Demandolx
| Demandolx | |||||
Lac de Castillon (partie sud) vu de la Colle | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | |||||
| Arrondissement | Castellane | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière | ||||
| Maire Mandat |
Baptiste Gaglio 2021-2026 |
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| Code postal | 04120 | ||||
| Code commune | 04069 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
112 hab. (2023 |
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| Densité | 5,5 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 52′ 15″ nord, 6° 34′ 46″ est | ||||
| Altitude | Min. 788 m Max. 1 894 m |
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| Superficie | 20,37 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Castellane | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Demandolx est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Demandoixiens[1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Le village est situé à 1 100 m d’altitude[2]. Le lac de Chaudanne, créé par une retenue artificielle, occupe une partie du territoire de la commune.

- Demandolx est une des 46 communes adhérentes du Parc naturel régional du Verdon.
Les communes limitrophes de Demandolx sont Vergons, Soleilhas, Peyroules, La Garde, Castellane et Saint-Julien-du-Verdon.
Communes voisines
[modifier | modifier le code]| Saint-Julien-du-Verdon, Vergons | ||||
| Castellane | N | Soleilhas | ||
| O Demandolx E | ||||
| S | ||||
| La Garde |
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La commune se compose 1 973,92 hectares de forêts et milieux semi-naturels (96,10 %) et (80,02 %) de surfaces en eau (3,90 %)[3].
- Sommet du Teillon (1 893 m),
- Sommet de Crémon (1 760 m).
Hydrographie et les eaux souterraines
[modifier | modifier le code]Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :
- rivière le verdon,
- ravins du gros vallon, des crotes, de la clue, du paoutas, de saint-barnabé.
Environnement
[modifier | modifier le code]La commune compte 200 ha de bois et forêts, soit à peine 5 % de sa superficie[1].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Var, Alpes-Maritimes » et « Alpes du sud »[8]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 9,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 992 mm, avec 7 jours de précipitations en janvier et 5,3 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Castellane à 6 km à vol d'oiseau[11], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 999,7 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Demandolx est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (96,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (43,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (7,3 %), eaux continentales[Note 2] (3,8 %)[19].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communications et transports
[modifier | modifier le code]Voies routières
[modifier | modifier le code]La commune est traversée par la D 102[20].
Transports en commun
[modifier | modifier le code]Risques naturels et technologiques
[modifier | modifier le code]Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Castellane auquel appartient Demandolx est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[22], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[23]. La commune de Demandolx est également exposée à trois autres risques naturels[23] :
- feu de forêt ;
- inondation ;
- mouvement de terrain : certains versants sont concernés par un aléa moyen à fort[24].
La commune de Demandolx est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage[25]. En cas de rupture du barrage de Castillon, la vallée du Verdon serait menacée (elle est sur les bords du lac de Chaudanne)[26]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[25] et le Dicrim n’existe pas non plus[27].
La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle, en 2011, pour des inondations et des coulées de boue[23]. Les tremblements de terre ressentis de la manière la plus sensible dans la commune sont ceux (les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre)[28] :
- du 23 février 1887, avec une intensité macro-sismique de VII sur l’échelle MSK et Bussana Vecchia pour épicentre[29],
- du 30 novembre 1951, avec une intensité de IV et demi et Chasteuil pour épicentre[30] ;
- du 19 juillet 1963, avec une intensité de IV et un épicentre situé en mer Méditerranée[31].
Toponymie
[modifier | modifier le code]La localité apparaît pour la première fois dans les chartes vers 1200 selon Charles Rostaing et Ernest Nègre (castri de Mandols). Selon Nègre, le nom dérive de l’occitan demandòl, signifiant mendiant, et faisant référence à la pauvreté du terroir[32],[33]. Rostaing considère comme probable que le toponyme soit plus ancien que les Gaulois[34].
