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Lycalopex

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Renards d’Amérique du Sud

Lycalopex
Description de cette image, également commentée ci-après
De gauche à droite et de haut en bas : un Culpeau, un Renard d'Aszara, un Renard gris d'Argentine et un Renard de Darwin.
5.333 –0 Ma
34 collections
Depuis le Miocène à l’Holocène (Présent).
Classification MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Canidae
Tribu Canini
Sous-tribu Cerdocyonina

Genre

Lycalopex
Burmeister, 1856

Répartition géographique

Description de l'image Lycalopex range.png.

Synonymes

  • Canis Molina 1782 (Protonyme)
  • Procyon G. Fischer, 1814
  • Vulpes W.C.L. Martin, 1837
  • Pseudalopex Burmeister, 1856
  • Pseudolycos R.A. Philippi, 1903
  • Eunothocyon J.A. Allen, 1905
  • Angusticeps Hilzheimer, 1906
  • Viverriceps Hilzheimer, 1906
  • Microcyon Trouessart, 1906
  • Pseudalopex Burmeister, 1856
  • Canis (Pseudalopex) Allen, 1895

Lycalopex, est un genre de mammifères carnivores de la famille des canidés, dont toutes les espèces sont originaires d’Amérique du Sud. Bien qu’ils soient désignés sous le nom vernaculaire de « Renards d’Amérique du Sud » en raison à leur apparence comparable, dû à un phénomène de convergence évolutive, ils sont phylogénétique très éloignés des canidés vulpoïdes (Vulpini) et des « vrais renards » (Vulpes), mais plus proche des Loups et des Chacals (Canina) au sein de la tribu des Canini.

L'espèce la plus commune est sans aucun doute le Chilla ou Renard gris d’Argentine (Lycalopex griseus). Ces animaux sont chassés en Argentine pour leur fourrure, et également du fait de leur réputation de « tueurs d'agneaux », réputation largement exagérée.

Le Culpeau (Lycalopex culpaeus), également désigné sous les appellations successives de « Chien », « Loup », « Chacal » puis « Renard de Magellan », est connu comme ayant fait l’objet d’un processus de domestication indépendant de celui du chien domestique, chez les populations autochtones de la terre de feu, aboutissant à la naissance du Chien des Fuégiens, aujourd’hui disparu.

Noms et étymologies

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Le nom actuellement privilégié, Lycalopex, vient du grec λύκος / lúkos, « loup » et alopex « renard », soit littéralement « loup renard ».

Celui donné auparavant à ce genre, Pseudalopex, venait aussi du grec : pseudo et alopex, littéralement « faux renard ». En 1895, Allen classa Pseudalopex comme un sous-genre du genre Canis, établissant la combinaison Canis (Pseudalopex), un nom encore utilisé dans le registre fossile.

L’anglais courant désigne ces différentes espèces sous la dénomination espagnole de « zorro » (renard), mais même dans cette langue, il existe encore quelques réserves quant à la pertinence du mot « renard » pour des raisons taxonomiques. Dans les langues occidentales d’Amérique du Sud que sont l’espagnol, le portugais et l’italien, les espèces de ce genre disposent de dénominations alternatives propres, issues des langues autochtones locales (ex : Culpeo, Jaguapitango, Chilla, Aguarachay…), qui se retrouvent parfois dans la littérature francophone.

Liste des espèces

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Le genre compte six espèces selon la majorité des auteurs. Selon Mammal Diversity Database (5 octobre 2025)[1], ITIS (15 déc. 2012)[2], Catalogue of Life (15 déc. 2012)[3] et NCBI (15 déc. 2012)[4] En 1914, Oldfield Thomas établit le genre Dusicyon, dans lequel il inclut ces espèces. Ils furent ensuite reclassés dans le genre Lycalopex (par l’intermédiaire de Pseudalopex) par Langguth en 1975[5]

Espèce (nom binominal, nom vernaculaire et auteur) Répartition géographique Statut UICN mondial
Lycalopex culpaeus

(Culpeau ou Renard de Magellan)
Molina, 1782

Équateur et Pérou jusqu’au sud de la Patagonie et la Terre de Feu

(LC)
Lycalopex fulvipes

(Renard de Darwin ou de Chiloé)
Martin, 1837

Parc national Nahuelbuta (Région d’Araucanie), Cordillère côtière de Valdivia (Région des Fleuves) et Île de Chiloé (Chili)

(EN)
Lycalopex griseus

(Renard gris d’Argentine ou Chilla)
Gray, 1837

Argentine et Chili

(LC)
Lycalopex gymnocercus

(Renard d’Azara ou Aguarachay)
Fischer, 1814

Nord et centre de l’Argentine, Uruguay, est de la Bolivie, Paraguay et sud du Brésil

(LC)
Lycalopex sechurae

(Renard de Sechura ou du désert austral)
Thomas, 1900

Centre-ouest et nord-ouest du Pérou, y compris le désert de Sechura, et sud-ouest de l’Équateur

(NT)
Lycalopex vetulus

(Renard chenu ou du Brésil)
Lund, 1842

Centre-sud du Brésil

(NT)
Canis (Pseudalopex) australis

(Espèce fossile)
Kerr, 1792

Formation de Vorohué, Argentine (Uquien–Ensenadien)

Phylogénie

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Le cladogramme suivant illustre les relations évolutives entre les différentes espèces de Lycalopex, d’après une analyse moléculaire des séquences de la région de contrôle de l’ADN mitochondrial[6].

