Vierves-sur-Viroin
| Vierves-sur-Viroin | |||||
Entrée sud sur le Viroin. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Philippeville | ||||
| Commune | Viroinval | ||||
| Code postal | 5670 | ||||
| Code INS | 93090B | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Viervois(e) | ||||
| Population | 503 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 45 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 04′ 50″ nord, 4° 38′ 04″ est | ||||
| Superficie | 1 113 ha = 11,13 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
| |||||
| modifier |
|||||
Vierves-sur-Viroin (en wallon Viêpe) est une section de la commune belge de Viroinval située en Région wallonne dans la province de Namur. Vierves se trouve sur le territoire du Parc national de l'Entre-Sambre-et-Meuse (ESEM).
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Elle fait partie de l'association qui regroupe les plus beaux villages de Wallonie.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Dès 1896, Godefroid Kurth, professeur à l’Université de Liège, et qui plus est inventeur du terme « toponymie », affirmait que « Vierves ainsi que Vireux reproduisent le nom du Viroin ou Virvin »[1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Village à flanc de coteaux où dévalent les rues et ruelles escarpées, Vierves présente d'anciennes habitations qui se blottissent autour du château des barons de Hamal.
Dans le creux de la vallée coule le Viroin.
Évolution démographique
[modifier | modifier le code]
- Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
Histoire
[modifier | modifier le code]Ancienne terre de la Principauté de Liège, elle est devenue commune du département des Ardennes lors de l’annexion par la France, puis, depuis la période néerlandaise en 1815, de la province de Namur.
Le , un détachement du maquis de Regniessart (Refuge C 50 La Fauvette) attaque des autos blindées ennemies au carrefour de la route de Treignes (N 99) et de celle de Matagne-la-Petite, en dehors du village. Au cours de cet échange de tirs, Jean Verlaine, un résistant est tué d’une rafale de mitrailleuse. À l’endroit même où il est tombé, un monument rappelle sa mémoire[2].
La commune s'appelait "Vierves" jusqu'en 1963[3].
Héraldique
[modifier | modifier le code]Les armes de la commune de Vierves se blasonnaient ainsi :
|
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
[modifier | modifier le code]Patrimoine et traditions
[modifier | modifier le code]
Patrimoine architectural
[modifier | modifier le code]- Le château des comtes de Hamal, important fief de la Principauté de Liège devenu baronnie au XVe siècle, regroupait au XVIe siècle les localités de Vierves, Oignies-en-Thiérache, Treignes, Le Mesnil, Matagne-la-Grande et Matagne-la-Petite. Possédé du XIe au XIIIe siècle par la famille de Vierve, il passa de 1567 à 1852 aux mains des Hamal, qui édifièrent les bâtiments actuels[6].
- L’église Saints-Rufin-et-Valère, construite en 1788, a été largement rénovée en 1900 d’après les plans de 1898 de l’architecte Van Gheluwe[6].
- Les écoles, situées rue des Écoles, datent de la première moitié du XIXe siècle[7].
- Ancien presbytère situé rue des Écoles, datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle[8].
- Construit au XIXe siècle, le lavoir se trouve au 16 de la rue des Lavandières[9]. Il dispose d’un grand bassin en pierre bleue, séparé en trois bacs, et se situe à proximité de la chapelle du Calvaire. Ces deux constructions sont reprises sur la liste du patrimoine immobilier classé de Viroinval.
- La potale Notre-Dame du Rosaire est située Fontaine Saint-Joseph.
- La chapelle Notre-Dame de Grâce se trouve en retrait de la voirie, au-dessus du Chemin du Bois.
-
Château
-
Les écoles.
-
Le kiosque.
Monuments
[modifier | modifier le code]- Monument à Jean Verlaine, résistant tué à l'ennemi lors de la libération, km 12 de la RN 99[10].
- Pierre tombale de Samuel Aldersea, entrepreneur britannique du chemin de fer de l’Entre-Sambre-et-Meuse, décédé en 1853. (ancien cimetière)
Traditions
[modifier | modifier le code]Le mardi gras termine les festivités du carnaval de Vierves, un des carnavals de la vallée du Viroin repris parmi les chefs-d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis 2012.
Enseignement
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Vie associative
[modifier | modifier le code]Jumelage
[modifier | modifier le code]
Sausset-les-Pins (France) depuis 1983 et il est suspendu depuis cette date.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Godefroid Kurth, La frontière linguistique en Belgique et dans le nord de la France, t. I, Bruxelles, , p. 459
- ↑ Lieutenant Verset, On s'est battu à Vierves le 3 septembre 1944, Cahier du Musée de Cerfontaine no 281, , pages 27-28.
- ↑ Arrêté royal du 20.12.1963 modifiant le nom de certaines communes, Moniteur belge 25.12.1963, p. 12.529
- ↑ Concédées par Arrêté Royal du 4 septembre 1910
- ↑ Max Servais, Armorial des Provinces et des Communes de Belgique : Complément 1955-1968, Bruxelles, Crédit Communal de Belgique,
- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 452.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 455.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 456.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 457.
- ↑ André Lépine, « 80 monuments insolites d’Entre-Sambre-et-Meuse », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 520, , p. 79
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Article connexe
[modifier | modifier le code]- Gare de Vierves (ancienne gare ferroviaire fermée)
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 9, t. 1 et 2 : Namur, Arrondissement de Philippeville, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 694 p. (ISBN 2-8021-0040-8)
- Itinéraire des gares rurales, vol. 4, Société Royale Belge de géographie, coll. « Hommes et paysages », , 45 p.
- André Lépine, « La ligne 132 en cartes postales anciennes », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 500,
- André Lépine (dir.) et al., « Notes d’histoire sur l’entité de Viroinval (1) », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 281,
- André Lépine (dir.) et al., « Notes d’histoire sur l’entité de Viroinval (2) », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 377,