Une autre interprétation est proposée à travers les armes du village et celles de la famille de Demandolx. Elles sont "parlantes", ce qui en héraldique veut dire qu'elles illustrent le nom. "Man-dols" serait alors à comprendre comme une main droite et bienveillante, une main de paix. Cas que l'on retrouve pour la ville de Manosque qui avec Demandolx est la seule à illustrer sur ses armes "sa main"[35].
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire
[modifier | modifier le code]Le dolmen de Villevieille atteste la présence humaine sur le territoire de la commune dès le Néolithique. Deux oppidums ont été occupés à l’époque préhistorique : le plateau de Villevieille et la barre de Conches[36].
Moyen Age
[modifier | modifier le code]Le château est construit à la fin du XIe siècle [37]. La famille de Demandolx y était établie sans doute dès le XIe siècle[38], mais le plus ancien document qui en atteste ne remonte qu’à 1304[38]. Le fief est tenu par les Demandolx depuis le XIIIe siècle jusqu’à la Révolution[39],[36].
A la fin du XIe siècle [37], un petit bourg castral[40] se développe sur la crête, sous sa protection du château. Il y reste au moins jusqu’à la fin du XIIIe siècle, avant de descendre vers le lieu-dit Ville, et d’être suivi par le château et la chapelle castrale qui sont reconstruits un peu plus bas[41]. La communauté relevait de la viguerie de Castellane[42].
Ancien Régime
[modifier | modifier le code]Le deuxième village (actuellement appelé Ville) est progressivement abandonné à partir du XVIIe siècle, les habitants privilégiant les hameaux, et notamment les Coulets (Saint-Michel selon Daniel Thiery[42]) qui est devenu le chef-lieu au milieu du XIXe siècle[36].
Durant les guerres de religion, Gaspard de Demandolx embrasse la foi protestante. En mai 1564, les catholiques assiègent le château. Le châtelain, qui s’était échappé, est rejoint et massacré avec sa famille. Le château est détruit, mais le parlement d’Aix condamne les meurtriers, et le château est reconstruit en moins de huit ans[43].
L’alpage de la seigneurie de Vauplane est un fief mouvant du fief de Demandolx, tenu par différentes familles de Draguignan, les Foulques, Durand de la Motte, d'Arnoux, Cirlot qui rend hommage pour la dernière fois, puis Berlier, à la suite d'une convention privée passée à la fin de l'Ancien Régime.
Révolution et Premier Empire
[modifier | modifier le code]À la création des communes, Vauplane est inclus dans la commune de Soleilhas[44].
À la Révolution française, la chapelle du cimetière primitif (Notre-Dame de Conches) a été vendue comme bien national[45].
La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1834 que le cadastre dit napoléonien de Demandolx est achevé[46].
XIXe siècle
[modifier | modifier le code]Comme de nombreuses communes du département, celle de Demandolx se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, l’école installée au chef-lieu dispense une instruction primaire aux garçons[47]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[48], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Demandolx[49], et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles d’Allons sont régulièrement scolarisées.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Demandolx a fait partie, jusqu'en 2016, de la communauté de communes du Teillon. Depuis le , elle est membre de la communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière.
La communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi)[54].
Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Politique environnementale
[modifier | modifier le code]Finances locales
[modifier | modifier le code]Budget et fiscalité 2024
[modifier | modifier le code]En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi[55] :
- total des produits de fonctionnement : 725 000 €, soit 5 845 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 371 000 €, soit 2 993 € par habitant ;
- total des ressources d’investissement : 294 000 €, soit 2 374 € par habitant ;
- total des emplois d’investissement : 436 000 €, soit 3 517 € par habitant.
- endettement : 16 000 €, soit 131 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d’habitation : 8,35 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 53,11 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 16,88 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 910 €[56].
Jumelages
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[58].
En 2023, la commune comptait 112 habitants[Note 3], en évolution de −17,04 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
L’histoire démographique de Demandolx, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1866. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique rapide, et de longue durée. Dès 1911, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1846[63]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1980. Depuis, le mouvement s'est inversé.
