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Ventoux (AOC)

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Ventoux
Image illustrative de l’article Ventoux (AOC)
Vignobles du mont Ventoux.

Désignation(s) Ventoux
Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1973
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée du Rhône
Localisation Vaucluse
Saison deux saisons sèches (hiver et été) et deux pluvieuses (automne et printemps)
Climat tempéré méditerranéen avec légère influence montagnarde (mont Ventoux et monts de Vaucluse)
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 600 à 2 700 heures de soleil à Carpentras,
2 700 à 2 800 à Apt
Sol rouges de type méditerranéen (argilo-calcaire), éboulis et alluvions anciens
Superficie plantée 7 450 hectares[1][Quand ?]
Nombre de domaines viticoles 80 % de la production est vinifiée en caves coopératives, 17 % en caves particulières et 3 % par les vinificateurs[2].
Cépages dominants grenache N[N 1], syrah N, carignan N, grenache blanc B, clairette B, roussanne B, etc.[2]
Vins produits 76 % rouges, 20 % rosés et 4 % blancs[2]
Production 308 890 hectolitres[1][Quand ?]
Pieds à l'hectare minimum 3 500 pieds par ha[3]
Rendement moyen à l'hectare 38 hl/ha en rouge, 42 en rosé et en blanc (en 2024)[4]
Site web aoc-ventoux.com

Un ventoux[N 2] est un vin d'appellation d'origine contrôlée du vignoble de la vallée du Rhône en France. Anciennement appelé côtes-du-ventoux, il a été renommé par le décret no 2009-1243 du [5]. Son vignoble est disposé en arc de cercle autour du mont Ventoux surnommé le « Géant de Provence ». Des récentes découvertes archéologiques ont mis en évidence que l'implantation des vignes sur ce terroir était l'une des plus anciennes de France[6].

Le vignoble de l'AOC ventoux couvrent 53 communes du département du Vaucluse sur une superficie de près de 6 000 hectares (5 591 hectares en 2024[4]). On y produit du vin rouge, du rosé et du blanc ainsi que du vin primeur rouge et rosé. Sa production est la deuxième en volume de la vallée du Rhône.

Comme tous les vins de la vallée du Rhône méridional, le ventoux est un vin d'assemblage. La production de rouge en 2020-2024 représente 58 % du total en moyenne, celle de rosé 35 % et celle de blanc 7 %[4].

Les premières traces archéologiques des vins produits sur ce terroir ont été découvertes près de Carpentras et Apt. Le premier site, situé à Mazan, au lieu-dit le Jonquier, a permis de mettre au jour l’atelier d’un potier où furent fabriquées les premières amphores vinaires connues en France. Il a été daté par Dominique Carru du Ier siècle avant notre ère[7]. Le second, sur le territoire de la commune de Saignon, est le site des Tourettes, également fouillé par Dominique Carru. Son équipe a dégagé les ruines d’une villa gallo-romaine essentiellement consacrée à la production d’huile et de vin. Elle fut détruite par une horde barbare vers l’an 275 de notre ère[8].

Les premières traces écrites des vignobles du piémont du Ventoux datent du IXe siècle. Ce fut en 875 que Charles, roi de Provence-Viennois, donna à Jean, évêque de Carpentras, la villa Unango[9], aujourd’hui château Unang, sur la commune de Malemort-du-Comtat, puis le cartulaire de l'église d’Apt, nous apprend qu’en 890, dame Alexandrie, vendit son vignoble de Claviers entre Apt et Rustrel[10]. En 1309, le Pape Clément V, ancien archevêque de Bordeaux et amateur de bons vins, s'installe dans le comtat Venaissin et plante une vigne à la Chapelle Notre-Dame-du-Groseau, établissant ainsi le premier vignoble pontifical à Malaucène avant que son successeur Jean XXII ne plante des vignes à Calcernier qui donneront leur renommée à Châteauneuf-du-Pape. L’identité des premiers vignerons du Ventoux nous est connue par un acte déposé aux archives secrètes du Vatican faisant mention de l’entrée à Carpentras, en 1376, de Guillaume III Roger de Beaufort, le nouveau recteur du Comtat Venaissin. Pour les agapes qui suivirent, Jean Guibanne fournit environ 460 litres de vin rouge, et son confrère Jean Guisinelle, 385 litres de vin blanc[11]. Les États du Comtat Venaissin font dresser en 1414 leur premier cadastre. Les communes qui ont le plus de pieds de vigne sont Carpentras, Aubignan, Bédoin, La Roque-sur-Pernes, Villes-sur-Auzon et le Beaucet[12].

Période moderne

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Le marquis de Rochegude, propriétaire d’un vignoble à Bédoin, procède à la première mise en bouteille en 1779. Ce vin vieux de huit ans est destiné à la Marine royale de Toulon et à MM. les parlementaires de Grenoble et d’Aix-en-Provence[13].

