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Tramway de Lyon

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Tramway de Lyon
Image illustrative de l’article Tramway de Lyon
Logotype du tramway de Lyon.

Image illustrative de l’article Tramway de Lyon
Arrêt Beauvisage CISL a Lyon 8ème de la ligne 4 du tramway de Lyon

Situation Lyon, Auvergne-Rhône-Alpes
Drapeau de la France France
Type Tramway
Entrée en service (ancien réseau)
(réseau actuel)
Longueur du réseau 90,1 km (avec Rhônexpress)
Longueur additionnée des lignes 106,5 km (avec Rhônexpress)
Lignes 8 (avec Rhônexpress) + 2 en construction
Stations 115 (avec Rhônexpress)
Gares 4
Rames 73 Citadis 302
34 (+35 cdés) Citadis 402
6 Tango
Fréquentation 328 000 voy/j, 106,75 millions de voyages (2023), hors Rhônexpress
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire SYTRAL Mobilités
Exploitant RATP Dev Lyon
Site Internet www.tcl.fr
Slogan Bougez, vivez, aimez !
Vitesse maximale 70 km/h (TCL)
100 km/h (Rhônexpress)
Lignes du réseau Tramway de Lyon Ligne T1 Ligne T2 Ligne T3 Ligne T4 Ligne T5 Ligne T6 Ligne T7 Ligne Rhônexpress
Réseaux connexes

Image illustrative de l’article Tramway de Lyon
Carte du réseau actuel.

Le tramway de Lyon est un réseau de tramway qui dessert la ville française de Lyon et une partie de son agglomération. Il est constitué de huit lignes dont sept urbaines qui sont propriété de SYTRAL Mobilités et sont exploitées sous la marque commerciale TCL. La huitième assurant la liaison avec l'aéroport était propriété du conseil général du Rhône jusqu'au , elle est depuis le propriété de SYTRAL Mobilités. Elle était exploitée par la société Rhônexpress SAS via Transdev Rail Rhône jusqu'au [1].

Depuis le , après 32 années de gestion exclusive du réseau TCL assurée par la société Keolis, l'exploitation de ce réseau de tramway est assurée par l'exploitant RATP Dev, filiale de la RATP pour une durée de 10 ans[2]. L'ancien exploitant Keolis Lyon conserve l'exploitation du réseau de bus pour une durée de 6 ans [3].

Le premier réseau de tramways, mis en service en 1880, a été fermé en 1956. En dépit de la politique du « tout voiture » des années 1970, le métro de Lyon voit le jour en 1978. Dès 1989 apparaît l'idée de réimplanter le tramway à Lyon. Après de nombreuses levées de bouclier, un nouveau réseau prend forme, avec l'inauguration en décembre 2000 et la mise en service, le 2 janvier 2001, des nouvelles lignes T1 et T2, puis les lignes T3 en 2006, T4 en 2009, Rhônexpress en 2010, T5 en 2012, T6 en 2019 et T7 en 2021. En 2026, trois lignes supplémentaires sont en construction ou en projet, et une extension est à l'étude.

Il s'agit du deuxième réseau de France, derrière celui de la région parisienne, par la longueur cumulée des lignes exploitées, la longueur physique du réseau et la fréquentation.

Depuis juin 2020[4], le parc compte un nombre total de 107 rames, dont 34 rames de 43 mètres de long.

Histoire de l'ancien réseau

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En 1879, est créée la compagnie des Omnibus et tramways de Lyon (OTL). Le premier tramway, alors à traction animale, circule sur la ligne 5 entre Bellecour et Vaise le . Le réseau initial cumule alors plus de 43 kilomètres de lignes.

L'électrification du réseau commence en 1893. En 1906, elle recourt à la houille blanche de la société La Volta lyonnaise, de Georges Coutagne, qui exploite une usine électrique à Pomblière Saint-Marcel, près de Moûtiers en Tarentaise. Ce choix a permis de diminuer le coût de revient et la création de la première ligne à haute tension française, par le réseau de la Société grenobloise de force et lumière, sur une distance de 180 km, encore jamais atteinte en Europe, sur deux fils en laiton d'un diamètre de six millimètres[réf. nécessaire].

Tramway électrique, ligne Perrache-Brotteaux vers 1910.

Plusieurs autres compagnies sont créées et obtiennent la concession de lignes, mais sont peu à peu absorbées par l'OTL : ainsi la Société Anonyme du Tramway d'Écully en 1899 ou la Compagnie Fourvière Ouest Lyonnais en 1911.

À l'apogée du réseau en 1930, les 34 lignes de tramways de Lyon transportent près de 160 millions de voyageurs par an[5].

Mais dès 1923, la municipalité de Lyon choisit d'investir dans les électrobus (autobus à traction électrique par accumulation), pour concurrencer l'OTL et ses tramways. En 1929, trois lignes d'électrobus municipaux sont en fonctionnement[6]. De plus, l'OTL subit un procès interminable engagé par les transporteurs privés en 1925, même si l'OTL gagne en cassation, en 1936, sa filiale Travaux et Transports est ruinée[7].

En dépit du succès du « train bleu » (tramway de Lyon à Neuville) en 1932, l'OTL est en difficulté et la place du tramway ne fait que décliner. La ligne de Mornant est remplacée par des autocars en 1934, celles de Sainte-Foy et Francheville passent en trolleybus[8]. La Seconde Guerre mondiale est paradoxalement une période d'accalmie pour les tramways lyonnais, car les matériels routiers sont réquisitionnés et des lignes de tramways sont remises en service[9]. Mais à Lyon, pendant la période de la reconstruction et à l'instar de nombreuses autres villes françaises, le tramway est vivement concurrencé par le trolleybus et l'autobus. À partir de 1946, Lyon devient la « ville du trolleybus »[10]. Le 30 janvier 1956, le dernier tramway urbain est supprimé, et le 30 juin 1957, le train bleu du Val de Saône disparait également[11].

