16 Persei
| Ascension droite | 02h 50m 35,060s[2] |
|---|---|
| Déclinaison | +38° 19′ 07,12″[2] |
| Constellation | Persée |
| Magnitude apparente | 4,23[3],[4] |
Localisation dans la constellation : Persée | |
| Type spectral | F2III[4] |
|---|---|
| Indice U-B | +0,08[4] |
| Indice B-V | +0,34[4] |
| Indice R-I | +0,23[4] |
| Variabilité | δ Sct[3] |
| Vitesse radiale | +15,17 ± 0,30 km/s[5] |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = +195,77 mas/a[2] μδ = −109,98 mas/a[2] |
| Parallaxe | 27,01 ± 0,19 mas[2] |
| Distance |
120,8 ± 0,8 al (37,0 ± 0,3 pc) |
| Magnitude absolue | +1,38[6] |
| Masse | 1,80 M☉[7] |
|---|---|
| Rayon | 3,2 R☉[8] |
| Gravité de surface (log g) | 3,72[9] |
| Luminosité | 23,36 L☉[6] |
| Température | 7 004 K[9] |
| Métallicité | [Fe/H] = −0,04[6] |
| Rotation | 149 km/s[4] |
| Âge | 1,44 Ga[7] |
Désignations
16 Persei (en abrégé 16 Per) est une étoile variable de la constellation boréale de Persée, située à environ 121 années-lumière de la Terre. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,23[4]. Il s'agit d'une étoile géante de type F ainsi que d'une variable de type Delta Scuti dont la magnitude ne varie que de quelques millièmes.
Environnement stellaire
[modifier | modifier le code]L'étoile présente une parallaxe annuelle de 27,01 ± 0,19 mas mesurée par le satellite Hipparcos[2], ce qui indique qu'elle est distante de 120,8 ± 0,8 a.l. (∼ 37 pc) de la Terre. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +15 km/s[5]. Elle présente un mouvement propre relativement élevé, traversant la sphère céleste à un rythme de 0,224″ par an[11].
16 Persei possède deux compagnons visuels recensés dans les catalogues d'étoiles doubles et multiples. Le premier, désigné composante B, est une étoile de magnitude 12,8 qui était située à une séparation angulaire de 75,8″ en 2014. Le second, composante C, est une étoile de magnitude 10,43 située à une séparation de 231,3″ également en 2014, et dont la séparation a décru depuis sa découverte en 1857[12]. Ces deux étoiles apparaissent être des compagnons purement optiques, qui apparaissent proches de 16 Persei par coïncidence[13].
Propriétés
[modifier | modifier le code]16 Persei est classée comme une étoile géante jaune-blanc de type spectral F2III[4], ce qui indique qu'elle a épuisé les réserves en hydrogène de son noyau et qu'elle a évolué hors de la séquence principale. On estime que l'étoile est âgée de 1,4 milliard d'années et qu'elle est 1,8 fois plus massive que le Soleil[7]. Son rayon est 3,2 fois plus grand que le rayon solaire[8], elle est 23 fois plus lumineuse que le Soleil[6] et sa température de surface est de 7 004 K[9]. L'étoile tourne rapidement sur elle-même, montrant une vitesse de rotation projetée de 149 km/s[4]. Cela lui donne une forme aplatie avec un rayon équatorial qu'on estime être 24 % plus grand que son rayon polaire[14].
16 Persei est une étoile variable de type Delta Scuti[3]. Elle montre une très faible variation de luminosité de quatre millièmes de magnitude autour de la magnitude 4,23, le tout selon une période de 2,54 heures[3]. Cette variabilité a été suspectée par le passé et même contestée[15], mais les mesures photométriques plus précises du satellite TESS ont pu confirmer que l'étoile est bien variable[3].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « 16 Persei » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) « MAST: Barbara A. Mikulski Archive for Space Telescopes », sur mast.stsci.edu, Space Telescope Science Institute (consulté le )
- (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2, , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, lire en ligne).
- (en) « VSX : Detail for NSV 956 », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le ).
- (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050, (Bibcode 1995yCat.5050....0H).
- (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
- (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
- (en) R. Earle Luck, « Abundances in the Local Region. I. G and K Giants », The Astronomical Journal, vol. 150, no 3, , p. 88 (DOI 10.1088/0004-6256/150/3/88, Bibcode 2015AJ....150...88L, arXiv 1507.01466).
- (en) C. Allende Prieto et D. L. Lambert, « Fundamental parameters of nearby stars from the comparison with evolutionary calculations: Masses, radii and effective temperatures », Astronomy & Astrophysics, vol. 352, , p. 555–562 (Bibcode 1999A&A...352..555A, arXiv astro-ph/9911002, lire en ligne).
- (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2, , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154, lire en ligne).
- ↑ (en) * 16 Per -- delta Sct Variable sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- ↑ (en) Sébastien Lépine et Michael M. Shara, « A Catalog of Northern Stars with Annual Proper Motions Larger than 0.15" (LSPM-NORTH Catalog) », The Astronomical Journal, vol. 129, no 3, , p. 1483–1522 (DOI 10.1086/427854, Bibcode 2005AJ....129.1483L, arXiv astro-ph/0412070).
- ↑ (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6, , p. 3466 (DOI 10.1086/323920
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- ↑ (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2, , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878).
- ↑ (en) Gerard T. van Belle, « Interferometric observations of rapidly rotating stars », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 20, no 1, , p. 51 (DOI 10.1007/s00159-012-0051-2, Bibcode 2012A&ARv..20...51V, arXiv 1204.2572).
- ↑ (en) M. Kunzli et P. North, « Are metallic A-F giants evolved Am stars? Rotation and rate of binaries among giant F stars », Astronomy & Astrophysics Supplement, vol. 127, no 2, , p. 277–294 (DOI 10.1051/aas:1998350, Bibcode 1998A&AS..127..277K, arXiv astro-ph/9710226).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) 16 Persei sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.