Période contemporaine

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André Jullien publie en 1832 son célèbre ouvrage Topographie de tous les vignobles connus. À la rubrique sur les vins de liqueur, il classe juste derrière le « vin de paille » de l’Hermitage, le muscat de Beaumes-de-Venise et le grenache de Mazan. Celui-ci va devenir un « vin de cour » sous le règne de Louis-Philippe[14]. La fin du XIXe siècle voit le vignoble touché par le phylloxéra. En 1900, pour la première fois apparaît l’appellation côtes-du-ventoux. Ce baptême a lieu pour un repas de noce. Sur le menu est calligraphié « vins des Côtes du Ventoux et des Crans ». Ces vins sont tous millésimés et datés de 1870, 1890 et 1895, soit des vins vieux de 5 à 30 ans[15].

C'est à partir de 1939, que les vignerons constituent un syndicat des vins du Ventoux. Grâce à leur action, leurs vins sont classés en appellation d'origine vin délimité de qualité supérieure (VDQS) dès 1953[N 3] puis accèdent enfin à l’AOC le [16]. Un nouveau décret du relatif à l'appellation d'origine contrôlée côtes-du-ventoux est paru au Journal officiel no 257 du [17]. Le « côtes-du-ventoux » est renommé « ventoux » par le décret no 2009-1243 du [5]. Le dernier cahier des charges date du 17 novembre 2023[3].

Aire d'appellation

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Le vignoble se situe à l'est de la vallée du Rhône, en Vaucluse. Il s'étend en arc de cercle sur le piémont méridional du mont Ventoux et des monts de Vaucluse. Il est limité au sud par le Calavon[18].

Images externes
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophotos du parcellaire de l'appellation
Au bas du piémont, le vignoble de Beaumont-du-Ventoux.
Le parcellaire des vignes au Crestet.

Le vignoble s'étend sur 53 communes du département de Vaucluse : Apt, Aubignan, Le Barroux, Le Beaucet, Les Beaumettes, Beaumont-du-Ventoux, Bédoin, Blauvac, Bonnieux, Cabrières-d'Avignon, Caromb, Carpentras, Caseneuve, Crestet, Crillon-le-Brave, Entrechaux, Flassan, Fontaine-de-Vaucluse, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Joucas, Lagnes, Lioux, L’Isle-sur-la-Sorgue, Loriol-du-Comtat, Malaucène, Malemort-du-Comtat, Maubec, Mazan, Méthamis, Modène, Mormoiron, Murs, Pernes-les-Fontaines, Robion, La Roque-sur-Pernes, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Didier, Saint-Hippolyte-le-Graveyron, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Pantaléon, Saint-Pierre-de-Vassols, Saint-Saturnin-lès-Apt, Saumane-de-Vaucluse, Velleron, Venasque, Viens, Villars et Villes-sur-Auzon[3].

Son aire d'appellation se divise en trois zones géographiques : le bassin de Malaucène au nord, le piémont du Ventoux à l’est de Carpentras et le nord du Calavon jusqu’à Apt[19]. La superficie de l'appellation représente 5 591 hectares en 2024. La répartition de la superficie en couleur donne 61 % pour les vins rouges, 32 % pour les rosés et 7 % pour les blancs[4].

Le vignoble est particulièrement influencé par la domination du Ventoux, qui avec ses 1 912 mètres d'altitude, est considéré comme la plus haute montagne intérieure de France[20]. Sa face sud descend en pente douce vers la plaine du Comtat Venaissin et se heurte dans sa partie orientale aux monts de Vaucluse dont il n'est séparé que par les gorges de la Nesque. C'est sur ce terroir qu'est implanté le vignoble des côtes-du-ventoux. La présence sur sa partie nord de ces deux importants massifs le préserve, en partie, de l'influence violente du mistral surtout dans la vallée du Calavon[21].

Géologie et pédologie

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Le mont Ventoux repose sur de puissantes assises du Crétacé qui se retrouvent sur la partie où s'est constitué le vignoble. Sa face sud a entaillé en biseau les couches du calcaire urgonien qui émergent des marnes grises et noires de l'Aptien et du Gargasien, étage supérieur de l'Aptien. Les monts de Vaucluse, prolongement naturel du Ventoux, ont le même faciès géologique. Seule différence, la présence importante dans ce faciès calcaire de dolines et d'avens[22].

Le vignoble se situe en majeure partie sur des sédiments déposés par les mers de l’ère tertiaire à la base du massif calcaire du Ventoux. On distingue trois types de terroirs[23] :

  • les sols rouges provenant de la dégradation du calcaire. Ce sont des terres à garrigue, typiquement méditerranéenne, et qui ont été à la source du vignoble actuel ;
  • les sols formés d'un mélange de sable et d'argile ocreuse de différentes couleurs selon les oxydes minéraux contenus. Reliquat d'un climat tropical, ils prennent un faciès latéritique dans la haute vallée du Calavon ;
  • les sols détritiques recouverts soit par des galets roulés (terrasses fossiles des torrents du Tertiaire descendus des Préalpes), soit par des éboulis calcaires détachés de la montagne (piémont du Ventoux).

Climatologie

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Cyprès penchés par le vent dans le vignoble de Goult.