Enseignement
[modifier | modifier le code]Établissements d'enseignements[64] :
- Écoles maternelles et primaires à Castellane.
- Collèges à Castellane, Saint-André-les-Alpes, Annot, Caille.
- Lycées à Digne-les-Bains, Grasse[65].
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]Santé
[modifier | modifier le code]Professionnels et établissements de santé[66] :
- Médecins à Castellane.
- Pharmacies à Castellane, Saint-André-les-Alpes, Annot.
- Hôpitaux à Castellane, Digne-les-Bains, Grasse.
Sports
[modifier | modifier le code]- Pratiques de sports sur la commune[67].
Cultes
[modifier | modifier le code]- Culte catholique[68]. L'église fut consacrée "église paroissiale" en 1842, Diocèse de Digne, Riez et Sisteron.
Économie
[modifier | modifier le code]Aperçu général
[modifier | modifier le code]En 2009, la population active s’élevait à 57 personnes, dont un chômeur[69]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (50 sur 56)[70] et travaillent majoritairement hors de la commune (38 actifs sur 56)[70]. L’essentiel des emplois se trouve dans le secteur tertiaire[71].
L’essentiel des revenus fiscaux de la commune provient de la présence des barrages et des centrales hydro-électriques des barrages de Chaudanne et de Castillon[36].
Agriculture
[modifier | modifier le code]Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait un seul établissement actif au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[71]. Ils étaient sept en 2000[72], 23 en 1988[73]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a baissé, de 530 ha à 416 ha[73]. Les terres agricoles, essentiellement en coteaux, sont aujourd’hui abandonnées, avec les cultures qui y étaient pratiquées : fruits, fourrage, vin. Même l’élevage ovin, en croissance au début du XXe siècle, n’est plus présent que sous la forme de stations des troupeaux de Basse-Provence en cours de transhumance[36].
- Culture de céréales, de légumineuses et de graines oléagineuses[74].
- Culture et élevage associés.
Industrie
[modifier | modifier le code]Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait six établissements, employant dix salariés[71].
Activités de service
[modifier | modifier le code]Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait quatre établissements (avec aucun emploi salarié), auxquels s’ajoutent les deux établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 16 personnes[71].
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importance moyenne pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[75]. Les rares structures d’hébergement de la commune sont quelques meublés[76] et les résidences secondaires sont rares[77] : au nombre de 36, elles représentent le tiers des logements[78],[79].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Patrimoine religieux
- L’église Notre-Dame de Conches ou Couenches est située au-dessus du lac de Castillon.
- Son site offre un superbe panorama [80]. Elle a probablement été construite au XIIIe siècle comme chapelle funéraire[45],[39].
- L’église paroissiale Saint-Michel[39] (Saint-Pierre-et-Paul et saint Fortunat comme patron selon Daniel Thiery[42]) daterait du XVIe siècle, ou du XVIIe siècle.
- Elle est ornée de peintures murales, qui ont été restaurées en 2001 avec l’ensemble du bâtiment[81].
- La chapelle Saint-Fortunat ou Saint-Pierre à Ville date du XIe siècle selon Raymond Collier, seulement du XIVe siècle selon la DRAC.
- Selon l’Atlas historique de la Provence, le chœur est du XIIIe, le reste du bâtiment postérieur. Le bas-côté nord est voûté d’arêtes et probablement construit plus tard. Tout le bâtiment est dépouillé et voûté en berceau. L’église est voûtée entre le XIVe et 1610, puis allongée en 1610. La chapelle sud, qui servait à ensevelir les seigneurs de Demandolx, est reconstruite au milieu du XVIIe siècle. Cette chapelle s’est effondrée. Le clocher-mur est placé au-dessus du portail occidental [37]. Elle est encore accostée de deux chapelles sur le mur Nord. Les arcs en lunule (plus large et épais à la base qu’au sommet) sont un indice de l’influence lombarde, ou de la participation de maçons venus du Nord de l’Italie [82],[83],[39].
