Le Perron
| Le Perron | |
L'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Saint-Lô |
| Intercommunalité | Saint-Lô Agglo |
| Maire Mandat |
Yves Anquetil 2020-2026 |
| Code postal | 50160 |
| Code commune | 50398 |
| Démographie | |
| Gentilé | Perronnais |
| Population municipale |
188 hab. (2023 |
| Densité | 40 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 03′ 09″ nord, 0° 54′ 05″ ouest |
| Altitude | Min. 92 m Max. 180 m |
| Superficie | 4,66 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Condé-sur-Vire |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Le Perron est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 188 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]La commune est à l'est du pays saint-lois, à proximité du Bocage virois et du Bessin. Son petit bourg est à 7 km à l'est de Torigni-sur-Vire, à 8,5 km au nord-ouest de Saint-Martin-des-Besaces, à 9 km à l'ouest de Caumont-l'Éventé et à 19 km au sud-est de Saint-Lô[1].
Le territoire est bordé au nord par la route départementale no 13 reliant Torigni-sur-Vire à l'ouest à Caumont-l'Éventé à l'est. Il est encadré à l'ouest par la D 213 menant au sud vers Placy-Montaigu, et à l'est par la D 190 permettant de rejoindre au sud-est Dampierre et au nord Biéville. Situé sur cette voie, le hameau de Bellée est également relié à Biéville par la D 291 via la Forge Bailleul. Le bourg est accessible par la D 213E3 qui le relie à la D 213 et par des voies communales. L'accès à l'A84 est à Saint-Martin-des-Besaces (sortie 41) à 8 km au sud-est, par Dampierre.
Le Perron est dans le bassin de la Vire, par son sous-affluent la Drôme qui délimite le territoire à l'est. Les eaux de la majeure partie du territoire sont collectées par un court affluent qui fait fonction de limite au sud-est.
Le point culminant (180 m) se situe à l'extrême sud-ouest, près du lieu-dit la Catonnerie. Le point le plus bas (92 m) correspond à la sortie de la Drôme du territoire, au nord-est. La commune est bocagère.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Drôme, le cours d'eau 01 de Bellée[3], le fossé 01 de la Ferme de la Lande[4], le fossé 01 de l'Hôtel Moulin[5], le fossé 01 du Bos[6], le fossé 02 du Bos[7] et un autre petit cours d'eau[8],[Carte 1].
La Drôme, d'une longueur de 58 km, prend sa source dans la commune de Souleuvre en Bocage et se jette dans l'Aure à Maisons, après avoir traversé 26 communes[9].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[13]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 934 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Condé-sur-Vire à 10 km à vol d'oiseau[16], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 956,7 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Le Perron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20] et hors attraction des villes[21],[22].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (56,1 %), terres arables (42,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes le Perron en 1288[24], ecclesia du Perron en 1350[24].
Dérivé du latin petra (« pierre »), l'ancien français perron, « grosse pierre », serait à l'origine du toponyme[25]. De l'oïl perron aux nombreux sens ; « gros bloc de pierre, dolmen, banc de pierre, palier devant une porte d'une église »[24].
Le gentilé est Perronnais.
Histoire
[modifier | modifier le code]En 1789, dans les cahiers de doléances les habitants du Perron (onze signatures) se plaignent que « l'argent des impôts était employé pour les routes des châteaux alors qu'il aurait été mieux utilisé à achever le « grand chemin » de Caen à Torigny pour transporter le bois, le cidre et la chaux »[26].
La commune s'associa avec une trentaine d'autres autour de Torigni et Vire à une fondation créée en 1838 à l'initiative du prince de Monaco, Honoré V Grimaldi, pour enrayer la pauvreté[26].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Le conseil municipal est composé de dix membres (pour onze sièges) dont le maire et deux adjoints[28].
Élections
[modifier | modifier le code]Particularité civique : lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2002, la commune a enregistré un taux de participation de 100 % pour 95 inscrits[29].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[31].
En 2023, la commune comptait 188 habitants[Note 4], en évolution de −9,18 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Le Perron a compté jusqu'à 505 habitants en 1821.
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Notre-Dame-de-la-Visitation des XIIIe, XVIIe – XXe siècles. L'édifice, de plan classique en forme de croix et avec un clocher en façade de la nef, abrite un maître-autel (XVIIIe), une chaire à prêcher (1705), des fonts baptismaux en granit, un groupe sculpté l'éducation de la Vierge du XVIe, des stalles du XVIIIe, une verrière du XXe de G. Lecomte (Bayeux), un lustre du XIXe)[26].
- Croix de cimetière du XVIIIe siècle.
-
L'église et la croix de cimetière. -
Le chœur de l'église. -
Le monument aux morts.
Activité et manifestations
[modifier | modifier le code]- Vide-greniers début juillet.
- Fête patronale de la Sainte-Anne début août.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 168.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 349.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique du Perron sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique du Perron » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de Bellée ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la Ferme de la Lande ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de l'Hôtel Moulin ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 du Bos ».
- ↑ Sandre, « le fossé 02 du Bos ».
- ↑ « Fiche communale du Perron », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Drôme »
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Le Perron et Condé-sur-Vire », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Condé Sur Vire_sapc », sur la commune de Condé-sur-Vire - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Condé Sur Vire_sapc », sur la commune de Condé-sur-Vire - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur Le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 1120.
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2, BNF 36174448), p. 196.
- Gautier 2014, p. 349.
- ↑ « Le maire Yves Anquetil brigue un quatrième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- Réélection 2020 : « Yves Anquetil maire pour un cinquième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Le site officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales - Le Perron » (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