Carte animée de l'évolution des infrastructures ferroviaires de l'agglomération de Lyon, dont celle des anciens et actuels tramways, de 1860 à nos jours.

Retour du tramway

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Le retour du tramway dans l’agglomération lyonnaise fut concrétisé par la mise en service des deux premières lignes le 2 janvier 2001. Ce retour marquait l’aboutissement de près de vingt années de l’histoire des transports en commun lyonnais durant lesquelles le tramway fut épisodiquement évoqué avant d’effectuer son retour[12]. Après la mise en service des trois lignes de métro entre 1978 et 1984. Ainsi en 1983-1984, le STCRL étudia les possibilités de construction d'un tramway moderne en le comparant à un métro sur un axe est-ouest. Il fut rapidement abandonné au profit de la réalisation d’une quatrième ligne de métro, la ligne D[12].

Des premières études

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Études des années 70 et 80

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En 1970, une première étude et proposition de créer une ligne de métro léger entre Brotteaux et Vaulx en Velin, en passant par le quarter universitaire de la Doua, les quartiers Mas du Taureau et du centre de Vaulx, la ligne prévu devait faire 7,60 km don 2,90 km de tunnel sous le nouveau quartier de la ZUP de Vaulx en Velin et de 8 stations[13].

En 1973, une étude pour la réalisation d'une ligne de TCSP (Métro sur voirie (le mot tramway était banni à l'époque) ou BHNS) entre Vénissieux et la Part Dieu, ce projet sera finalement le tramway T4 actuel dans les grandes lignes[14].

En 1977, une variante de la ligne D du métro en tramway est remise, il propose une ligne Bellecour - Minguettes de 15,20 km et 29 stations dont une souterraine[15]. A cette même année, une proposition de la TCL de remettre un réseau de tramway entre Lyon et la périphérie. Certaines de ces lignes seront reprises par la suite du nouveau réseau de tram, notamment T1 et T2[16].

En 1978, une étude de reconvertir la ligne CFEL en ligne de tramway est proposée, cette solution était intéressante, mais malheureusement la contrainte de la desserte industrielle par des trains de marchandises apportait une contrainte sur la mise en œuvre du projet, qui exigeait une desserte à minima des usines, cette ligne sera à terme la ligne tramway T3[17].

En 1989, dans un document prospective du moyen terme du réseau de TCSP Lyonnais, il est mentionné la réalisation de la rocade entre Gerland et La Doua, ce qui deviendra à terme la ligne T6[18].

Projet Hippocampe

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Au cours de la campagne municipale de 1989, certains élus proposèrent le principe d’un réseau de surface en site propre, complétant le métro : à l’époque, les surcoûts du projet Maggaly alimentaient la chronique politique, enterrant de fait toute extension du métro. Ainsi fut lancé Hippocampe, est un projet de tramway sous Michel Noir[19],[20]. Ce projet signifiait la résurrection du tramway à Lyon en complément de plusieurs prolongements de métro. Cette ligne devait relier Gerland à la station Foch de la ligne A, par un itinéraire de Saint-Fons, le plateau des Minguettes, la gare de Vénissieux, le boulevard des États-Unis, la gare de la Part-Dieu, le domaine universitaire de La Doua et le parc de la Tête d'or[12].

Constitution du nouveau réseau, d'abord les lignes T1 et T2

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Après 40 ans d'oubli, ponctués par une décadence puis une reprise des transports en commun, dont l'élément le plus notable est la création du métro, la décision de principe de créer un nouveau réseau de tramways intervient en 1996, en complément du métro. Ce projet est lancé à l'initiative du maire Raymond Barre, qui fait inscrire un nouveau réseau tram dans le Plan des Déplacements Urbains[21].

La solution tram, moins chère que le métro (construction et équipement), pourra assurer un débit suffisant sur certaines lignes. Pour cela, les lignes seront en site propre ou disposeront de priorités sur le reste de la circulation[21].

Deux lignes, T1 et T2, sont mises en service le [21].

Extensions successives

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La ligne T2 a été prolongée à Saint-Priest-bel air le , la ligne T1 a été prolongée à Montrochet le . La ligne T3, inaugurée le 27 novembre 2006 (projet LEA), a été mise en service le sur l'emprise du Chemin de Fer de l'Est Lyonnais (CFEL) entre Gare Part dieu - Villette et Meyzieu - ZI. La ligne T4, inaugurée le 20 avril 2009, relie Jet d'eau - Mendes France à Hôpital Feyzin - Vénissieux, via Vénissieux et le plateau des Minguettes. La ligne T5 a été inaugurée le , et dessert quotidiennement Eurexpo depuis le 5 octobre 2020. La ligne T6 est mise en service commercial le . C'est la première ligne rocade du réseau de Lyon.

Depuis , le Parc OL est desservi quotidiennement par la création d'une ligne T7, exploitée avec une fréquence de 15 minutes en heures de pointe. Les tramways, qui partent de La Soie pour rejoindre le Parc OL en s’arrêtant à chaque station intermédiaire, offrent, sur ce tronçon, 25 % de capacité supplémentaire aux voyageurs. Initialement prévue le 2 novembre 2020, la mise en service du T7 a été reportée à la suite de la crise sanitaire de la Covid-19, pour finalement être effective au . La ligne est la première et la seule à ne pas du tout desservir la ville de Lyon.

La ligne T2 est prolongée à Hôtel de Région - Montrochet le , afin de mieux desservir le quartier de Confluence et de dé-saturer la ligne T1 entre Montrochet et Perrache.