Autres patrimoines
- Un dolmen se trouve au lieu-dit Villevieille. Un autre mégalithe avec caisse de résonance et offrandes se trouve au Clouet[36].
- L’ancien pont sur le Verdon, ruiné en 1652 mais reconstruit.
- Il est actuellement sous le lac de Castillon[86], ainsi que le moulin et la bastide dite « château du Verdon »[36].
- Le pont du Paoutas est un des premiers ponts en béton précontraint courbe.
- Construit en 1972 pour franchir le ravin du Paoutas, il repose sur une seule pile et la route qui l’emprunte dessine une courbe[87].
- Patrimoine rural recensé par le service régional de l'inventaire général du patrimoine culturel[88],[89].
- Le château fort de l’ancien village (Ville), situé sur une crête à 1 175 m d’altitude[36], est en partie du XIe siècle, et en ruines[95]. La famille de Demandolx y était établie sans doute dès le XIe siècle[38], mais le plus ancien document qui en atteste ne remonte qu’à 1304[38].
- Il a été reconstruit après le siège de 1564, l’incendie du bâtiment et le massacre de la famille de Demandolx [96]. Une tour est transformée en corps de logis et divers aménagements destinés à le rendre plus pratique. Cependant, l’exiguïté du site ne permit pas de rendre suffisamment aisé d’utilisation, et le seigneur emménagea dans une bastide à proximité du Verdon[97]. Cette bastide est appelée le château de Verdon, et agrandi d’écuries et d’une grande terrasse au début du XIXe siècle, avant d’être recouvert par le lac de Castillon[98].
- Monuments commémoratifs[99].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique
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|
Chaque main du blason de la commune figure une branche de la famille de Demandolx, dont deux sont éteintes. Le blason des Demandolx est d'or à trois fasces de sable au chef de gueules chargé d'une main dextre appaumée d'argent[100],[101],[102],[103].
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.
- Présentation de la commune de Demandolx, par Sauze Elisabeth
- Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (BNF 35450017)
- Alain Agnel Giacomoni Histoire et généalogie de la Maison de Demandolx, mai 2010 (ISBN 2-9520236-2-X).
- Vincent Chavane, Description d'une voie romaine reliant Castellane à Briançonnet et Entrevaux (Glandèves), Archéam, no 7, 2000
- Église paroissiale puis chapelle Saint-Pierre, Historique et description détaillées
- Description d'une voie romaine reliant Castellane à Briançonnet et Entrevaux (Clandèves), par Vincent Chavane
- Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)Demandolx, p. 410
- Cadrans solaires du Pays du Haut-Verdon : Demandolx
- Demandolx sur le site Dignois
- Cavités souterraines
- Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
- Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
- Livres
- Raymond Collier, Demandolx : Une commune type de Haute-Provence : retrace la vie de Demandolx et de ses habitants à travers l'histoire.
- Alain Agnel Giacomoni, Histoire et généalogie de la Maison de Demandolx cet ouvrage publié en mai 2010 retrace la généalogie de cette famille et de ses trois branches toutes issues de la même souche.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière
Liens externes
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- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence (2547)
- Ressources relatives à la géographie :
- Demandolx sur le site de l'Institut géographique national (archive)
- Le patrimoine architectural et mobilier des communes sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA
- Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/
- Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et Inventaire et protections réglementaires de l'environnement des communes
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Roger Brunet, « Canton de Castellane », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
- ↑ Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
- ↑ Localisation de la commune, géographie et occupation des sols
- ↑ L'eau dans la commune
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Demandolx et Castellane », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Castellane », sur la commune de Castellane - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Castellane », sur la commune de Castellane - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Itinéraires
- ↑ Réseau des lignes régulières de transports des Alpes-de-Haute-Provence
- ↑ Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, (lire en ligne), p.39.
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 18 juillet 2012
- ↑ Dossier départemental sur les risques majeurs 2008, p. 37.
- Dossier départemental sur les risques majeurs 2008, p. 96.
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