L'aire d'appellation est principalement sous influence d'un climat méditerranéen, avec cependant quelques zones sous influence continentale. L'ensoleillement est important sur l'ensemble du terroir. D'Apt à Carpentras, il varie peu, restant dans une fourchette comprise entre 2 600 et 2 800 heures/an. Ce qui correspond à un maximum annuel de simplement dix jours de brume[24]. Les précipitations sont plutôt rares, mais peuvent être très violentes. Elles atteignent 600 à 700 mm par an mais un seul épisode orageux peut en quelques heures déverser jusqu'à 200 mm[N 4].

En Provence et dans le Comtat Venaissin aucun vigneron ne se plaint du mistral – même violent – car celui-ci a des avantages bénéfiques pour le vignoble. Appelé le mango-fango, le mangeur de boue, il élimine toute humidité superflue après les orages, dégage le ciel et lui donne sa luminosité, préserve les vignes de nombre de maladies cryptogamiques et les débarrasse d'insectes parasites[25].

Secteur ouest, grande région de Carpentras

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La station météorologique de Carpentras (à 98 mètres : 44° 05′ 01″ N, 5° 03′ 29″ E)[26] est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[27].

Relevés à Carpentras de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 1,1 4 6,9 10,8 14,4 16,5 16,1 12,7 9,5 4,9 1,8 8,3
Température moyenne (°C) 6,1 6,9 10,5 13,6 17,7 21,7 24,4 24 19,5 15,3 9,9 6,5 14,7
Température maximale moyenne (°C) 11,1 12,8 17,1 20,4 24,6 29,1 32,3 31,9 26,4 21,1 15 11,3 21,1
Nombre de jours avec gel 14,3 10,1 5,6 0,9 0 0 0 0 0 0,5 6,3 12,9 50,6
Ensoleillement (h) 151,4 173,1 229,6 243,9 285,1 328 363 326,7 257,2 190,6 148,6 138,1 2 835,3
Précipitations (mm) 46,3 34,2 41,3 61,1 55,6 41,7 25,7 40,6 98,7 87,6 90,8 41,9 665,5
Source : Météo-France[28].


Secteur sud et est, monts de Vaucluse et vallée du Calavon

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La station météorologique d'Apt-Viton (à 242 mètres d'altitude : 43° 52′ 51″ N, 5° 24′ 50″ E)[29] est en-dehors de l'aire d'appellation, plus à l'est dans la vallée du Calavon. Un exemple de variation de la météo : après une année 2007 caractérisé par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2,8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures elle augmente de 0,5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[30].

Relevé à Apt-Viton de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 −0,7 2,1 5 8,9 12,2 14,4 14,5 11,2 8,3 3,5 0,3 6,6
Température moyenne (°C) 5,4 6,1 9,7 12,6 16,7 20,6 23,5 23,4 19 14,7 9,3 5,9 13,9
Température maximale moyenne (°C) 11,2 13 17,2 20,2 24,5 29,1 32,5 32,3 26,8 21,1 15 11,4 21,2
Nombre de jours avec gel 18 16,6 9,5 3 0,1 0 0 0 0 1,3 8,3 16,1 72,9
Précipitations (mm) 68,9 44,1 46,7 74,8 68,9 38,3 27,1 36,7 84,6 97,9 113,5 68,8 770,3
Source : Météo-France[31].


Encépagement

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Le grenache, principal cépage de l'appellation ventoux.

Les mêmes cépages sont utilisés pour les vins rouges et rosés[N 5] : le grenache noir N[N 1], la syrah N, le cinsault N, le mourvèdre N et le carignan N[N 6] sont les cépages principaux. Les cépages accessoires sont le bourboulenc B, la clairette B, la counoise N, le grenache blanc B, la marsanne B, le marselan N (inférieur ou égal à 10 %), le piquepoul noir N, la roussanne B, le vermentino B et le viognier B (dont l'ensemble doit être inférieur au égal à 20% de l'encépagement), auxquels s'ajoute le caladoc N comme variété « d’intérêt à fin d’adaptation », qui ne peut dépasser 5 % de l'encépagement[3].

Pour le vin blanc, les cépages principaux sont le bourboulenc B, la clairette B, le grenache blanc B, la roussanne B, le vermentino B et le viognier B. Le seul cépage accessoire est la marsanne B, qui doit être inférieure à 10 % de l'encépagement[3].

Techniques culturales et réglementaires

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Comme tout vin d'appellation, le ventoux, pour être agréé, doit respecter un cahier des charges qui a été défini dans le cadre du syndicat des vignerons et entériné par l'INAO. Parmi les règles précisées dans le dernier charges figurent les spécifications suivantes :