Début 2025, deux nouvelles stations ont été ajoutées sur les lignes T3 et T7 à Décines et à Meyzieu[22]. Le , la station Chassieu - ZAC du Chêne a été ouverte sur le T5.

La ligne T6 a été prolongée des Hôpitaux Est à La Doua - Gaston Berger, via le quartier des Gratte-Ciel à Villeurbanne, avec une mise en service de l'extension le [23].

Extensions abandonnées

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Plusieurs projets d'extension du réseau de tramways, à travers la création de nouvelles lignes ou le prolongement de lignes existantes, ont été étudiés puis reportés ou abandonnés :

  • Prolongement de la ligne T3 jusqu'à Crémieu : à l'étude en 2013 et refusée en 2014 par les élus du syndicat mixte de la Boucle du Rhône en Dauphiné qui lui préféraient la solution bus à haut niveau de service pour cette ligne[24], mais soutenue par le collectif associatif Parfer Lyon-Crémieu[25]. Aujourd'hui, ce projet de réouverture est porté par la région Auvergne-Rhône-Alpes à travers une solution de type tramway et une mise en service à l'horizon 2032[26].
  • Prolongement de la ligne T5 jusqu'au rond-point René Cassin à Chassieu : l'étude a été lancée en 2010[27], mais la réalisation a été reportée sine die[28]. Une liaison T3/T5 (prolongeant la ligne T5 depuis Eurexpo jusqu'au Grand Stade à Décines) reste cependant inscrite dans le PDU[29].
  • Création d'une ligne T8 sur le tracé BellecourPart-DieuLa Doua, proposée en 2020 conjointement avec le T9 et le T10, mais ce projet a finalement été abandonné[30].

Réseau actuel

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Aperçu général

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Le réseau de tramway est exploité par RATP Dev Lyon sous le nom Transports en commun lyonnais. La ligne Rhônexpress est, pour sa part, exploitée par une sous-filiale RATP Dev Lyon Express.

Il est composé de six lignes constituant un réseau de 61,8 km de lignes physiques pour 76,7 kilomètres de lignes commerciales. Les tramways circulent intégralement en site propre et bénéficient d'un système de priorité aux carrefours comportant des feux.

Les différentes informations ci-dessous sont retrouvables a partir des sources suivantes :

Le réseau, composé en février 2026 de huit lignes en incluant Rhônexpress, totalise pour l'instant 115 stations :

Ligne Caractéristiques
T1
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 1
Debourg La Doua - IUT Feyssine
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
11,7 km
Durée
45 min
Nb. d’arrêts
27
Matériel
Citadis 302
Citadis 402
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
27 530 537
Unité de Transport
Tramway
Saint-Priest
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h 40 à h 35 et le dimanche de h 30 à h 35 et est à conduite manuelle (CM). L'inter-station moyenne est de 428,7 m. En mai 2017, la fréquentation journalière était de 101 226 voyageurs. À l'instar de la ligne T3 en 2012, la ligne T4 en 2019 et prochainement la ligne T2 en 2025, la ligne T1 sera exploitée avec des rames de 43 m et non plus 32 m à partir de 2026.
Dernière actualisation :

T2
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 2
Hôtel de région - Montrochet Saint-Priest - Bel-Air
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
16,1 km
Durée
54 min
Nb. d’arrêts
32
Matériel
Citadis 302
Citadis 402
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
26 059 951
Unité de Transport
Tramway
Saint-Priest
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h 55 à h 35 et le dimanche de h 45 à h 35 et est à conduite manuelle (CM). L'inter-station moyenne est de 532 m. En mai 2017, la fréquentation journalière était de 81 550 voyageurs. À l'instar de la ligne T3 en 2012 et de la ligne T4 en 2019, depuis le 20 mars 2025 la ligne T2 est exploitée au fur et a mesure en rame de 42 m qui remplaceront progressivement les rames de 32 m. Avec la ligne T1, les afficheurs en station donnent la longueur des rames (courte ou longue) pour permettre le bon positionnement sur le quai.
Dernière actualisation :

T3
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 3
Gare Part-Dieu - Villette Meyzieu - Les Panettes (Meyzieu Z.I. le week-end)
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
14,6 km
Durée
25 min
Nb. d’arrêts
13
Matériel
Citadis 402
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
13 830 739
Unité de Transport
Tramway LEA
Meyzieu
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h 32 à h 6 et le dimanche de h 50 à h 6 et est à conduite manuelle (CM). En semaine, la ligne effectue son terminus à la station Meyzieu - Les Panettes, le week-end, le terminus s'effectue à Meyzieu Z.I.. L'inter-station moyenne est de 1 620 m. En , la fréquentation journalière était de 43 192 voyageurs. Infrastructure partagée avec la ligne Rhônexpress, ces deux lignes reprennent le tracé de l'ancien CFEL.
  • Prolongements de la ligne : une branche de la ligne a été créée en 2015 afin de desservir le Parc Olympique lyonnais les jours d'évènements uniquement. Cette desserte est devenue quotidienne depuis sous l'indice T7 et est exploitée uniquement entre le Parc OL et Vaulx-La Soie. En 2024 et 2025, deux nouvelles stations ont été construites, nommés Décines - Roosevelt et Meyzieu - Lycée Colonel Beltrame.
Dernière actualisation :

T4
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 4
Hôpital Feyzin Vénissieux La Doua - Gaston Berger
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
16 km
Durée
45 min
Nb. d’arrêts
29
Matériel
Citadis 402
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
28 597 063
Unité de Transport
Tramway LEA
Meyzieu
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h 39 à h 34 et le dimanche de h 26 à h 34 et est à conduite manuelle (CM). En mai 2017, la fréquentation journalière était de 85 286 voyageurs. Cette ligne est actuellement la plus longue ligne du réseau de tramway de Lyon.
Dernière actualisation :

