Aller au contenu

Pi Persei

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
π Persei
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 02h 58m 45,670 16s[1]
Déclinaison +39° 39 45,815 6[1]
Constellation Persée
Magnitude apparente 4,70[2]

Localisation dans la constellation : Persée

(Voir situation dans la constellation : Persée)
Caractéristiques
Type spectral A2Vn[3]
Indice U-B +0,12[2]
Indice B-V +0,06[2]
Astrométrie
Vitesse radiale +14,2 ± 2,0 km/s[4]
Mouvement propre μα = +25,048 mas/a[1]
μδ = −41,522 mas/a[1]
Parallaxe 10,443 7 ± 0,097 7 mas[1]
Distance 95,752 ± 0,896 pc (∼312 al)[5]
Magnitude absolue −0,21[6]
Caractéristiques physiques
Masse 2,07 M[7]
Rayon 4,8 R[8]
Gravité de surface (log g) 3,53[7]
Luminosité 170 L[9]
Température 9 290 K[9]
Rotation 186 km/s[9]
Âge 272 Ma[7]

Désignations

Gorgonea Secunda, π Per, 22 Per, HD 18411, HIP 13879, HR 879, BD+39°681, FK5 2207, GC 3567, SAO 56047[5]

Pi Persei (en abrégé π Per) est une étoile de la constellation boréale de Persée. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,71[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, l'étoile est distante d'environ ∼ 312 a.l. (∼ 95,7 pc) de la Terre[1]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale d'environ +14 km/s[4].

Nomenclature

[modifier | modifier le code]

π Persei, romanisé Pi Persei, est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de 22 Persei[5]. Son nom traditionnel est Gorgonea Secunda, soit la deuxième des quatre Gorgones célestes, rattachées à Persée[10].

En astronomie chinoise traditionnelle, Pi Persei forme à elle seule un astérisme connu comme Jishi (en chinois 積屍, pinyin : Jīshī)[11], qui symbolise une pile de cadavres à l'intérieur d'un mausolée, Daling[12]. R. H. Allen romanise le nom sous la forme Tseih She et l'associe par erreur à Algol[13],[12].

Propriétés

[modifier | modifier le code]

Pi Persei est une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A2Vn[3], avec la lettre « n » indiquant que ses raies apparaissent élargies (« nébuleuses ») en raison de sa rotation rapide. Elle tourne en effet sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 186 km/s[9]. Cette rotation rapide donne à l'étoile une forme aplatie avec un rayon équatorial qu'on estime être 6 % plus grand que son rayon polaire[14]. On estime que l'étoile est âgée de 272 millions d'années et qu'elle est 2,07 fois plus massive que le Soleil[7]. Son rayon est 4,8 fois plus grand que le rayon solaire[8], elle est 170 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 9 290 K[9].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c d e et f (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. a b c et d (en) J. R. Ducati, « Catalogue de données en ligne VizieR : Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0,‎ (Bibcode 2002yCat.2237....0D).
  3. a et b (en) Helmut A. Abt et Nidia I. Morrell, « The Relation between Rotational Velocities and Spectral Peculiarities among A-Type Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 99,‎ , p. 135 (DOI 10.1086/192182 Accès libre, Bibcode 1995ApJS...99..135A).
  4. a et b (en) Ralph Elmer Wilson, General Catalogue of Stellar Radial Velocities, Carnegie Institution of Washington, (Bibcode 1953GCRV..C......0W).
  5. a b et c (en) * pi. Per -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  6. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  7. a b c et d (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2,‎ , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154, lire en ligne).
  8. a et b (en) C. Allende Prieto et D. L. Lambert, « Fundamental parameters of nearby stars from the comparison with evolutionary calculations: Masses, radii and effective temperatures », Astronomy & Astrophysics, vol. 352,‎ , p. 555–562 (Bibcode 1999A&A...352..555A, arXiv astro-ph/9911002, lire en ligne)
  9. a b c d et e (en) J. Zorec et F. Royer, « Rotational velocities of A-type stars. IV. Evolution of rotational velocities », Astronomy & Astrophysics, vol. 537,‎ , article no A120 (DOI 10.1051/0004-6361/201117691, Bibcode 2012A&A...537A.120Z, arXiv 1201.2052, lire en ligne).
  10. (en) James B. Kaler, « Gorgonea Secunda », sur Stars
  11. (zh) « AEEA 天文教育資訊網 » [« Activities of Exhibition and Education in Astronomy »] [archive du ]
  12. a et b (en) Ian Ridpath, « Perseus », sur Star Tales (consulté le )
  13. (en) R. H. Allen, Star Names: Their Lore and Meaning, New York, Dover Publications Inc, (réimpr. 1963) (1re éd. 1899) (ISBN 0-486-21079-0, lire en ligne), p. 334.
  14. (en) Gerard T. van Belle, « Interferometric observations of rapidly rotating stars », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 20, no 1,‎ , p. 51 (DOI 10.1007/s00159-012-0051-2, Bibcode 2012A&ARv..20...51V, arXiv 1204.2572).

Liens externes

[modifier | modifier le code]