  • l'écartement entre les rangs ne peut pas excéder 2,50 mètres ;
  • l'appellation n'est accordée qu'à partir de la troisième année de plantation lorsque celle-ci a été faite avant le 31 août ;
  • pour tous les cépages sauf la syrah et le viognier, les vignes sont taillées :
    • soit en taille courte (gobelet ou cordon) avec un maximum de 6 coursons par pied, chaque courson portant un maximum de deux yeux francs ;
    • soit en taille Guyot simple avec un maximum de 8 yeux francs sur le long bois et un ou deux coursons de rappel portant un maximum de deux yeux francs ;
  • pour la syrah et le viognier, la taille est faite en Guyot double avec un maximum de 6 yeux francs sur chaque long bois et un ou deux coursons à deux yeux francs au maximum ;
  • le rendement visé par le cahier des charges est de 55 hectolitres par hectare pour les vins rouges et rosés, et de 60 hl/ha pour les vins blancs. Le rendement butoir est de 66 hl/ha pour les trois couleurs ;
  • les vins doivent provenir de moûts contenant au minimum 198 grammes de sucre naturel par litre pour les vins rouges et 187 g/L pour les vins blancs et les vins rosés ;
  • les vins doivent présenter un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 11,5 % pour les vins blancs et rosés et de 12 % pour les vins rouges.

Les données de production des années récentes, telles que publiées par les Douanes, sont[4] :

Année ventoux rouge ventoux rosé ventoux blanc
superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha) superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha) superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha)
2020 3 434 147 484 43 2 043 103 978 51 334 15 606 47
2021 3 426 115 134 34 2 021 78 834 51 390 16 077 41
2022 3 573 150 523 42 1 748 86 780 50 388 18 095 47
2023 3 527 144 874 41 1 582 74 212 47 419 19 884 47
2024 3 373 128 050 38 1 729 72 944 42 489 20 415 42

Vinification

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Cuvée Vallis Clausa de la cave La Courtoise à Saint-Didier.

Comme tous les vignobles méridionaux de la vallée du Rhône, l'appellation ventoux assemble plusieurs cépages. Ceci est justifié par les caractéristiques climatiques régionales avec des étés très chauds, sinon torrides, et la présence du mistral, vent excessif, qui participent à la surmaturation des cépages. Tous les essais de vinification mono-cépage ont démontré que ces vins ne peuvent atteindre une qualité élevée et donner la véritable expression du terroir. Par contre l'assemblage de plusieurs variétés permet d'obtenir un parfait équilibre entre acidité, alcool et tannins[32].

Richesse de l'encépagement et variété de terroirs permettent à chaque domaine ou à chaque cave d'apporter leur touche personnelle dans l'élaboration de leurs vins. Vinificateur et maître de chai peuvent ainsi privilégier tel ou tel aspect de leur vin en jouant sur une gamme étendue de techniques vinicoles :

  • saignée, macération à froid ou pressurage direct pour les vins rosés ;
  • temps différents de cuvaison pour un vin jeune ou un vin de garde ;
  • assemblage de vin de goutte avec un vin issu de la macération carbonique, introduction ou non de vin de presse dans telle ou telle cuvée ;
  • assemblage, dès la vendange, de deux ou trois cépages différents pour les vinifier ensemble. Cette technique permet de tirer un maximum de potentiel aromatique de ces cépages ;
  • vinification en cépages séparés et assemblage des différentes cuvées après dégustation. Cette méthode permet de mettre en valeur les caractéristiques de tel ou tel terroir ;
  • sélection d'un terroir ou de vieilles vignes pour une vinification à part ;
  • introduction - tout à fait légale - d'une partie de la vendange blanche dans la vendange rouge afin d'apporter plus de finesse et d'élégance au vin. Cette pratique, traditionnelle à Châteauneuf-du-Pape et dans le vignoble de la Côte-Rôtie, a fait en grande partie la renommée de leurs vins[33].

Vinification en rouge

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Avec 61 % de l'appellation, les vins rouges sont largement majoritaires. C'est le grenache noir qui représente la plus importante proportion, il est assemblé principalement avec le mourvèdre et la syrah. Un peu de cinsault permet d'apporter la finesse. Les trois premiers cépages permettent d'obtenir un parfait équilibre. En fonction des parcelles et des microclimats, l'assemblage peut varier entre 80 % de grenache, syrah et mourvèdre entrant en part égale pour le pourcentage restant, et 50 % de grenache, la syrah et le mourvèdre représentant chacun 25 %. La différence se fait aussi sur le temps de cuvaison qui peut varier de 5 à 6 jours à une ou deux semaines en fonction des vins que le vinificateur désirent obtenir[34],[35].

Vinification en rosé

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Cuve de rosé en fermentation.

Le pourcentage des vins rosés est de 32 %. Majoritairement réalisée par saignée, le jus s'écoulant sous le poids de la vendange, la vinification est faite par un assemblage dans lequel le grenache noir reste majoritaire. Le cinsault apporte ici toute son expression ainsi que le mourvèdre s'il ne dépasse pas 10 %. Quelques vinificateurs réalisent aussi des cuvées par pressurage direct de la vendange, le plus souvent, celles-ci sont ensuite assemblées avec les vins de goutte obtenus par saignée[36],[35].

Vinification en blanc

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Tout comme pour les rosés, la maîtrise des températures lors de la vinification a permis d'obtenir par un moyen uniquement physique une parfaite expression des vins de ce terroir. Ils ne représentent que 7 % de l'appellation. La base de l'assemblage se fait principalement avec la clairette et le bourboulenc[36],[37].