T5
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 5
Grange-Blanche Eurexpo
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
7,1 km
Durée
18 min
Nb. d’arrêts
12
Matériel
Citadis 302
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
2 262 587
Unité de Transport
Tramway
Saint-Priest
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h à h et le dimanche de h à h et est à conduite manuelle (CM). En cas d'événements à Eurexpo, la ligne était prolongée depuis la station Parc du Chêne, cette desserte était assurée durant toute la durée de ces événements de h à 22 h ou h en fonction des salons et des nocturnes. Depuis le 5 octobre 2020, Eurexpo est desservie quotidiennement de septembre à juin. En 2025, une nouvelle station Chassieu - ZAC du Chêne a été inaugurée entre les stations Parc du Chêne et Eurexpo.
Dernière actualisation :

T6
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 6
Debourg La Doua - Gaston Berger
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
12,1 km
Durée
41 min
Nb. d’arrêts
24
Matériel
Citadis 302
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
7 722 483
Unité de Transport
Tramway
Saint-Priest
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : Mise en service commercial le à 14h30. La ligne fonctionne du lundi au samedi de h à h 56 et le dimanche de h 15 à h 56, et est à conduite manuelle (CM). Il s'agit de la première ligne de tramway de Lyon à être en "rocade", c'est-à-dire à ne pas passer par le centre-ville de Lyon. À l'occasion de sa mise en service, une nouvelle livrée pour les rames Citadis fut dévoilée. La ligne fut prolongée le à 14 h.
Dernière actualisation :

T7
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 7
Vaulx-en-Velin - La Soie Décines - OL Vallée
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
5,7 km
Durée
10 min
Nb. d’arrêts
5
Matériel
Citadis 402
Citadis 302
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
750 155
Unité de Transport
Tramway LEA Meyzieu
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : Mise en service commercial le à 14 h. La ligne fonctionne du lundi au vendredi de h à 23 h 55, le samedi de h à 23 h 55 et le dimanche de h à 23 h 55 et est à conduite manuelle (CM). Il s'agit de la première ligne de tramway de Lyon à être créée sans la mise en place de nouvelles voies, et la première à ne pas desservir la ville de Lyon. L'infrastructure est majoritairement partagée avec les lignes T3 et Rhônexpress, ces trois lignes reprennent le tracé de l'ancien CFEL. Les jours d'évènement au Parc Olympique lyonnais, cette ligne est suspendue et l'ancien système de navettes directes par tramway est rétabli. La ligne est aussi occasionnellement exploitée en rame courte (Citadis 302).
  • Mise en service : L'inauguration était initialement prévue le mais a été reportée à une date ultérieure à la suite de la crise sanitaire de la Covid-19. Sa mise en service a été effective au .
Dernière actualisation :

T8
(en projet)
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 8
(en projet)
Vaulx-en-Velin - La Soie Gare de Vénissieux
Ouverture / Fermeture
2030 / —
Longueur
8,1 km
Durée
22 min
Nb. d’arrêts
12
Matériel
Citadis 302
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
Inconnu
Unité de transport
Tramway
Saint-Priest
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : Actuellement en projet. Cette ligne constitue la partie centrale de l'axe A8 du Plan de Déplacements Urbains. Longue de 8,1 km, elle reprendra sur 1,8 km les infrastructures des lignes T2 et T5 entre les stations Parilly - Université Hippodrome et Lycée Jean-Paul Sartre mises en service respectivement le et le .
  • Mise en service : Horizon 2030
Dernière actualisation :

T9 (en construction)
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 9
(en construction)
Vaulx-en-Velin - La Soie Charpennes - Charles Hernu
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
11,3 km
Durée
36 min
Nb. d’arrêts
19
Matériel
Citadis 302[34]
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
Inconnu
Unité de Transport
Inconnu
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : Actuellement en construction. La ligne sera à conduite manuelle (CM). Il s'agira de la première ligne de tramway de la Métropole de Lyon à desservir le centre-ville de la commune de Vaulx-en-Velin et la deuxième, après la ligne T7, à ne pas desservir la ville de Lyon.
  • Mise en service : Mise en service commercial prévue début 2027.
Dernière actualisation :

T10 (en construction)
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Logo réseau Tramway Ligne 10
(en construction)
Gare de Vénissieux Halle Tony-Garnier
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
7,8 km
Durée
24 min
Nb. d’arrêts
14
Matériel
Citadis 302[34]
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
Inconnu
Unité de Transport
Saint-Fons
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : Actuellement en construction. La ligne sera à conduite manuelle (CM). Avec la création d'un nouveau centre de maintenance dans le secteur de Surville, c'est la première fois depuis la création de la ligne T3 en 2006 qu'une nouvelle ligne de tramway à Lyon s'accompagne de la construction d'un nouveau dépôt.
  • Mise en service : Mise en service commercial prévue au premier trimestre 2027.
Dernière actualisation :

RX
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Tramway de Lyon Ligne Rhônexpress
Gare Part-Dieu - Villette Aéroport Lyon Saint-Exupéry
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
22 km
Durée
29 min
Nb. d’arrêts
4
Matériel
Tango
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
1 598 729 (2 019)
Centre de maintenance
Rhônexpress
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne tous les jours de h à h 40 et est à conduite manuelle (CM). L'inter-station moyenne est de 5 750 m. Le Rhônexpress est une ligne à tarification spéciale reliant la Part-Dieu à l'aéroport international Saint-Exupéry et sa gare TGV via une liaison express reprenant le trajet de la ligne T3. En cas d'interruption de circulation des rames, un service de navettes par taxi est mis en place au départ des stations de la ligne.
Dernière actualisation :

Rhônexpress

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Rhônexpress (à gauche).

