QV60
| QV 60 Tombeau de Nebettaouy | |
| Tombeaux de l'Égypte antique | |
|---|---|
Peinture de la reine Nebettaouy devant le dieu Horus. Inspiré d'un dessin de Lepsius. | |
| Emplacement | Vallée des Reines |
| Découverte | vers 1826 |
| Découvreur | Robert Hay |
| Fouillé par | 1903-1904 Ernesto Schiaparelli |
| Classement | |
| Vallée des Reines | - QV60 + |
| modifier |
|
QV60[note 1] est un des tombeaux situé dans la vallée des Reines, dans la nécropole thébaine, sur la rive ouest du Nil face à Louxor en Égypte. Cette tombe est celle de Nebettaouy, la fille et grande épouse royale de Ramsès II[1],[2],[3].
Fouilles
[modifier | modifier le code]La tombe est accessible depuis environ 1826 car elle est déjà mentionnée par Robert Hay. Elle a été aussi mentionnée par John Gardner Wilkinson en 1828, Jean-François Champollion en 1828-1829, Karl Richard Lepsius (tombe 6) en 1844-1845 et qui en donne une brève description[4], Heinrich Karl Brugsch en 1854 et enfin Émile Prisse d'Avesnes dans les années 1860. Elle fut fouillée par la suite par Ernesto Schiaparelli (le directeur du Musée égyptologique de Turin) en 1903-1904. D'autres missions ont eu lieu dans la tombe par le CNRS et le Conseil suprême des Antiquités égyptiennes (SCA) (1981-1983, 1988-1991, 2008) et par le Getty Conservation Institute (GCI) et le SCA (2006-2008 et 2010-2013)[2],[3].
Description
[modifier | modifier le code]Le tombeau est creusé dans de la marne du côté nord de l'oued principal, cette marne constituant une partie d'un grand bloc géologique qui constitue la vallée. Cette tombe a été transformée en chapelle à l'époque copte. En conséquence, la disposition originale de la tombe n'est pas immédiatement apparente, compte tenu de la perte de plusieurs murs intérieurs séparant les chambres. On y accède par une rampe abrupte (A) menant à une chambre à piliers (C) avec voûte en berceau et une chambre latérale est (G) ; une autre petite chambre latérale (E) se trouve au nord-ouest et communique avec la chambre latérale arrière (L). Dans l'axe de l'entrée de la tombe, une porte (H) mène à une chambre centrale (I), avec une niche nord (J) et un accès à la grande chambre (N & P) et à la chambre latérale (L). Dans son état actuel, la tombe ne possède que les deux parties de murs subsistantes, de part et d'autre de la porte centrale (H). Toutes les chambres communiquent actuellement et sont accessibles par de multiples points non prévus à l'origine[2].
Sur le mur gauche de la première chambre, quarante-et-un juges sont représentés, chacun avec une plume sur la tête. Nebettaouy est représentée offrant une statue de Maât à une figure assise dont la coiffe est surmontée de deux plumes. Dans la deuxième chambre, Nebettaouy est présentée devant Horus et ici elle a les titres les plus élaborés : l'« Osiris », la « fille du roi », la « Grande épouse royale », la « Dame des Deux Terres », la « maîtresse de la Haute et de la Basse-Égypte »[5],[6].
Dans l'une des scènes, Nebettaouy porte une coiffure particulière : une couronne de vautour avec un uræus, surmontée d'un modius et supportant un certain nombre de fleurs. Cette coiffure spécifique n'est attestée que pour la reine Nebettaouy, la reine Iset (tombe QV51) - époque de Ramsès III - Ramsès IV) et la reine Tyti (tombe QV52) - XXe dynastie)[7]. Une version antérieure de cette couronne était portée par la princesse-reine Satamon, la fille-épouse d'Amenhotep III.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ QV pour Queen Valley (vallée des Reines).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Demas et Agnew 2012, p. 32.
- Demas et Agnew 2016, p. 378.
- (en) « QV60 »
- ↑ Denkmaeler aus Aegypten und Aethiopien nach den Zeichnungen der von Seiner Majestät dem Koenige von Preussen, Friedrich Wilhelm IV., nach diesen Ländern gesendeten, und in den Jahren 1842–1845 ausgeführten wissenschaftlichen Expedition auf Befehl Seiner Majestät, 13 vols, Berlin, Nicolaische Buchhandlung. (Reprinted Genève: Éditions de Belles-Lettres, 1972)
- ↑ Porter et Moss 1964, p. 766-767.
- ↑ Kitchen 1996.
- ↑ Sicklen 1974.
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « QV60 » (voir la liste des auteurs).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Martha Demas et Neville Agnew, Valley of the Queens Assessment Report, vol. 1 : Conservation and Management Planning, Los Angeles, Getty Conservation Institute, , 382 p. (lire en ligne) ;
- (en) Martha Demas et Neville Agnew, Valley of the Queens Assessment Report, vol. 2 : Assessment of 18th, 19th, and 20th Dynasty Tombs, Los Angeles, Getty Conservation Institute, , 518 p. (lire en ligne) ;
- (en) Bertha Porter et Rosalind Moss, Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Statues, Reliefs and Paintings : The Theban Necropolis, Part 2. Royal Tombs and Smaller Cemeteries, vol. I, Griffith Institute, ;
- (en) Kenneth Anderson Kitchen, Ramesside Inscriptions, Translated & Annotated, Translations, vol. II, Blackwell Publishers, ;
- (en) Van Sicklen, « A Ramesside Ostracon of Queen Isis », Journal of Near Eastern Studies, .