Une ancienne méthode : les cuves vinaires rupestres

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La découverte de ce type de vinification très ancien est due aux travaux menés par Michel Bouvier, entre 1983 et 1993[38]. Sa recherche archéologique, menée avec l'aval du Service régional de l'archéologie à Aix-en-Provence, avait primitivement pour but d'essayer de dater les cabanes en pierre sèche ou bories de Vaucluse. Dans le cadre de ses recherches et de ses fouilles, il a identifié plus de 80 cuves vinaires rupestres sur le terroir de l'appellation Ventoux entre Venasque et Bonnieux[39].

Celles trouvées à Saumane se situent dans le vallon de Vignerme (« la vigne en friche »), mais qui n'a pas dû le rester longtemps puisque les minimes et les dominicains y possédaient de grands biens[40].

Ces cuves rupestres, qui sont toujours creusées dans de la molasse burdigalienne et munies d'un fouloir, sont majoritairement cylindriques. L'inventeur les a classées en deux catégories[41] :

  • les cuves creusées : sur 24 étudiées, toutes sont cylindriques sauf deux. Leur diamètre moyen et leur hauteur sont généralement identiques (1,60 m) pour un volume constant (3,14 m3) ;
  • les cuves construites : elles sont datables entre le XVIe et le XVIIe siècle puisque dès le XVIIIe siècle les cuves ont commencé à être recouvertes de carreaux vernissés.

Toutes les cuves creusées ont été - ou sont encore - recouvertes par une borie ou protégées par un abri sous roche ou un mur de pierres sèches selon leur situation. Il est remarquable que, si certaines cuves rupestres sont à proximité de lieux habités, notamment à Gordes, la plupart sont tout à fait extérieures à un village ou à un hameau. Ceci évoque des vinifications plus ou moins clandestines pour échapper à des droits de souquet et autres taxes levées sur les vins[42].

Œnotourisme

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Maison des vins AOC ventoux, à Carpentras.

L'œnotourisme recouvre de nombreuses activités de découverte : dégustation des vins, visite de caves, rencontre avec les propriétaires, découverte des métiers et techniques de la vigne, connaissance des cépages, des terroirs, des appellations, de la gastronomie locale. À cet aspect festif s'ajoutent les activités sportives et de loisirs : promenades et randonnées dans les vignobles.

Pour les touristes, une charte de qualité des caveaux de dégustation a été mise en place dans la vallée du Rhône pour l'ensemble des vignobles par Inter Rhône[43]. Elle propose trois catégories différentes d'accueil en fonction des prestations offertes par les caves[44].

Gastronomie

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Dans un restaurant de Saint-Didier, AOC ventoux rosé de la cave « La Courtoise ».

Ici la gastronomie a atteint le niveau littéraire. Tout un chacun connaît Les Trois Messes basses d'Alphonse Daudet et les mésaventures de dom Balaguère qui expédia ses messes afin d'aller plus vite ripailler. Mais se souvient-on qu'il perdit son âme, en cette nuit de Noël, dans le château de Trinquelage en pays du Ventoux[45] ?

Les caractéristiques générales des vins de cette appellation sont : pour les vins rouges, des arômes de fruits rouges, d'épices, de cuir, de réglisse, de truffe[46], fins, souples, assez légers en bouche[47]. Pour les vins blancs, des arômes de fleurs (iris), d'acacia, d'agrumes[46]. Pour les vins rosés, des notes de cerises, de framboise, de fleurs (genet, rose)[46] et de bonne tenue en bouche[47].

Les vins rouges s'accordent bien avec des viandes rouges (grillées ou en sauce) dont la daube comtadine, des civets, dont celui de chevreuil, des gibiers à plumes, du fromage fort. Ces vins se servent aux environs de 15 °C et ont une durée de garde moyenne de trois à cinq ans[46].

Les vins rosés s'accordent avec de la charcuterie, des volailles et de nombreux plats estivaux. Ils se révèlent parfaits en accompagnement de la cuisine asiatique. Ces rosés se servent entre 8 et 10 °C et se gardent un à deux ans[46].

Les vins blancs accompagnent parfaitement des poissons grillés, des fruits de mer… et peuvent être servis aussi en apéritif. Les vins se servent entre 8 et 10 °C et peuvent se garder un à deux ans[46].

AOC ventoux, La Vieille Ferme, de Jean-Pierre Perrin.

Le vignoble regroupe environ le tiers des vignerons de Vaucluse. L'exploitation agricole type dans l'appellation pratique une polyculture conséquence du morcellement de la propriété. Les grands domaines de plus de 20 ha sont en augmentation mais encore minoritaires. La petite exploitation de 10 ha reste majoritaire (90 %) ce qui explique l'importance des caves coopératives dans l'AOC. Dans ce type d'exploitation, la partie vigne représente 3,5 ha et monte jusqu'à 5 ha en y incluant le raisin de table[48].

Producteurs et négociants

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La production donne [Quand ?]308 890 hectolitres. La production est assurée par 15 caves coopératives, 114 domaines ou caves indépendantes et 5 vinificateurs[1].