La liaison Rhônexpress reliant Gare Part-Dieu - Villette à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry a été mise en service le 9 août 2010. Le Conseil général du Rhône a concédé le 8 janvier 2007 cette ligne pour 30 ans à Rhônexpress, un consortium qui inclut Vinci (28,2 %, mandataire), Veolia Transport (28,2 %), Vossloh Infrastructure Service (4,2 %), Cegelec Centre Est (2,8 %) et la Caisse des dépôts et consignations[35]. Par délibération du 21 février 2020, le SYTRAL a acté la résiliation du contrat de concession avec la société "Rhônexpress SAS"[36]. Les élus du Sytral votent la résiliation du contrat passé avec l'opérateur Vinci pour « motif d'intérêt général ». Les élus estiment que le prix du ticket est trop élevé. À l'issue du préavis, la gestion est reprise par les TCL[37].

Ce tramway express utilise l'infrastructure de la ligne T3 réalisée par le Sytral sur la plate forme de l'ancien Chemin de fer de l'Est de Lyon (CFEL), et prolongée de Meyzieu à l'aéroport international Saint-Exupéry. Les 22 km de la liaison (dont 7 km de ligne express construite) sont parcourus en moins de 30 minutes[38] par le nouveau matériel roulant, intermédiaire entre tramway et tram-train, avec seulement deux arrêts intermédiaires entre ses deux terminus. Les six rames Tango[39] sont fournies par le constructeur suisse Stadler.

Fréquentation

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La fréquentation du tramway de Lyon est en augmentation presque ininterrompue depuis sa mise en service. Les chiffres de fréquentation annuelle comptabilisés et présentés dans le tableau ci-dessous n'intègrent pas ceux de Rhônexpress.

Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2015 2016 2017 2018
Nombre de
voyages annuel
(en millions)
18,757[40] 25,284[40] 31,118[40] 33,774[40] 33,705[40] 36,297[40] 43,882[40] 46,598[40] 48,831[40] 57,541[40] 85,583[41] 91,125[41] 95,033[41] 92,848[42]

En 2010, le tramway a comptabilisé environ 244 000 voyages par jour[43], ce qui représentait plus de 15 % des voyages enregistrés par le réseau TCL[44]. En 2017, il a comptabilisé plus de 350 000 voyages par jour, ce qui représentait plus de 20 % des voyages sur le réseau TCL.

En 2023, le tramway transporte 328 000 voy/j[45]

Infrastructure

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Voies en béton de la ligne Meyzieu - Les Panettes.
rails en ballast ligne T3
Rails en ballast de la ligne T3 recouverts de neige.

Les voies sont constituées de rails à écartement standard, soit 1 435 mm. Il y a deux types de voies pour le tramway de Lyon : les voies sur béton, et les voies sur ballast. Concernant ces dernières, seules les lignes T3, T7 et Rhônexpress en sont équipées[46].

Lignes aériennes de contact, alimentation électrique

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Le tramway de Lyon fonctionne à l'électricité. L'alimentation des rames se fait au moyen d'une ligne aérienne de contact alimentée par des sous-stations. Celles-ci sont reliées au réseau Enedis et produisent, via des transformateurs et redresseurs, un courant continu sous tension de 750 volts. La captation du courant par les rames se fait au moyen d'un pantographe situé en toiture des tramways. Celle-ci est divisée en section indépendantes pouvant être alimentées séparément en cas de besoin (dysfonctionnement, incident, travaux...)[46].

La ligne Rhônexpress emploie également une ligne aérienne avec suspension par caténaire.

Conduite et signalisation

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Le tramway de Lyon circule sous le régime de la marche à vue. Les rames ne sont donc pas maintenues espacées par la signalisation, qui est celle relevant des tramways, ce qui peut provoquer un « rattrapage » en cas d'arrêt prolongé d'une rame.

Il existe deux types de signalisations qui s'entrecroisent : la signalisation ferroviaire qui régule uniquement le tramway dans les zones de manœuvre, en gérant l'espacement et les itinéraires incompatibles, ainsi que la signalisation routière chargée de l'intégration de la circulation des rames au sein du trafic général. Seule la signalisation ferroviaire est gérée et contrôlée à distance par le Poste de Commande des Tramways (PCT)[47], la signalisation routière dépend quant à elle du Grand Lyon.

Aménagement des stations

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La station Centre Berthelot sur la ligne T2.

Les stations sont conçues par l'architecte lyonnais Bruno Dumetier en collaboration avec Jean-Michel Wilmotte, le concepteur du mobilier de la ville de Lyon[48]. Elles sont équipées d'aubettes dont l'extrémité se termine par un mat en acier arborant le logo du réseau de tramway. Sur le mobilier sont indiqués le nom de la station, les correspondances ainsi que les lieux d’intérêt à proximité.

Elles disposent un système d'information voyageurs indiquant les deux prochains passages de rames ainsi que des informations sur les incidents éventuels de circulation sur le réseau. Chaque station est équipée d'un distributeur automatique de titres de transport et propose un plan du réseau et du quartier. Les stations sont également munies d'un dispositif de vidéosurveillance et conçues pour être accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Les panneaux publicitaires sont gérés par la société Clear Channel.

Il existe trois dépôts dédiés à la maintenance et au remisage des rames.

Le dépôt des lignes T1, T2, T5 et T6 se situe au Centre de maintenance des tramways de Saint-Priest, situé à côté de la station Porte des Alpes sur la ligne T2 à Saint-Priest.

Le dépôt des lignes T3, T4 et T7 se situe à Meyzieu peu avant la station Meyzieu Z.I. sur les lignes T3 et Rhônexpress.

