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Vincent Garanger

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Vincent Garanger

Naissance
Nationalité Drapeau de la France Française
Activité principale Comédien
Metteur en scène
Années d'activité 1979-
Formation Conservatoire national supérieur d'art dramatique
Récompenses Prix du meilleur comédien du Syndicat de la critique (2025)
Distinctions honorifiques Chevalier des Arts et des Lettres
Site internet https://www.ubba.eu/

Scènes principales

Vincent Garanger, né en 1960, est un comédien, metteur en scène et co-directeur du Préau, Centre dramatique national de Normandie-Vire, français.

Jeunesse et formation

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Vincent Garanger découvre le théâtre au collège en jouant le rôle d’Argan dans Le Malade imaginaire de Molière. En 1978, il obtient son baccalauréat et assiste au Festival d’Avignon aux représentations des quatre pièces de Molière montées par Antoine Vitez et En attendant Godot de Samuel Beckett avec Michel Bouquet.

A la sortie du Conservatoire d'Angers, il entre à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre de Paris puis au Conservatoire national supérieur d'art dramatique où il a pour professeur Robert Manuel, Michel Bouquet, Gérard Desarthe[1].

Vincent Garanger commence sa carrière dans les mises en scène de Jean Guichard (Marie Tudor d'après Victor Hugo), Philippe Delaigue (La Vie de Galilée de Bertolt Brecht), Jean-Claude Drouot (Kean de Jean-Paul Sartre), Pierre Tabard (Agatha de Marguerite Duras), Jacques Lassalle (Le Mariage des morts de Jean-Pierre Sarrazac), Roger Planchon (George Dandin ou le Mari confondu de Molière), Alain Françon (Café d’Edward Bond)...

En 2002, il devient membre de la troupe permanente de la Comédie de Valence[2]. Il joue dans Diversion de David Lescot, Désertion de Pauline Sales, Dom Juan de Molière, Par les villages de Peter Handke...

De 2009 à 2018, Vincent Garanger co-dirige avec Pauline Sales Le Préau, Centre dramatique national de Normandie-Vire. Il est mis en scène par Philippe Delaigue (À l'ombre de Pauline Sales), Guillaume Lévêque (Les Travaux et les Jours de Michel Vinaver), Arthur Nauzyciel (La Mouette d’Anton Tchekhov)[2], les 7 épisodes de Docteur Camiski ou l'esprit du sexe de Pauline Sales et Fabrice Melquiot[3], Jean-Pierre Vincent (George Dandin ou le Mari confondu de Molière)[4]...

En 2019, Vincent Garanger et Pauline Sales créent la compagnie À L’Envi[5].

En 2022, il interprète avec Philippe Torreton, Lazzi de Fabrice Melquiot au Théâtre des Bouffes-du-Nord[6] puis en 2023 il fait partie de la troupe de Welfare d'après Frederick Wiseman dans la mise en scène Julie Deliquet.

En 2024, Vincent Garanger joue Article 353 du code pénal de Tanguy Viel avec Emmanuel Noblet au Théâtre du Rond-Point dans une mise en scène de ce dernier[1],[7]. Il obtient pour son rôle de Martial Kermeur le Prix du meilleur comédien du Syndicat de la critique 2025 ainsi qu'une nomination au Molière du comédien dans un spectacle de théâtre public[8],[9].

Vincent Garanger est également metteur en scène : Quelque chose dans l'air de Richard Dresser, Bluff d’Enzo Cormann, Trahisons de Harold Pinter, La Campagne de Martin Crimp, Mon visage d'insomnie de Samuel Gallet[10], Prière aux vivants d'après Charlotte Delbo[11].

Il enseigne à l’ENSATT et à l’École de la Comédie de Saint-Étienne[5].

Cinéma-télévision

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Au cinéma, Vincent Garanger joue dans Les Malheurs de Sophie de Jean-Claude Brialy, Dandin de Roger Planchon, Vent de galerne de Bernard Favre, Les Promesses de Thomas Kruithof...

A la télévision, il participe aux séries Le Voyageur, Lupin, Meurtres aux îles de Lérins[5]...

Mise en scène

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Filmographie

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Télévision

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  • 2022 : Germinal d'Émile Zola, série en 10 épisodes sur Radio France[12]
  • 2023 : Fureurs de Mehdi Bayad, série en 5 épisodes sur Radio France[13]

Distinctions

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Récompense

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Décoration

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Références

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  1. a et b Joëlle Gayot, « Vincent Garanger, l’acteur qui aime disparaître derrière les auteurs », sur lemonde.fr, (consulté le )
  2. a et b Xavier Alexandre, « Vincent Garanger dans la Cour d'honneur », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  3. Charly Triballeau, « Le Théâtre expérimente le feuilleton, clin d'oeil à la série télévisée Paris », sur lexpress.fr, (consulté le )
  4. Fabienne Darge, « Théâtre : George Dandin, ce dindon de la farce », sur lemonde.fr, (consulté le )
  5. a b et c Gérald Rossi, « Vincent Garanger, de Molière ...à Lupin ! », sur rcf.fr, (consulté le )
  6. Philippe Chevilley, « « Lazzi » : les âmes mortes du vidéoclub », sur lesechos.fr, (consulté le )
  7. Nathalie Simon, « Article 353, du Code pénal : le juge et l’assassin en version finistérienne », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  8. « Le syndicat professionnel de la critique (théâtre danse et musique) a décerné jeudi ses prix pour la saison 2023-2024, sur fond de lourdes inquiétudes de toute une profession », sur sceneweb.fr, (consulté le )
  9. Kilian Orain, « Le syndicat professionnel de la critique (théâtre danse et musique) a décerné jeudi ses prix pour la saison 2023-2024, sur fond de lourdes inquiétudes de toute une profession », sur telerama.fr, (consulté le )
  10. Louise Chevillard, « Samuel Gallet et Vincent Garanger questionnent un sujet brûlant dans Mon visage d’insomnie », sur journal-laterrasse.fr, (consulté le )
  11. Gérald Rossi, « « Prière aux vivants » : comment Charlotte Delbo a survécu à l’enfer des nazis », sur humanite.fr, (consulté le )
  12. « Germinal d'Émile Zola », sur radiofrance.fr, (consulté le )
  13. « Fureurs », sur radiofrance.fr, (consulté le )
  14. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres - hiver 2018 », sur culture.gouv.fr, (consulté le ).

Liens externes

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