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Omega Persei

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ω Persei
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 03h 11m 17,382s[1]
Déclinaison +39° 36 41,70[1]
Constellation Persée
Magnitude apparente +4,614[2]

Localisation dans la constellation : Persée

(Voir situation dans la constellation : Persée)
Caractéristiques
Stade évolutif red clump[3]
Type spectral K0 III[2]
Indice U-B +1,03[4]
Indice B-V +1,11[4]
Indice R-I +0,57[4]
Astrométrie
Vitesse radiale +6,61 ± 0,20 km/s[5]
Mouvement propre μα = −26,26 mas/a[1]
μδ = +5,40 mas/a[1]
Parallaxe 11,32 ± 0,23 mas[1]
Distance 288 ± 6 al
(88 ± 2 pc)
Magnitude absolue −0,234[6]
Caractéristiques physiques
Masse 2,04 M[2]
Rayon 19 R[7]
Gravité de surface (log g) 2,5[7]
Luminosité 144,5 L[2]
Température 4 586 ± 18 K[2]
Métallicité [Fe/H] = −0,10[6]
Rotation 3,3 km/s[7]
Âge 1,65 Ga[2]

Désignations

Gorgonea Quarta, ω Per, 28 Per, HD 19656, HIP 14817, HR 947, BD+39°724, SAO 56224, WDS J03113 +3937A[8]

Omega Persei (en abrégé ω Per) est une étoile géante de la constellation boréale de Persée. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,61[2]. L'étoile est située à environ 288 années-lumière de la Terre.

Environnement stellaire

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Omega Persei présente une parallaxe annuelle de 11,32 ± 0,23 mas mesurée par le satellite Hipparcos[1], ce qui indique qu'elle est distante de 288 ± 6 a.l. (∼ 88,3 pc) de la Terre. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +6,6 km/s[5].

L'étoile possède un compagnon visuel recensé dans les catalogues d'étoiles doubles et multiples. Désignée comme composante B, il s'agit d'une étoile de magnitude 12,4 située à une séparation angulaire de trois minutes d'arc et à un angle de position de 112° d'Omega Persei en 2010[9]. C'est un compagnon purement optique, qui apparaît donc proche par coïncidence[10].

Propriétés

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Omega Persei est une étoile géante rouge de type spectral K0 III[2]. C'est une géante du red clump, ce qui indique qu'elle génère son énergie par la fusion de l'hélium dans son noyau[3]. On estime qu'elle est âgée de 1,65 milliard d'années et qu'elle est deux fois plus massive que le Soleil[2]. Le rayon de l'étoile est 19 fois plus grand que le rayon solaire[7], elle est 145 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 4 586 K[2].

Nomenclature

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ω Persei, romanisé Omega Persei, est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de 28 Persei[8]. Son nom traditionnel est Gorgonea Quarta, soit la quatrième des quatre Gorgones célestes, rattachées à Persée[11].

Notes et références

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  1. a b c d e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752).
  2. a b c d e f g h i et j (en) R. Earle Luck, « Abundances in the Local Region. I. G and K Giants », The Astronomical Journal, vol. 150, no 3,‎ , p. 88 (DOI 10.1088/0004-6256/150/3/88, Bibcode 2015AJ....150...88L, arXiv 1507.01466, lire en ligne) (cliquer sur l'astérisque de la colonne « Mass » pour avoir la masse, l'âge et la température).
  3. a et b (en) David R. Alves, « K-Band Calibration of the Red Clump Luminosity », The Astrophysical Journal, vol. 539, no 2,‎ , p. 732–741 (DOI 10.1086/309278, Bibcode 2000ApJ...539..732A, arXiv astro-ph/0003329).
  4. a b et c (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H).
  5. a et b (en) B. Famaey et al., « Local kinematics of K and M giants from CORAVEL/Hipparcos/Tycho-2 data. Revisiting the concept of superclusters », Astronomy & Astrophysics, vol. 430, no 1,‎ , p. 165–186 (DOI 10.1051/0004-6361:20041272, Bibcode 2005A&A...430..165F, arXiv astro-ph/0409579).
  6. a et b (en) C. Soubiran et al., « Vertical distribution of Galactic disk stars. IV. AMR and AVR from clump giants », Astronomy & Astrophysics, vol. 480, no 1,‎ , p. 91–101 (DOI 10.1051/0004-6361:20078788, Bibcode 2008A&A...480...91S, arXiv 0712.1370)
  7. a b c et d (en) Alessandro Massarotti et al., « Rotational and radial velocities for a sample of 761 HIPPARCOS giants and the role of binarity », The Astronomical Journal, vol. 135, no 1,‎ , p. 209–231 (DOI 10.1088/0004-6256/135/1/209 Accès libre, Bibcode 2008AJ....135..209M).
  8. a et b (en) * ome Per -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  9. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ).
  10. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878).
  11. R. H. Allen, Star Names: Their Lore and Meaning, New York, Dover Publications Inc, (réimpr. 1963) (1re éd. 1899) (ISBN 0-486-21079-0), p. 335.

Liens externes

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