Le dépôt de la ligne Rhônexpress est également à Meyzieu, peu après la station Meyzieu Z.I. et à proximité immédiate de la station Meyzieu - Les Panettes de la ligne T3.

Il existe également un dépôt sécurisé des rames à proximité immédiate du terminus nord IUT Feyssine de la ligne T1 à Villeurbanne, mais il est dédié uniquement à une fonction de remisage et n'accueille pas d'opérations de maintenance.

A l'occasion de la construction de la ligne T10, un nouveau site de maintenance et de remisage est construit sur la commune de Saint-Fons.

Également, dans le cadre du programme d'augmentation de la capacité du réseau de tramway de Lyon, et afin d'accueillir les nouvelles rames Citadis 402 commandées par Sytral Mobilités[49], un nouveau site de maintenance et de remisage est prévu dans le quartier Gerland sur la commune de Lyon. Il sera situé sur l'emplacement des anciennes usines Fagor-Brandt[50].

Matériel roulant

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Alstom Citadis

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L'intérieur des rames Citadis 302.

Le parc roulant des lignes T1 à T7 est composé de 73 rames Alstom Citadis 302 et de 34 rames Alstom Citadis 402, ces dernières mises progressivement en service de 2012 à fin 2013[51] puis en 2016 et en 2019-2020.

Dix des Citadis 402 ont remplacé sur la ligne T3 les rames Citadis 302, qui sont parties en renfort sur d'autres lignes. Les rames Citadis 402 no 874 à 892 sont en service sur les lignes T3 et T4.

La livraison de 15 nouvelles rames (no 893 à no 907) a commencé en décembre 2019 et s'est terminée en janvier 2021. Ces nouvelles rames sont des Citadis 402 (LT6) possédant des cabines type Citadis 405. Elles répondent aux nouvelles normes urbaines du STRMTG et inaugurent un nouveau design extérieur.

En 2021, une nouvelle commande de 35 rames Citadis 402 (LT6+), identiques aux précédentes à quelques détails près, a été passée.
Ces rames sont en cours de mise en service depuis le 10 février 2025.
Parmi les principales évolutions :

  • les écrans dynamiques ont été remplacés par des modèle plus récent de marque lumiplant,
  • les voyants lumineux signalant la fermeture des portes sont identiques à ceux des Citadis 302 rénovés,
  • et les boutons self-service ont également été modernisés.

Le 2 octobre 2025, une nouvelle commande de 5 rames Citadis 402 (LT6+) a été passée afin de renforcer la ligne T3[52].

Liste des véhicules (142)
Constructeur Modèle Nombre Numérotation Années de
livraison
Longueur Largeur Affectation Dépôt
Alstom Citadis 302 47 nos 801 à 847 2001 - 2003 32,41 mètres 2,40 mètres Logo réseau Tramway Ligne 1 Ligne 2 Ligne 5 Ligne 6 Ligne 7

T7 occasionnellement

Saint-Priest
Alstom Citadis 302 10 nos 848 à 857 2006 32,41 mètres 2,40 mètres Logo réseau Tramway Ligne 1 Ligne 2 Ligne 5 Ligne 6 Ligne 7

T7 occasionnellement

Saint-Priest
Alstom Citadis 302 13 nos 858 à 870 2009 32,41 mètres 2,40 mètres Logo réseau Tramway Ligne 1 Ligne 2 Ligne 5 Ligne 6 Ligne 7

T7 occasionnellement

Saint-Priest
Alstom Citadis 302 3 nos 871 à 873 2010 32,41 mètres 2,40 mètres Logo réseau Tramway Ligne 1 Ligne 2 Ligne 5 Ligne 6 Ligne 7

T7 occasionnellement

Saint-Priest
Alstom Citadis 402 (LT5) 12 nos 874 à 885 2012 - 2013 43,7 mètres 2,40 mètres Logo réseau Tramway Ligne 1 Ligne 2 Ligne 3 Ligne 4 Ligne 7 Meyzieu
Alstom Citadis 402 (LT5) 7 nos 886 à 892 2016 43,7 mètres 2,40 mètres Logo réseau Tramway Ligne 1 Ligne 2 Ligne 3 Ligne 4 Ligne 7 Meyzieu
Alstom Citadis 402 (LT6) 15 nos 893 à 907 2019-2020 43,7 mètres 2,40 mètres Logo réseau Tramway Ligne 1 Ligne 2 Ligne 3 Ligne 4 Ligne 7 Meyzieu
Alstom Citadis 402 (LT6+) 35 nos 908 à 942 2024-2025 43,7 mètres 2,40 mètres Logo réseau Tramway Ligne 1 Ligne 2 Ligne 3 Ligne 4 Ligne 7 Saint-Priest et Meyzieu
Alstom Citadis 402 (LT6+) 5 nos 943 à 947 _ 43,7 mètres 2,40 mètres _ _

En 2007, le Sytral commande trois nouvelles rames Citadis 302 afin de renforcer la capacité des lignes alors en service. Cette commande permet à Alstom de franchir la barre symbolique du millier de tramways Citadis vendus dans le monde. À cette occasion, une rame de tramway (numéro 844) du réseau TCL revêt un pelliculage spécial aux couleurs de l'évènement[53].

Depuis le 7 juin 2021, les rames Citadis 801 à 847 font l'objet d'une rénovation de mi-vie qui se déroule progressivement actuellement. Les rames 806, 808, 816, 818, 820, 823 et 825 ont subi une rénovation intérieure (application des couleurs des rames Citadis 402 et application de la livrée dévoilée en 2019 a l'occasion de l'ouverture du T6). Les girouettes ont été remplacées, les rames ont été mises aux dernières normes et la plupart des composants ont été changés ou rénovés[54].

