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40 Persei

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40 Persei
o Persei
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 03h 42m 22,645 93s[1]
Déclinaison +33° 57 54,093 7[1]
Constellation Persée
Magnitude apparente 4,97[2]

Localisation dans la constellation : Persée

(Voir situation dans la constellation : Persée)
Caractéristiques
Type spectral B0,5V[2] / A1Vn[3]
Indice U-B −0,84[2]
Indice B-V −0,01[2]
Astrométrie
Vitesse radiale +22,0 ± 1,5 km/s[4]
Mouvement propre μα = +3,048 mas/a[1]
μδ = −4,767 mas/a[1]
Parallaxe 2,703 4 ± 0,132 7 mas[1]
Distance 369,9 ± 18,2 pc (∼1 210 al)[5]
Magnitude absolue −2,26[6]
Caractéristiques physiques
Masse 12,5 ± 0,2 M[7]
Gravité de surface (log g) 4,36[8]
Luminosité 936 L[6]
Température 29 330 K[9]
Métallicité [Fe/H] = −0,43[6]
Rotation 10 km/s[10]
Âge 11,8 ± 0,8 Ma[7]

Désignations

o Per, 40 Per, HD 22951, HIP 17313, HR 1123, BD+33°698, GC 4420, SAO 56646, WDS J03424 +3358[5]

40 Persei (en abrégé 40 Per) est une étoile binaire[11] de la constellation boréale de Persée. Elle porte également la désignation de Bayer de o Persei, 40 Persei étant sa désignation de Flamsteed[5]. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,97[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, le système est distant d'environ ∼ 1 210 a.l. (∼ 371 pc) de la Terre[1]. Il s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +22 km/s[4]. Il est membre de l'association OB2 de Persée, une association d'étoiles massives de types O et B qui partagent un mouvement commun dans l'espace[12].

La composante primaire, désignée 40 Persei A, est une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B0,5V[2]. On estime qu'elle est âgée de 12 millions d'années et qu'elle est 12,5 fois plus massive que le Soleil[7]. L'étoile présente une rotation particulièrement faible pour une étoile de type B précoce[13], avec une vitesse de rotation projetée de 10 km/s[10]. Elle est 936 fois plus lumineuse que le Soleil[6] et sa température de surface est de 29 330 K[9].

Le compagnon, 40 Persei B, est une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A1Vn et de magnitude 10,04. En 2016, elle était située à une séparation angulaire de 19,9 secondes d'arc et à un angle de position de 239° de l'étoile primaire[3].

Notes et références

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  1. a b c d e et f (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. a b c d e et f (en) D. Hoffleit et W. H. Jr. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H, lire en ligne).
  3. a et b (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ).
  4. a et b (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053).
  5. a b et c (en) * o Per -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  6. a b c et d (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  7. a b et c (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883, lire en ligne).
  8. (en) Caroline Soubiran et al., « The PASTEL catalogue: 2016 version », Astronomy & Astrophysics, vol. 591,‎ , article no A118 (DOI 10.1051/0004-6361/201628497, Bibcode 2016A&A...591A.118S, arXiv 1605.07384).
  9. a et b (en) J. Zorec et al., « Fundamental parameters of B supergiants from the BCD system », Astronomy & Astrophysics, vol. 501, no 1,‎ , p. 297–320 (DOI 10.1051/0004-6361/200811147, Bibcode 2009A&A...501..297Z, arXiv 0903.5134).
  10. a et b (en) Helmut A. Abt, Hugo Levato et Monica Grosso, « Rotational Velocities of B Stars », The Astrophysical Journal, vol. 573, no 1,‎ , p. 359-365 (DOI 10.1086/340590 Accès libre, Bibcode 2002ApJ...573..359A).
  11. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878).
  12. (en) J. R. Lesh, « Internal motions in the associations II Per and I Lac. », The Astronomical Journal, vol. 74,‎ , p. 891–898 (DOI 10.1086/110878 Accès libre, Bibcode 1969AJ.....74..891L).
  13. (en) B. N. G. Guthrie, « The rotation of early B-type stars and the problem of star formation », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 210,‎ , p. 159–171 (DOI 10.1093/mnras/210.1.159 Accès libre, Bibcode 1984MNRAS.210..159G).

Liens externes

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