol d'oiseau[9], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,0 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 1].

Au , Le Guerno est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (34,1 %), zones agricoles hétérogènes (31,1 %), prairies (24,3 %), forêts (5,7 %), zones urbanisées (4,9 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

En 1994, la commune a obtenu le label Communes du patrimoine rural de Bretagne pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager[1].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Guernou en 1160[17] et Le Guernou en 1427[18].

Il procède du breton gwern pour « aulnes »[19] ou « marais »[20]. Selon Erwan Vallerie, Le Guerno appartient à un ensemble de toponymes bretons pluriels en ou/o, dont l’article est généralement traduit en singulier masculin dans leur équivalent français. L'usage de l'article devant le nom résulterait d'une influence française sur la mode toponymique bretonne, exercée par l'intermédiaire de la langue bretonne[21].

En gallo, la langue d’usage traditionnelle de la région, la prononciation de la localité a été rapportée par Henri-François Buffet sous la forme Le Djuerno dans son ouvrage de 1954[22],[18].

La forme bretonne actuelle proposée pour la localité par l'Office public de la langue bretonne est Ar Gwernoù[23]. Cette forme est attestée depuis 1993[24],[23] et figure notamment dans une édition de 1997 du dictionnaire français-breton de Roparz Hemon et Ronan Huon[25], dans l'ouvrage de toponymie d'Hervé Abalain[20] et sur Geobreizh.com[26].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 83,3 % des toponymes de la commune sont bretons[27].

Deux dépôts de monnaies romaines, découverts en 1850 et en 1878, ont été mis au jour sur le territoire de la commune. Plusieurs vestiges romains ont par ailleurs été signalés au Boischarmé ainsi qu'au nord du bourg actuel. Enfin, une série d'une vingtaine de tombelles a été recensée au lieu-dit du Glétin[28].

Les Hospitaliers y fondent au XIIe siècle une « Hostellerie » de Saint Jean destinée à offrir le gîte et le couvert aux pèlerins de Saint-Jacques et une chapelle destinée à abriter un fragment de la Vraie Croix.

À l'origine, trève de la paroisse de Noyal-Muzillac, Le Guerno devient commune en 1790 et paroisse autonome en 1802.

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1966 mars 1989 Pierre Bocéno    
mars 1989 mars 2008 Paul Jéhanno    
mars 2008 mars 2014 Aline Serazin    
mars 2014[29]
Réélu en 2020[30]
en cours Gérard Guillotin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2023, la commune comptait 989 habitants[Note 2], en évolution de +2,06 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
402380508520525545508527512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
509513540553576602606604629
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
553588575546602579529539481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
517470469512580582717896960
2021 2023 - - - - - - -
983989-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine

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Lieux et monuments

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L'église Sainte-Anne.
Le château de Branféré.
  • L'église Sainte-Anne a été classée au titre des Monuments Historiques en 1971[35]. De la chapelle construite au XIIe siècle ne demeurent probablement que les fondations et quelques pierres réemployées dans la construction de l'église actuelle qui est datée des XVe et XVIe siècles. En effet, des travaux importants sont réalisés entre 1580 et 1590 dans le style Renaissance et en particulier une église extérieure, au sud, avec chaire, stalles, bénitier et autres éléments pour les célébrations lors de pèlerinages importants.
  • Croix de cimetière du Guerno, classée au titre des Monuments Historiques en 1925.

Ce calvaire-autel porte une colonne monolithe cannelée de 5 mètres de haut surmontée d'une croix en granit de Kersanton réalisée en 1889.

Héraldique

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Blason de Le Guerno Blason
Taillé d'argent à la croix alésée pattée de gueules, et de gueules à la croix de Malte d'argent, au canton senestre du chef de gueules à trois macles d'argent[36].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune

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La commune est jumelée avec Yvecrique, Seine-Maritime, Normandie.

Notes et références

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique du Guerno » sur Géoportail (consulté le 14 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. a et b Les communes du patrimoine rural de Bretagne sur le site Tourisme Bretagne.
  2. « Fiche communale du Guerno », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  4. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  5. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  6. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
  7. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  8. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Le Guerno et Arzal », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Arzal », sur la commune d'Arzal - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Arzal », sur la commune d'Arzal - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  17. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1036.
  18. a et b (fr + br) Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, vol. Corpus, Ar Releg-Kerhuon, An Here, , 560 p. (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620, lire en ligne), p. 72
  19. Bernard Tanguy, Les noms de lieux bretons, Rennes, Studi / CRDP, , p. 107
  20. a et b Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, (ISBN 978-2-87747-482-5), p. 71
  21. Erwan Vallerie, Traité de toponymie historique de la Bretagne, Tome III, Le Relecq Kerhuon, An Here, , 560 p. (ISBN 2868431534), p. 437-444
  22. Henri-François Buffet, En Haute-Bretagne. Coutumes et traditions d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-du-Nord Gallèses et du Morbihan Gallo, au XIXe siècle, Paris, Librairie Celtique, , 378 p., p. 357,362
  23. a et b « Le Guerno − KerOfis − Portail numérique de la langue bretonne », sur niverel.brezhoneg.bzh (consulté le )
  24. Il existe une attestation Ar Gwernou de 1985
  25. Roparz Hemon et Ronan Huon, Dictionnaire breton-français, français-breton, al Liamm, (ISBN 978-2-7368-0052-9), p. 1357
  26. « Nom des villes bretonnes en breton - Geobreizh », (consulté le )
  27. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 355
  28. Patrick Galliou et alii, Carte archéologique de la Gaule: 56. Morbihan, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 445 p. (ISBN 978-2-87754-238-8), p. 144
  29. « Municipales au Guerno. Gérard Guillotin prend le fauteuil de maire », Ouest-France, 31 mars 2014
  30. « Le Guerno. Respect et écoute sont les valeurs du maire », Ouest-France, 28 mai 2020
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  35. Notice no PA00091255, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Commune de charme et d'histoire dans le Morbihan », sur Le Guerno, (consulté le ).

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Articles connexes

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Liens externes

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