Aller au contenu

Catulle 86

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Catulle 86
Titre original
(la) De Quintia et LesbiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Format
Langue
Auteur
Genre
Publié dans
Poésies de Catulle (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Séquence
Catulle 85 (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Catulle 87 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Catulle 86 est un poème latin de six vers en distique élégiaque du poète latin Catulle[1].

Traduction littérale en français Latin original

 
Quintia est belle pour de nombreuses personnes, mais pour moi elle est blanche, grande, bien faite. Moi, j'avoue qu'elle a bien chacune de ces qualités, mais je nie que ce tout peut être qualifié de « beauté ». Car il n'y a aucune grâce, aucun grain de sel dans un si grand corps. Lesbie, elle, est belle, elle qui d'une part est tout entière magnifique et qui d'une autre part a dérobé à elle seule les charmes de toutes les femmes

Quīntĭă fōrmōsa ēst mūltīs, mĭhĭ cāndĭdă, lōnga, rēcta ēst. Haēc ĕgŏ sīc sīngŭlă cōnfĭtĕōr, tōtum īllūd "fōrmōsă" nĕgō ; nām nūllă vĕnūstas, nūlla īn tām māgno ēst cōrpŏrĕ mīcă sălīs. Lēsbĭă fōrmōsa ēst, quaē cūm pūlchērrĭmă tōta ēst, tum ōmnĭbŭs ūna ōmnēs sūbrĭpŭīt vĕnĕrēs.

Traduction de M. Rat, Catulle. Œuvres, Paris, 1931[2]

Catulle dénigre la beauté de Quintia.

Dans la première phrase se trouve un chiasme : dans la première proposition Quīntĭă fōrmōsa ēst mūltīs, on a un nominatif, un verbe et un datif, et dans la seconde proposition mĭhĭ cāndĭdă, lōnga, rēcta ēst. un datif un nominatif et un verbe. Cela renforce l'asyndète et l'antithèse de cette phrase, montrant que Catulle a un avis différent des mūltīs.

Tout cela pour démontrer la suprématie de beauté de son amante Lesbie[3].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. « Catille : Poésies », sur remacle.org (consulté le )
  2. « Catulle - LXV à CXVI », sur bcs.fltr.ucl.ac.be (consulté le )
  3. Merrill1893, p. 205.

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • (en) Elmer Truesdell Merrill, Catullus, Boston, MA, Ginn and Company, coll. « College Series of Latin Authors », , 205–206 p. (lire en ligne).
  • (en) T. D. Papanghelis, « Catullus and Callimachus on Large Women: A Reconsideration of c.86 », Mnemosyne, vol. 44,‎ , p. 372–386 (DOI 10.1163/156852591X00062).

Liens externes

[modifier | modifier le code]