Liste des producteurs classés par commune en 2009[49]
Commune Cave et domaine
Apt Les Vins de Sylla, Château de l'Isolette, Château le Puy Saurette, Château Saint-Pons, Domaine de Mayol, Domaine du Puy Marquis, Font Alba,
Aubignan Château St Sauveur, Domaine de la Brusquière, Domaine de la Pierre du Coq
Beaumes-de-Venise Balma Venitia, Domaine Bouletin, Domaine de Beaumalric, Domaine de Fenouillet, Domaine de la Pigeade
Beaumont-du-Ventoux Cave vinicole
Bédoin Vignerons du Mont Ventoux, Domaine du Galinier, Domaine du Mas des Sœurs, Domaine le Van, La Grange de Maximin, Terre de Ghaya
Blauvac Domaine Jour de Miane, Domaine Le Grand Vallat
Bonnieux Cave de Bonnieux, Domaine Branchi, Domaine Julien, Domaine de la Choye, Domaine Terris
Cabrières-d'Avignon Domaine de la Bastidonne
Cairanne Domaine Brusset
Camaret-sur-Aigues Domaine Durieu
Caromb Cave Saint-Marc, Clos des Patris, Domaine Chaumard, Domaine de Cressenton, Domaine Lou Magnan, Domaine Morand, Domaine Peyroux
Carpentras Cave de Serres, Domaine Aymard, Domaine de Marotte, Domaine des Campagnoles, Domaine le Mas des Oiseaux, Domaine les Hauts de Bacchus, Domaine Troussel, La Font doù Téule
Caseneuve Domaine Alloïs
Châteauneuf-de-Gadagne Terres d'Avignon
Châteauneuf-du-Pape Domaine Juliette Avril, Famille Quiot, Domaine du Vieux Lazaret
Courthézon Domaine de Val-Frais
Crestet Domaine du Chêne bleu
Crillon-le-Brave Domaine de Belle-Vue, Domaine de la Condamine
Entrechaux Domaine de Champ-Long, Domaine Talès, Mas des Flauzières, Mas Oncle Ernest
Flassan Domaine Grange de Louiset, La Ferme Saint Pierre
Gargas Vignobles Aureto
Gigondas Domaine de Font-Sane, Les Vignobles de Saint-André, Les Celliers Amadieu
Gordes Domaine de la Chapelle Saint-Heyries, Domaine Lucien Pélisson, Domaine Patrick Pélisson, Mas de la Font
Goult Cave de Lumières, Château Edem, Domaine de la Verrière
Joucas Domaine de l'Auvières
L'Isle-sur-la-Sorgue Domaine de la Gasqui
Lafare Domaine de Cassan, La Martinelle
Le Barroux Domaine de Champaga, Domaine des Usclades, Domaine Saint-Jean-du-Barroux, Via Caritatis (Abbaye du Barroux)
Loriol-du-Comtat Château de Talaud
Malemort-du-Comtat Château Unang, Domaine Flandrin, Les Fruits du Jas
Maubec Cave du Luberon
Mazan Cave Canteperdrix, Château La Croix des Pins, Château Tour des Genêts, Domaine de Fondrèche, Domaine du Bon Remède, Domaine du Grand Jacquet, Domaine L'Estagnol, Domaine Les Deux Saint-Pierre, Domaine Les Terrasses d'Éole, Domaine Terres de Solence, Le Berceau des Ambres, Le Repaire du Géant
Ménerbes Domaine des Cancélades
Mormoiron Domaine Blouvac, Château Pesquié, Domaine de Bérane, Domaine de la Massane, Domaine de la Peyronnière, Domaine des Anges, Domaine des Cambades, Domaine du Tix, Domaine le Brillas, Domaine Les Hautes Briguières, le Murmurium
Murs Domaine la Tuilière
Oppède Domaine de la Royère
Orange Domaines Perrin et Fils
Pernes-les-Fontaines Domaine Cartoux, Domaine de la Camarette, Domaine de Landra, Domaine des Costes et Fonblanque
Puyméras Cave La Comtadine
Robion Domaine des Peyre
Roussillon Château Blanc, Domaine de Chantegrillet, Domaine de Tara, Domaine du Coulet Rouge, Domaine Girod, Domaine Lobreau
Sablet Domaine de Boissan
Saint-Didier La Courtoise
Saint-Hippolyte-le-Graveyron Domaine De Rooy
Saint-Pierre-de-Vassols Château Valcombe, Domaine du Casal
Saint-Saturnin-lès-Apt Domaine de la Moucane, Domaine de Séoule, Domaine Hugues, Vignoble Athanor
Sarrians Domaine de la Brunely
Saumane-de-Vaucluse Domaine de la Crillone, Domaine des Pierres Blanches
Séguret Les Vignerons de Roaix-Séguret
Suzette Château Redortier, Domaine Chiniard, Domaine de la Ferme St Martin, Domaine des Garances, Domaine Michel Ravardel
La Tour-d'Aigues Cellier de Marrenon[50]
Vacqueyras Domaine Font Sarade, Domaine le Colombier, Le Vieux Clocher, Vignobles Richard Gontier
Vaison-la-Romaine Cave La Romaine, Domaine de la Montagne d'Or, Domaine des Roches Fortes, Domaine Barbanot
Villars Mas du Fadan, Château Saint-Pons
Villes-sur-Auzon Cave Terra-Ventoux, Vindemio
Violès Caves Lavau

Un négociant extérieur au vignoble, la firme Guigal, dont les établissements sont situés à Ampuis, met en bouteilles et commercialise cette AOC sous sa marque.

