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Matra R422

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Matra R422
Matra R422
Présentation
Type de missile Missile sol-air
Constructeur Matra
Développement 1954-1958
Statut Prototype
Caractéristiques
Nombre d'étages 2
Ergols Propergol solide
Masse au lancement 1 100 kg
Longueur 5,4 m
9,32 m en comptant l'accélérateur
Diamètre 0,4 m
Envergure m
Vitesse R422 Mach 2,8
R431 Mach 3,3
Portée R422 30 km
R431 100 km
Altitude de croisière R422 15 km
R431 22 km
Charge utile 100 kg à fragmentation
Guidage Électromagnétique semi-actif
Détonation Fusée de proximité

Le Matra R422 aussi appelé R422 est un missile sol-air de moyenne portée français à guidage électromagnétique semi-actif. Il est conçu par Matra à partir de 1954 mais ne dépassera pas le stade de prototype en raison de l'abandon de son programme de développement en 1958.

Marta développe le missile R422 en réponse au programme SA20 du Ministère de l'Air pour un missile sol-air longue portée (SALP) contre les bombardiers volant entre 3km et 20km d'altitude avec une vitesse maximale de Mach 2[1],[2].

Le premier tir du missile R422 est effectué en novembre 1954[3] sur la base aérienne 125 d'Istre[4]. Les premiers tirs guidés sont menés au printemps 1958 à Hammaguir et se déroulent avec succès sauf pour la phase d'acquisition de la cible, l'autodirecteur se révélant peu satisfaisant, pour un total de 40 exemplaires tirés[5].

Le programme est arrêté en août 1958 par l'intervention du général Jean Crépin qui décide d'adopter le missile MIM-23 Hawk fabriqué sous licence pour équiper l'armée de Terre[2]. Le missile R422 semble avoir inspiré le développement du missile SA-2 Guideline soviétique en raison de leur ressemblance[5].

Caractéristiques

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Le R422 est un missile sol-air d'une masse supérieure à 1100 kilos, long de 5,4 mètres[1] ou de 9,32 en comptant l'accélérateur initial, d'un diamètre de 40 centimètres et d'une envergure de 2 mètres[6].

Le missile est propulsé par deux étages de propergol solide dont un accélérateur initial tandis que la charge militaire à fragmentation fabriqué par Brandt pèse 100 kilos[6],[7]. Le missile est tiré depuis une remorque pouvant s'élever jusqu'à 90°[6],[7]. Le missile R422 atteint une vitesse de Mach 2,8 permettant une portée de 30 km et une altitude de 15 km[5].

Le guidage est permis par deux radar COTAL (COduite de Tir de l’Artillerie Lourde) de Thomson-Houston capables de détecter un avion à 64 km et de le poursuivre à 45 km. Le premier radar poursuit la cible tandis que le second poursuit le missile, la différence de position ainsi obtenue est étudiée par un ordinateur fournit par la SEA qui corrige la trajectoire du missile. Le guidage final se fait grâce à un autodirecteur électromagnétique semi-actif jusqu'au déclenchement de la fusée de proximité fournit par la SFENA[6],[8].

Le missile R422 évolut en plusieurs versions permetant d'améliorer le missile[9] :

Matra R422A
Première version utilisant un moteur de croisière SEPR 703 délivrant 290 kNs en 20 secondes et un propulseur d'appoint constitué par un groupe de trois moteurs SEPR 5051 délivrant chacun 410 kNs en 4.2 s.
Matra R422B1
Seconde version allongée utilisant un moteur de croisière SEPR 705 de performances identiques au précédent, mais avec un tube de flammes plus long et un propulseur d'appoint constitué d'un moteur unique de type SEPR 732 délivrant 880 kNs en 4.5 secondes.
Matra R422B2
Troisième version conservant le moteur de croisière du missile R422B1 mais avec un nouveau propulseur d'appoint constitué d'un moteur SEPR 734 délivrant 1020 kNs en 4 secondes.
Matra R422B3
Dernière version utilisant un moteur de croisière SEPR 706 délivrant 350 kNs en 24 seconde mais n'ayant jamais volé.

Le missile R422 est utilisé comme base pour d'autres missiles

Missile Matra R431
Missile développé par Matra sur la base du R422[6] et en même temps que ce dernier[10]. La propulsion du deuxième étage est assuré par un stratoréacteur produit par la SFECMAS permettant une vitesse de Mach 3,3 d'une portée de 100 km et d'une altitude de 22 km. Entre 1954 et 1958 sont réalisés 45 tirs, dont le record du monde de vitesse en vol vertical avec un vitesse de Mach 3,26[10].
Fusée-sonde Bélier
La fusée-sonde Bélier de Sud-Aviation est basée sur l'accélérateur initial Jérichos 1 du missile R422[11].

Exemplaire survivant

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Un missile R422 est exposé au musée européen de l'Aviation de chasse de Montélimar, il était auparavant installé devant la base aérienne 726 Nîmes-Courbessac[12].

Notes et références

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  1. a et b « MATRA R422 » [archive du ], sur meacmtl.com (consulté le )
  2. a et b « 1945 à 1958 : la création de l'industrie missilière », sur marc.mistral.free.fr (consulté le )
  3. « Matra et Parca - Encyclopedie des Armes », sur encyclopedie-des-armes.com (consulté le )
  4. Florent Bonnefoi, « Quand Istres faisait parler la poudre », sur www.laprovence.com, (consulté le )
  5. a b et c Belan et Mercillon 2006, p. 31
  6. a b c d et e « 1959 | 2935 | Flight Archive » [archive du ], sur www.flightglobal.com (consulté le )
  7. a et b « 1960 | 1361 | Flight Archive » [archive du ], sur www.flightglobal.com (consulté le )
  8. « Radar COTAL », sur artillerie.asso.fr (consulté le )
  9. MATRA R.422 and Surface-to-Air Missiles of the 1950s, from M.04 to R.422, Paper IAC-11.E4.3.06, Proceedings of the 45th IAC, Cape Town, 2011
  10. a et b Belan et Mercillon 2006, p. 32
  11. « Encyclopedia Astronautica Index: 1 », sur www.astronautix.com (consulté le )
  12. « MATRA MISSILE R 422 », sur MEAC MTL (consulté le )

Bibliographie

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  • Guillaume Belan et Patrick Mercillon, La Saga des missiles européens, 1946-1958 des engins très spéciaux, Paris, Editions TTU, (lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

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