Stadler Tango

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L'intérieur des rames Tango.
Nouvel intérieur Stadler Tango.

La ligne Rhônexpress est exploitée avec ses propres rames, des Stadler Tango.

Liste des véhicules
Constructeur Modèle Nombre Numérotation Années de
livraison
Longueur Largeur Affectation
Stadler Tango 6 nos 101 à 106 2010 27 mètres 2,55 mètres Tramway de Lyon Ligne Rhônexpress

Exploitation

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Le tramway, ainsi que le Rhônexpress, les funiculaires et les métros de Lyon sont exploités depuis le 1er janvier 2025 par RATP Dev sous la marque TCL (Transports en commun lyonnais), pour le compte de SYTRAL Mobilités.

Le tramway lyonnais roule à droite comme tous les tramways français, étant soumis à la réglementation édictée par le STRMTG[Note 1].

Le réseau de tramway fonctionne de h 25 à h 35.

Tarification et financement

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Depuis le , suite à l'unification des réseaux TCL, Libellule et Cars du Rhône, la tarification unique a disparu au profit d'une tarification zonale. Le territoire du réseau unifié est désormais découpé en cinq zones tarifaires principales (numérotées de 1 à 5, auxquelles s'ajoute une zone externe).

Le prix des titres de transport et des abonnements varie en fonction des zones traversées. Les règles de déplacement ont également évolué :

  • Combinaison de zones : Il n'est pas possible d'acheter un titre valable pour une seule zone. Les usagers doivent opter pour des combinaisons couvrant leur trajet (par exemple : « Zones 1 et 2 », « Toutes zones », ou « Toutes zones sauf zone 1 »).
  • Validité des titres : Un ticket à l'unité permet un trajet avec correspondances et allers-retours autorisés. La durée de validité s'adapte à la distance : elle est de 1 heure pour un trajet sur 2 zones, et s'étend à 2 heures pour un trajet couvrant 3 zones ou plus.
  • Gratuité : L'accès à l'ensemble du réseau (sur les cinq zones) est intégralement gratuit pour les enfants jusqu'à 10 ans inclus.

Le cas spécifique du Navigône : Mise en service en juin 2025, la navette fluviale « Navigône », qui relie Vaise-Industrie à Confluence sur la Saône, possède des règles tarifaires particulières :

  • Le service est inclus sans surcoût pour tous les voyageurs possédant un abonnement TCL incluant la zone 1.
  • Pour les voyageurs occasionnels, les tickets TCL classiques (titres 1 voyage, carnets, pass 24h, etc.) ne sont pas acceptés. Il est nécessaire d'acheter un titre spécifique Navigône (3  pour un aller simple, 5  pour un aller-retour). Ces titres fluviaux ne permettent pas la correspondance avec le reste du réseau bus, métro, tramway et funiculaire.

L'idée est de rendre peu chers des trajets relativement longs afin de décourager l'usage de l'automobile.

Le financement du fonctionnement des lignes (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par l'exploitant RATP Dev Lyon. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, Sytral Mobilités, qui définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services.

Rhônexpress dispose de sa propre tarification.

Projets de développement

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  • Tramway T9 (Charpennes – La Doua – Vaulx-en-Velin Hôtel de Ville – Vaulx-en-Velin La Soie)[55] dont la concertation préalable s'est déroulée du 23 août au 23 octobre 2021. Les travaux ont débuté en janvier 2024[56].
  • Tramway T10 (Gerland – ZAC Technosud – Saint-Fons – Gare de Vénissieux) dont la concertation préalable s'est déroulée du 23 août au 23 octobre 2021. Les travaux de déviation des réseaux ont démarré en juin 2023, et les travaux d'infrastructure en janvier 2024[57].
  • Nouveaux centres de maintenance destinés en priorité aux lignes T6 et T10[50].

À l'étude

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  • Création du tramway T8 (Vaulx-en-Velin La SoieGare de Vénissieux), dont la concertation préalable se déroule du au [58],[59],[60].
  • Prolongement du tramway T2 sous la forme d'un tramway express pour desservir l'ouest lyonnais jusqu'à Alaï via Perrache, avec une portion en souterrain sous le 5e arrondissement de Lyon, en remplacement de l'ancien projet de métro E[61]. L'ouverture est prévue en 2031[62].
  • De nombreux élus des communes de Caluire-et-Cuire et de Rillieux-la-Pape réclament la construction d'un tramway desservant leur communes[63].

Notes relatives aux données communiquées

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Provenance des données

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Les dates d'ouverture des lignes, le matériel roulant et les unités de transport sont issus du site Ferro-Lyon. La durée du parcours et le nombre d'arrêts sont calculés à partir des fiches horaires TCL, de même que les jours de fonctionnement, les moments de la journée (journée, nuit, fêtes) et les particularités. Enfin, l'accessibilité de la ligne et des stations desservies sont issues des plans de ligne TCL.