Marché intérieur

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Le ventoux est commercialisé en France [Quand ?]à 83 %. Les principaux secteurs de distributions[2] sont :

Catégorie % en volume pour 2005
GMS (grandes et moyennes surfaces) 40
Vente directe (caveaux, foires et salons) 20
CHR (cafés, hôtels, restaurants) 11
Grossistes et négociants 18
Vente par les cavistes 11

L'exportation représente [Quand ?]17 % des ventes de l'appellation[2]. Les principaux pays acheteurs sont :

Pays % en volume pour 2005[N 7]
 Europe (hors Benelux) 50 %
Drapeau de la Belgique Belgique Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Drapeau du Luxembourg Luxembourg 22 %
Drapeau des États-Unis États-Unis 15 %
Drapeau du Canada Canada 13 %

Confrérie des vignerons

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Porte-fanion et fanion de la Confrérie des Côtes du Ventoux, Vaucluse, France.
La Confrérie des vignerons Côtes de Ventoux.

Une ancienne confrérie, réunissant les vignerons du terroir, avait été constituée en 1475 à Carpentras. Elle fut d'abord placée sous la protection de Notre-Dame de l'Annonciade. Un siècle plus tard, forte de trois cents membres, elle avait sa chapelle dans la cathédrale Saint-Siffren à Carpentras. En 1660, elle ajouta à la protection maternelle de Notre-Dame, celle de saint Marc. Après une brève interruption sous la Révolution, elle reprit ses activités au cours de l'année 1802. Durant tout le XIXe siècle, la fête du saint protecteur fut célébrée en grande pompe tous les 25 avril. Le buste de saint Marc était promené dans la ville, suivi par « l'abbé des vignerons ». Celui-ci avait revêtu l'insigne de sa charge, un gigantesque couvre-chef d'un mètre de diamètre, orné de feuilles de vigne et de branches de cognassiers. À la fin de la procession, le « chapeau de Saint-Marc » était suspendu au-dessus de la porte d'entrée du domicile de l'abbé. Un de ceux-ci fut tellement fier d'avoir été élu que, sur la façade de sa maison, dans la rue Calade, il fit sculpter une couronne de pampres, signalant à jamais, l'honneur de sa charge[51].

La crise du phylloxéra mit fin à ce type de festivités. La confrérie[52] ne renaquit de ses cendres que le et fut placée sous l'emblème du « poudadouire[N 8] ». Chaque année, sous la direction de son grand maître, elle tient son chapitre ordinaire d'hiver et son chapitre de la saint Marc en avril. C'est au cours de ces séances, et des nombreux chapitres extraordinaires qui s'y sont ajoutés, qu'elle reçoit en son sein, aux sonneries éclatantes des trompettes, toutes personnes qu'elle juge apte à aimer et à populariser les vins du Ventoux[53].

Depuis 1982, « au nom de Bacchus et de saint Marc », de nombreuses personnalités ont reçu le tâte-vin frappé à l'emblème du poudadouire, des écrivains comme Robert Sabatier, Marie Cardinal, Jean Lacouture, Yvan Audouard ; des sportifs comme Jean Vuarnet, Maurice Trintignant, Michel Hidalgo, Éric Caritoux ; des journalistes et hommes de télévision comme Robert Chapatte, Henri Sannier, Gérard Holtz, Michel Drucker ; des artistes comme Magali Noël, Jean-Pierre Darras, Diane de Wurtemberg, et pour son œuvre humanitaire Danielle Mitterrand[53].

Outre les intronisations et la remise du tâte-vin, la confrérie participe à diverses manifestations locales comme la procession de la fête de la Saint-Vincent à Gordes ou des foires au vin[54].

Notes et références

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  1. a et b Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  2. Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  3. L'arrêté du définit les conditions de production du V.D.Q.S. côtes-du-ventoux.
  4. 300 mm d'eau sont tombés sur Entrechaux, le provoquant les terribles inondations de l'Ouvèze et de ses affluents.
  5. Les vins rosés sont issus soit de la saignée, soit du pressurage direct. Le plus souvent, ils sont un assemblage de ces deux méthodes.
  6. Le carignan est limité à 30 % maximum dans les assemblages.
  7. Pourcentages arrondis à l'unité
  8. En provençal, antique serpe vigneronne dont la forme et la fonction n'ont pas changé depuis les gallo-romains.

