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Treignes

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Treignes
Treignes
L'église et le vieux pont de Treignes.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Philippeville
Commune Viroinval
Code postal 5670
Code INS 93090C
Démographie
Gentilé Treignois(e)
Population 543 hab. (1/1/2025)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 34″ nord, 4° 40′ 15″ est
Superficie 1 756 ha = 17,56 km2
Localisation
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Treignes
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Treignes
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Treignes

Treignes (en wallon Tregne) est une section de la commune belge de Viroinval située en Wallonie dans la province de Namur. La commune fait partie du Parc national de l'Entre-Sambre-et-Meuse (ESEM), l'Écomusée de la vallée du Viroin étant une des six entrées principales/points d'information du parc.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Étymologie

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1345 Tring, Traing, 1362 Tringne : propriété de (suffixe -ia) Trenius ou Trennus, anthroponymes germaniques latinisés [1] ou des Tirinius (avec syncope en Trinius), gentilice romain[2].

Géographie

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Évolution démographique

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  • Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
L'église Saints-Valère-et-Ruffin de Treignes.

La découverte de débris de céramiques sigillées provenant du sud de la Gaule, de moellons et de tuiles dans les environs de la villa gallo-romaine des Bruyères atteste la présence de ces conquérants latins dès le début du Ier siècle. Au cours du Moyen Âge une tour fortifiée y est érigée et le village passe sous le contrôle de la principauté de Liège. Il est gouverné successivement par les seigneurs de Rumigny, de Florennes, de Pesche, est acquis en 1563 par le maître de forge Nicolas Marotte qui le revend a Jean de Hamal en 1657. Les de Hamal seront barons de Treignes jusqu'à la Révolution française de 1789.

En 1793, la réunion de deux seigneuries distinctes de Treignes et Matignolle ont donné naissance à l’ancienne commune de Treignes, rattachée au département de Sambre-et-Meuse.

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

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Patrimoine et culture

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Patrimoine architectural

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  • L’église Saints-Valère-et-Ruffin, construite entre 1871 et 1873 dans un style néo-gothique, est l’œuvre de l’architecte Degreny[3].
  • La ferme du Château, située rue Grande, fut probablement construite entre le XVe et XVIIe siècles siècle par la famille de Romerée. Plusieurs membres de cette famille occupèrent le château entre 1444 et 1579, assumant la charge de prévôt de la baronnie de Vierves[3].
  • Situé au 12 rue Saint-Roch, le presbytère fut la maison communale jusqu’en 1793, puis, pendant quelques années, il servit de presbytère. Il date de 1787[4].
  • La ferme du Moulin, située rue du Ternia, date de la seconde moitié du XVIIe siècle[4].
  • La ferme de Matignolles, reconstruite au début du XVIIe siècle par les seigneurs locaux, les Tellin, conserve de cette époque le logis ainsi qu’une chapelle, agrandie au XIXe siècle[5].

Le carnaval de Treignes compte par les chefs-d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Musée du Malgré-Tout
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Le Musée du Malgré-Tout a été fondé en 1984 dans l'ancienne centrale électrique de Treignes et tire son nom du lieu-dit. C'est à la fois un musée et un archéosite. Le Centre d'étude et de documentation archéologiques (Cedarc) a effectué des fouilles dans la région du Viroin et les objets mis au jour sont à l'origine des collections d'archéologie régionale du musée. L'évolution de l'homme et de ses techniques aux temps préhistoriques est également présentée.

Le Parc de la Préhistoire présente des reconstitution d'habitats préhistoriques et propose une vingtaine d'animations et ateliers[6]

Autres musées
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  • Écomusée de la vallée du Viroin.
  • Espace Arthur Masson.
  • Ecole d'autrefois.
  • Musée du chemin de fer à vapeur.

Enseignement

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Les ressources principales du village ont été pendant longtemps constituées par l’extraction du minerai de fer et de la pierre (baryte) ainsi que l’exploitation des ressources forestières. Les premières activités cessèrent complètement au cours du XIXe siècle. Si la fabrication du charbon de bois y fut arrêtée en 1944, par contre une brasserie subsista jusqu’en 1957. Bien qu’une gare ait été construite au moment où le trafic frontalier et l’exportation des productions locales le justifiaient, aujourd’hui, elle est uniquement exploitée comme ligne touristique par le Chemin de fer à vapeur des Trois Vallées.

"Toinade" par Claude Rahir, devant l'espace Arthur Masson.

Un tourisme local s'est développé à la suite de l'arrivée de nombreux passionnés de tourisme « vert » mais aussi par l'attrait éveillé chez les nombreux lecteurs de la saga de « Toine Culot », par le cadre villageois où évoluent les sympathiques et truculents personnages d’Arthur Masson. En effet Treignes et Matignolle ("Trignole" étant le nom du village fictif né de la contraction des toponymes Treignes et Matignolle) ont servi de modèle à beaucoup de romans écrits par cet auteur wallon. En son hommage a été créé l'Espace Arthur Masson.

Vie associative

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Notes et références

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  1. A. Carnoy, Origines des noms des communes de Belgique, Louvain, Éditions Universitas, , 2 vol.
  2. Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, coll. « Histoire » (no 70),
  3. a et b Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 444.
  4. a et b Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 450.
  5. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 421.
  6. « museedumalgretout.be/musee.php »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 9, t. 1 et 2 : Namur, Arrondissement de Philippeville, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 694 p. (ISBN 2-8021-0040-8)
  • André Lépine (dir.) et al., « Notes d’histoire sur l’entité de Viroinval (1) », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 281,‎
  • André Lépine (dir.) et al., « Notes d’histoire sur l’entité de Viroinval (2) », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 377,‎
  • André Lépine, « La ligne 132 en cartes postales anciennes », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 500,‎
  • Itinéraire des gares rurales, vol. 4, Société Royale Belge de Géographie, coll. « Hommes et paysages », , 45 p.
  • André Lépine, « État civil du 19e siècle », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 465,‎
  • Fondation roi Baudouin, Autour de Treignes, Crédit Communal de Belgique, coll. « Des pierres pour le dire », , 62 p. (ISBN 2-87212-028-9).

Liens externes

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