Notes et références

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  1. STRMTG : Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés du ministère de la Transition écologique et solidaire. Les tramways en France ne sont pas soumis au code de la route.
  1. « Un changement d'ère historique sur le réseau TCL », sur www.sytral.frwww.sytral.fr (consulté le )
  2. « TCL : que change vraiment l'arrivée de la RATP à Lyon dès ce 1er janvier 2025 ? », sur actu.fr, (consulté le )
  3. « Transports en commun : à Lyon, avec l’arrivée de RATP Dev, la fin du monopole de Keolis », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « Le SYTRAL renforce sa flotte de tramways », sur www.sytral.fr (consulté le )
  5. Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Lyon en tram : Au temps de l'OTL (1880 - 1958), p. 93
  6. Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Lyon en tram : Au temps de l'OTL (1880 - 1958), p. 89
  7. Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Lyon en tram : Au temps de l'OTL (1880 - 1958), p. 91
  8. Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Lyon en tram : Au temps de l'OTL (1880 - 1958), p. 93
  9. Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Lyon en tram : Au temps de l'OTL (1880 - 1958), p. 122
  10. Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Lyon en tram : Au temps de l'OTL (1880 - 1958), p. 139
  11. Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Lyon en tram : Au temps de l'OTL (1880 - 1958), p. 170
  12. a b et c « Tramways de Lyon : le renouveau (1996-2008) - transporturbain - Le webmagazine des transports urbains », sur transporturbain.canalblog.com, (consulté le )
  13. « chronologie TCSP Lyon - 1970, Etude pré Métro pour Vaulx en Velin »
  14. « chronologie TCSP Lyon - 1973, L’étude Métro ou BHNS entre Vénissieux et Part Dieu »
  15. « chronologie TCSP Lyon - 1977, l’étude de la ligne D sur la desserte du Sud Est »
  16. « chronologie TCSP Lyon - 1977, Une étude de la TCL propose de créer un réseau de tramway »
  17. « chronologie TCSP Lyon - 1978, Une étude pour la ligne CFEL en tramway ou autorail »
  18. « chronologie TCSP Lyon - 1989, étude prospective pour le moyen terme du futur réseau de TCSP »
  19. Le Progrès, , p. 13.
  20. « chronologie TCSP Lyon - 1990, Schéma directeur Mode Lourd »
  21. a b et c « chronologie TCSP Lyon - 1997, Le projet de tramway T1 et T2 »
  22. « Les lignes t3 et t7 accueillent deux nouvelles stations ! - Accueil - sytral », sur sytral-mobilites.fr (consulté le )
  23. « Métropole de Lyon. Le prolongement du tramway T6 entre Villeurbanne et Bron inauguré ce samedi : le trajet sera gratuit », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
  24. « Les élus du Nord-Isère ne veulent pas du prolongement du T3 », Lyon Capitale, 10 mars 2013 [lire en ligne].
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  30. « TCL à Lyon : pourquoi le projet de tramway entre Bellecour et Part-Dieu a été abandonné », sur actu.fr, (consulté le )
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  33. « SYTRAL Mobilités : Autorité organisatrice des transports en commun lyonnais », sur sytral-mobilites.fr (consulté le )
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  36. Sytral, « Communiqué de presse du COMITÉ SYNDICAL DU SYTRAL DU 21 février 2020 »
  37. Lyon Mag, « Lyon Mag », sur Lyon Mag, (consulté le )
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  41. a b et c Rapport annuel 2017 de Keolis-Lyon au SYTRAL, 19 octobre 2018, p.7
  42. Rapport à la commission des services publics locaux, Réseaux de transports urbains, 18 octobre 2019, p.7
  43. « Les chiffres clef des 4 lignes du tramway en 2010 », sur www.sytral.fr (consulté le ).
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  45. SYTRAL, « Flyer dépôt Fagor, description du réseau tramway » [PDF], .
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  61. « La ligne de tramway express de l'Ouest Lyonnais »
  62. « Tramway Express de l’Ouest Lyonnais : présentation du projet et poursuite des études »
  63. Paul Terra, « Plateau Nord : un tram et une succesion difficile », sur Lyon Capitale, (consulté le )

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Jean Arrivetz, Histoire des transports à Lyon, Lyon, Graphisme Édition Réalisation, , 154 p.
  • Histoire des tramways français, Jean Robert, Paris, 1966.
  • René Clavaud, « Le Tramway d'Écully », Chemins de fer Régionaux et Urbains, Paris, Fédération des Amis des Chemins de Fer Secondaires, no 121,‎ (ISSN 1141-7447).
  • René Clavaud, « Lyon - Vénissieux : la ligne des belles-mères (1) », Chemins de fer Régionaux et Urbains, Paris, Fédération des Amis des Chemins de Fer Secondaires, no 177,‎ (ISSN 1141-7447).
  • René Clavaud, « Lyon - Vénissieux (2) », Chemins de fer Régionaux et Urbains, Paris, Fédération des Amis des Chemins de Fer Secondaires, no 178,‎ (ISSN 1141-7447).
  • Jean Arrivetz, Lyon, du tram au tram, Chanac, Éditions La Régordane, , 112 p. (ISBN 2-906984-37-X).
  • Julien Brunel, Autour du nouveau tramway lyonnais, retour sur une politique locale de transports urbains, Institut d'études politiques de Lyon - Université Lumière Lyon 2, (lire en ligne).
    Mémoire de fin d'études réalisé sous la direction de Me André VIANES.
  • José Banaudo, Sur les rails du Lyonnais : les réseaux secondaires, tacots, ficelles et métro, vol. 2, t. 9, Breil-sur-Roya, Clermont-Ferrand, Les éditions du Cabri, De Borée, coll. « Images ferroviaires », , 159 p. (ISBN 2-84494-134-6 et 2-914603-05-3).
  • Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Les tramways de l'est de Lyon : De la ligne 16 à T3 et Rhônexpress, Breil-sur-Roya, Les Éditions du Cabri, , 264 p. (ISBN 978-2-914603-46-1).
  • Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Les tramways de l'est de Lyon : De la ligne 16 à T3 et Rhônexpress, Breil-sur-Roya, Les Éditions du Cabri, , 264 p. (ISBN 978-2-914603-46-1).
  • Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Lyon en tram : Au temps de l'OTL (1880 - 1958), Breil-sur-Roya, Les Éditions du Cabri, , 248 p. (ISBN 978-2-914-60361-4)

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Articles connexes

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Liens externes

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