Références

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  1. a b et c « Site officiel des côtes-du-ventoux : Les chiffres clés »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  2. a b c d et e « Plaquette presse en format PDF »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?) « Copie archivée » (version du sur Internet Archive)
  3. a b c d et e « Cahier des charges de l'appellation d’origine contrôlée « VENTOUX » », homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  4. a b c d et e « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  5. a et b Décret n° 2009-1243 du 14 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Arbois », « L'Etoile », « Côtes du Jura », « Macvin du Jura », « Côtes de Bergerac », « Côtes du Rhône », « Ventoux », « Pacherenc du Vic-Bilh » et « Coteaux du Tricastin »
  6. Saltarelli 2000, p. 22-26.
  7. Saltarelli 2000, p. 22.
  8. Saltarelli 2000, p. 23-24.
  9. Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département de Vaucluse, Avignon, , 1re éd. (lire en ligne).
  10. Noël Didier, Henri Dubled et Jean Barruol, Cartulaire de l'Église d'Apt, Éd. Librairie Dalloz, Paris, 1967, p. 94.
  11. C. Faure, L’entrée du recteur Guillaume de Beaufort, vicomte de Turenne, à Carpentras, Mélanges archéologique et historique, 1906.
  12. Monique Zerner, Le cadastre, le pouvoir et la terre : le Comtat Venaissin pontifical au début du XVe siècle, École Française de Rome, 1993, (ISBN 2-7283-0268-5)
  13. Saltarelli 2000, p. 33.
  14. Saltarelli 2000, p. 40.
  15. Zacharewicz 1900, p. 17.
  16. Charles Quittanson, Connaissance des vins et eaux de vie, Côtes-du-ventoux, p. 667.
  17. Présentation sur le site officiel des côtes-du-ventoux
  18. Rapport sur la demande d'appellation d'origine contrôlée 1972, p. 2.
  19. Rapport sur la demande d'appellation d'origine contrôlée 1972, p. 8.
  20. Guy Barruol, Nerte Dautier et Bernard Mondon, Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale, Mane-Forcalquier, Éd. Alpes de Lumières, , p.16.
  21. Barruol, Dautier et Mondon 2007, p. 17.
  22. Barruol, Dautier et Mondon 2007, p. 18-19.
  23. Rapport sur la demande d'appellation d'origine contrôlée 1972, p. 4.
  24. Rapport sur la demande d'appellation d'origine contrôlée 1972, p. 5.
  25. Zacharewicz 1900, p. 11.
  26. « 84031001 – CARPENTRAS – SERRES » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  27. La climatologie de Vaucluse
  28. « Fiche 84031001 Carpentras » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  29. « 84003002 – APT-VITON – QU. VITON » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  30. Roland Sautel, Le Pays d'Apt, no 191, février 2009, p. 13.
  31. « Fiche 84003002 Apt-Viton » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  32. Charnay 1985, p. 172.
  33. Saltarelli 2000, p. 55.
  34. Charnay 1985, p. 175.
  35. a et b Saltarelli 2000, p. 49.
  36. a et b Charnay 1985, p. 176.
  37. Saltarelli 2000, p. 53.
  38. Bouvier 1990, p. 3.
  39. En l'état actuel de la recherche, ces cuves vinaires rupestres ont été identifiées sur les communes de Venasque, Le Beaucet, Saint-Didier, Saumane, Fontaine de Vaucluse, Cabrières d'Avignon, Lagnes, Murs, Gordes, Saint-Pantaléon, Goult et Bonnieux. Saltarelli 2000, p. 164.
  40. Courtet 1857, p. 307.
  41. Bouvier 1990, p. 14.
  42. Saltarelli 2000, p. 167.
  43. Les exigences de la charte de qualité d'Inter Rhône
  44. Charte de qualité des caveaux de dégustation de la vallée du Rhône
  45. Saltarelli 2000, p. 179.
  46. a b c d e et f Guide vin appellation Ventoux, Passion vin.
  47. a et b Guide vert Solar, Côtes du Ventoux in Vins de France. p. 113.
  48. Saltarelli 2000, p. 15.
  49. Caves et domaines de l'AOC Ventoux consulté le 12 juin 2009
  50. Cellier de Marrenon
  51. Saltarelli 2000, p. 158.
  52. La confrérie sur le site officiel des côtes-du-ventoux
  53. a et b Saltarelli 2000, p. 159.
  54. Gordes informations, bulletin municipal de Gordes, no 41, juin 2009

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département de Vaucluse, Avignon, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Edgar Zacharewicz, Le vignoble vauclusien et ses cépages, Avignon, Éd. Bernard et compagnie, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Syndicat des vignerons des côtes-du-ventoux, Rapport sur la demande d'appellation d'origine contrôlée des vins délimités de qualités supérieure côtes-du-ventoux, Carpentras, Imp. Batailler, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Pierre Charnay, Vignobles et vins des Côtes-du-Rhône, Avignon, Éd. Aubanel, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Michel Bouvier, Cuves vinaires rupestres en Vaucluse, Apt, Archipal, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux : origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, Le Pontet, A. Barthélemy, , 207 p. (ISBN 2-87923-041-1). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Michel Mastrojanni : Les Vins de France (Guide vert solar). Éditions Solar, Paris 1992 - 1994 - 1998, (ISBN 2-263-02796-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article.

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Liens externes

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Articles connexes

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