Cerdocyonina


Speothos




Chrysocyon



Dusicyon







Lycalopex

Lycalopex vetulus




Lycalopex sechurae





Lycalopex fulvipes



Lycalopex gymnocercus





Lycalopex culpaeus



Lycalopex griseus







Cerdocyon thous





Atelocynus microtis




Description

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Physionomie

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Les membres de ce genre sont généralement de taille moyenne, mesurant de 53 à 120 cm de longueur corporelle et pesant de 4 à 13 kg. La plus grande espèce est le Culpeau (L. culpaeus), tandis que la plus petite est le renard de Sechura (L. sechurae). Le pelage est dense, avec un sous-poil fourni et de longs poils de garde. La coloration est généralement d’un gris agouti, avec des nuances d'ocre et de fauve sur le dos, tandis que la tête, le cou et les oreilles sont roussâtres. L’abdomen et la poitrine sont souvent plus clairs, et la queue est longue et fournie, terminée par une pointe noire. Les molaires sont bien développées, mais les carnassières sont relativement courtes[7],[8]. Ils se distinguent des vrais renards, auxquels ils ressemblent superficiellement, par leurs pupilles circulaires (et non elliptiques) et leurs queues très longues, touchent le sol[9].

Comportement

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Ces canidés sont principalement nocturnes. Leurs vocalisations sont décrites comme des hurlements ou des aboiements, audibles surtout la nuit pendant la saison des amours. Les Lycalopex sont monogames et donnent naissance, après une gestation de 55 à 60 jours, à quatre ou cinq petits par portée. Le mâle participe aux soins parentaux[7].

Les Lycalopex occupent une grande variété d’habitats : L. sechurae vit dans les vastes déserts de sable, le chilla (L. griseus) dans les plaines et bosquets, l’Aguarachay (L. gymnocercus) dans les pampas, les collines, les déserts et les forêts ouvertes, et L. culpaeus dans les zones montagneuses jusqu’à 4 500 mètres d’altitude. Leurs tanières se trouvent généralement entre les rochers, sous les arbres, dans les buissons ou dans des terriers creusés par d’autres animaux tels que les tatous ou les viscaches des montagnes. Ils ont un régime alimentaire omnivore : leur régime alimentaire comprend des rongeurs, des lagomorphes, des oiseaux, des lézards, des grenouilles, des insectes, des fruits et de la canne à sucre[7].

Relations avec l’Homme

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Les renards d’Amériques du sud sont chassés en Argentine pour leur fourrure douce et résistante. Ils sont également souvent accusés d’être des « tueurs d’agneaux » : dans son journal relatant son célèbre voyage de 1952 avec le jeune Che Guevara Alberto Granado mentionne des discussions avec des ouvriers saisonniers employés dans de vastes exploitations ovines. Ceux-ci lui racontèrent qu’une campagne d’extermination des renards avait été menée avec succès par les propriétaires terriens, ces derniers accusant les animaux de s’en prendre aux agneaux. Les éleveurs offraient une prime d’un peso pour le corps d’un renard mâle mort, et jusqu’à cinq pesos pour une femelle, une somme importante pour des travailleurs pauvres au début des années 1950. En quelques années, les renards devinrent pratiquement éteints dans une grande partie de l’Argentine[10].

Notes et références

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  1. ASM Mammal Diversity Database, consulté le 5 octobre 2025.
  2. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 15 déc. 2012.
  3. Catalogue of Life Checklist, consulté le 15 déc. 2012.
  4. NCBI, consulté le 15 déc. 2012.
  5. Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le 2025-10-05.
  6. Ligia Tchaicka, Thales Renato Ochotorena de Freitas, Alex Bager, Stela Luengos Vidal, Mauro Lucherini, Agustín Iriarte, Andres Novaro, Eli Geffen, Fabricio Silva Garcez, Warren E. Johnson, Robert K. Wayne et Eduardo Eizirik, « Évaluation moléculaire de la phylogénie et de la biogéographie d’un groupe endémique récemment diversifié de canidés sud-américains (Mammalia : Carnivora : Canidae) », Genetics and Molecular Biology, vol. 39, no 3,‎ , p. 442–451 (PMID 27560989, PMCID 5004827, DOI 10.1590/1678-4685-GMB-2015-0189)
  7. a b et c (en) Ronald M. Nowak et al., Walker's Carnivores of the World, JHU Press, 2005, pp. 84–86, (ISBN 0801880335)
  8. (en) J. F. Eisenberg, Mammals of the Neotropics, Volume 3: Ecuador, Bolivia, Brazil, University of Chicago Press, 1989, p. 282, (ISBN 0226195422)
  9. Spencer Fullerton Baird, The mammals of North America: the descriptions of species based chiefly on the collections in the museum of the Smithsonian Institution, J. B. Lippincott & Company, 1859, p. 103
  10. Alberto Granado, Sur la route avec Che Guevara, Paris, L’Archipel, coll. « Archipoche », , 311 p. (ISBN 978-2841878130)

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Articles connexes

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Liens externes

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