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16 Persei

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16 Persei
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de 16 Persei début novembre 2022, obtenue à partir des données du satellite TESS[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 02h 50m 35,060s[2]
Déclinaison +38° 19 07,12[2]
Constellation Persée
Magnitude apparente 4,23[3],[4]

Localisation dans la constellation : Persée

(Voir situation dans la constellation : Persée)
Caractéristiques
Type spectral F2III[4]
Indice U-B +0,08[4]
Indice B-V +0,34[4]
Indice R-I +0,23[4]
Variabilité δ Sct[3]
Astrométrie
Vitesse radiale +15,17 ± 0,30 km/s[5]
Mouvement propre μα = +195,77 mas/a[2]
μδ = −109,98 mas/a[2]
Parallaxe 27,01 ± 0,19 mas[2]
Distance 120,8 ± 0,8 al
(37,0 ± 0,3 pc)
Magnitude absolue +1,38[6]
Caractéristiques physiques
Masse 1,80 M[7]
Rayon 3,2 R[8]
Gravité de surface (log g) 3,72[9]
Luminosité 23,36 L[6]
Température 7 004 K[9]
Métallicité [Fe/H] = −0,04[6]
Rotation 149 km/s[4]
Âge 1,44 Ga[7]

Désignations

16 Per, HD 17584, HIP 13254, HR 840, BD+37°646, FK5 2194, GC 3401, LTT 10924, NSV 956, SAO 55928, WDS J02506 +3819A[10]

16 Persei (en abrégé 16 Per) est une étoile variable de la constellation boréale de Persée, située à environ 121 années-lumière de la Terre. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,23[4]. Il s'agit d'une étoile géante de type F ainsi que d'une variable de type Delta Scuti dont la magnitude ne varie que de quelques millièmes.

Environnement stellaire

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L'étoile présente une parallaxe annuelle de 27,01 ± 0,19 mas mesurée par le satellite Hipparcos[2], ce qui indique qu'elle est distante de 120,8 ± 0,8 a.l. (∼ 37 pc) de la Terre. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +15 km/s[5]. Elle présente un mouvement propre relativement élevé, traversant la sphère céleste à un rythme de 0,224 par an[11].

16 Persei possède deux compagnons visuels recensés dans les catalogues d'étoiles doubles et multiples. Le premier, désigné composante B, est une étoile de magnitude 12,8 qui était située à une séparation angulaire de 75,8″ en 2014. Le second, composante C, est une étoile de magnitude 10,43 située à une séparation de 231,3″ également en 2014, et dont la séparation a décru depuis sa découverte en 1857[12]. Ces deux étoiles apparaissent être des compagnons purement optiques, qui apparaissent proches de 16 Persei par coïncidence[13].

Propriétés

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16 Persei est classée comme une étoile géante jaune-blanc de type spectral F2III[4], ce qui indique qu'elle a épuisé les réserves en hydrogène de son noyau et qu'elle a évolué hors de la séquence principale. On estime que l'étoile est âgée de 1,4 milliard d'années et qu'elle est 1,8 fois plus massive que le Soleil[7]. Son rayon est 3,2 fois plus grand que le rayon solaire[8], elle est 23 fois plus lumineuse que le Soleil[6] et sa température de surface est de 7 004 K[9]. L'étoile tourne rapidement sur elle-même, montrant une vitesse de rotation projetée de 149 km/s[4]. Cela lui donne une forme aplatie avec un rayon équatorial qu'on estime être 24 % plus grand que son rayon polaire[14].

16 Persei est une étoile variable de type Delta Scuti[3]. Elle montre une très faible variation de luminosité de quatre millièmes de magnitude autour de la magnitude 4,23, le tout selon une période de 2,54 heures[3]. Cette variabilité a été suspectée par le passé et même contestée[15], mais les mesures photométriques plus précises du satellite TESS ont pu confirmer que l'étoile est bien variable[3].

Notes et références

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  1. (en) « MAST: Barbara A. Mikulski Archive for Space Telescopes », sur mast.stsci.edu, Space Telescope Science Institute (consulté le )
  2. a b c d e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, lire en ligne).
  3. a b c d et e (en) « VSX : Detail for NSV 956 », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le ).
  4. a b c d e f g h et i (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H).
  5. a et b (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  6. a b c et d (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  7. a b et c (en) R. Earle Luck, « Abundances in the Local Region. I. G and K Giants », The Astronomical Journal, vol. 150, no 3,‎ , p. 88 (DOI 10.1088/0004-6256/150/3/88, Bibcode 2015AJ....150...88L, arXiv 1507.01466).
  8. a et b (en) C. Allende Prieto et D. L. Lambert, « Fundamental parameters of nearby stars from the comparison with evolutionary calculations: Masses, radii and effective temperatures », Astronomy & Astrophysics, vol. 352,‎ , p. 555–562 (Bibcode 1999A&A...352..555A, arXiv astro-ph/9911002, lire en ligne).
  9. a b et c (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2,‎ , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154, lire en ligne).
  10. (en) * 16 Per -- delta Sct Variable sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  11. (en) Sébastien Lépine et Michael M. Shara, « A Catalog of Northern Stars with Annual Proper Motions Larger than 0.15" (LSPM-NORTH Catalog) », The Astronomical Journal, vol. 129, no 3,‎ , p. 1483–1522 (DOI 10.1086/427854, Bibcode 2005AJ....129.1483L, arXiv astro-ph/0412070).
  12. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ).
  13. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878).
  14. (en) Gerard T. van Belle, « Interferometric observations of rapidly rotating stars », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 20, no 1,‎ , p. 51 (DOI 10.1007/s00159-012-0051-2, Bibcode 2012A&ARv..20...51V, arXiv 1204.2572).
  15. (en) M. Kunzli et P. North, « Are metallic A-F giants evolved Am stars? Rotation and rate of binaries among giant F stars », Astronomy & Astrophysics Supplement, vol. 127, no 2,‎ , p. 277–294 (DOI 10.1051/aas:1998350, Bibcode 1998A&AS..127..277K, arXiv astro-ph/9710226).

Liens externes

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