Simone Schloss
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Simone Schloss, née le à Radomyśl près de Cracovie et morte décapitée le à Cologne, est une résistante communiste membre des groupes armés de l’Organisation spéciale (O.S.)
Biographie
[modifier | modifier le code]Dans la résistance
[modifier | modifier le code]Militante à l’Union des jeunes filles de France et au Parti communiste avant la guerre, Simone Schloss continue ses activités politiques dans la clandestinité pendant l'Occupation. Elle est arrêtée avec d'autres camarades le lors d'une distribution du journal Avant-Garde et condamnée à 8 mois de prison[1].
Après sa libération, elle reprend la lutte contre l'occupant. Elle devient agent de liaison de Conrad Miret i Musté[2], organisateur des groupes armés de l'Organisation spéciale de la Main-d'œuvre immigrée. Elle transporte des tracts, ainsi que des armes et des explosifs pour les actions à mener[1].
Arrestation
[modifier | modifier le code]Arrêtée en , elle est jugée avec d’autres résistants en avril devant une cour martiale allemande, à la Maison de la Chimie à Paris[3]. Le procès, qui n'est qu'une parodie de justice, concerne vingt-sept combattants des Bataillons de la jeunesse et de l’Organisation spéciale.
Simone Schloss, comme son amie Marie-Thérèse Lefebvre, est graciée et sa peine est commuée en détention à vie, tandis que tous les hommes du groupe sont condamnés à mort[4]. Les deux femmes sont déportées en Allemagne[5]. Mais Simone Schloss, qui est juive, est transférée à Karlsruhe (Bade-Wurtemberg), puis à la forteresse d’Anrath (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), ensuite à la prison de Grefield et à celle de Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) où elle est guillotinée le .
Distinctions
[modifier | modifier le code]La mention « morte pour la France » a été attribuée à Simone Schloss le . Son acte de décès porte également la mention « morte en déportation », en vertu d'une décision du ministère de la Défense du .
Elle a été homologuée à titre posthume comme soldat de deuxième classe par les autorités militaires[1].
Hommage
[modifier | modifier le code]Le nom de Simone Schloss figure avec ceux des fusillés sur la plaque commémorative apposée 28 rue Saint-Dominique à la Maison de la Chimie[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Françoise Ramaut, Notice SCHLOSS Simone, Syma, fusilles-40-44.maitron.fr, 21 juin 2018.
- ↑ Claude Pennetier, Notice MIRET i MUSTÉ Conrado, fusilles-40-44.maitron.fr, 15 septembre 2014.
- ↑ « Procès de la Maison de la Chimie », sur www.resistance-ftpf.net (consulté le )
- ↑ hormis André Kirschen qui n'a que quinze ans.
- ↑ Base de données de la Fondation pour la mémoire de la déportation
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- André Rossel-Kirschen, Le Procès de la Maison de la Chimie, L’Harmattan, 2002
- Albert Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, Les Éditions sociales, 1968
Filmographie
[modifier | modifier le code]- * (en) « German military court trial of French resistance members », Holocaust Encyclopedia, United States Holocaust Memorial Museum : séquences d'archives filmées du procès de la Maison de la Chimie (avec évocation et images de Simone Schloss).
Article connexe
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressource relative à la vie publique :
- Résistante française
- Résistant communiste français
- Naissance en septembre 1920
- Naissance en Pologne
- Décès en juillet 1942
- Décès à Cologne
- Décès à 21 ans
- Personnalité exécutée par le Troisième Reich
- Victime de la Shoah en France
- Mort pour la France
- Mort en déportation
- Condamné à mort exécuté en Allemagne
- Condamné à mort guillotiné
- Décès dans le Troisième Reich