White 704
| White 704S (version militaire) | |
Un camion White 704S restauré aux couleurs de l'Armée française en 1940. | |
| Marque | |
|---|---|
| Années de production | 1936-1940 |
| Production | version 704S : 1 500 exemplaire(s) |
| Usine(s) d’assemblage | Cleveland (Ohio) |
| Classe | Camion bâché 5 t (en France) |
| Moteur et transmission | |
| Énergie | Essence |
| Moteur(s) | White 11A |
| Position du moteur | sous capot |
| Cylindrée | 4 425 cm3 |
| Puissance maximale | 86 ch DIN |
| Couple maximal | 251 N m |
| Boîte de vitesses | 4 AV + 1 AR |
| Poids et performances | |
| Vitesse maximale | 63 km/h |
| Dimensions | |
| Longueur | 7 370 mm |
| Largeur | 2 280 mm |
| Empattement | 4 520 mm |
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Le White 704 est un modèle de camion fabriqué de 1936 à 1940 par l'entreprise américaine White Motor Company.
Historique
[modifier | modifier le code]Sortie et production
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Le White modèle 704 est présenté en 1935[1],[2], au sein de la série 700 lancée en 1934 avec les modèles 701 et 702[3]. Sa ligne aérodynamique novatrice, dite streamlined, est conçue par l'artiste d'origine russe Alexis de Sakhnoffsky (en)[1],[2].
Plusieurs modèles sont produits : le modèle 704 de charge utile 1 ¹⁄₂ / 2 t[4], le modèle 704A de 2-3 t[2], le tracteur 704K[4] et le modèle militaire 704S.
La production, menée à l'usine White de Cleveland[1],[5], commence en 1936 et dure jusqu'en 1940[4].
Version militaire 704S
[modifier | modifier le code]En septembre 1939, le Ministère des Travaux publics français demande de rechercher des camions aux États-Unis. Cette idée est reprise par la section de l'armement et des études techniques de l'état-major de l'Armée et une commande de 1 500 White 704S est passée (d'autres camions sont commandés à Dodge et Studebaker)[6]. Les White 704S sont spécialement conçus pour l'Armée française et reçoivent des pare-chocs plus résistants, des grilles de protection et une caisse arrière bâchée[1].
Le premier camion arrive en octobre 1939 mais les difficultés de transport à travers l'Océan font que les exemplaires suivants ne sont débarqués que début 1940[6].
Les camions White 704S sont utilisés en grandes quantités pendant la bataille de France. Une partie est conservée dans l'Armée d'armistice, en Métropole, au Levant et en Afrique française du Nord[6]. Beaucoup sont capturés par la Wehrmacht et certains sont même récupérés par les forces armées américaines lors de la Libération de la France[1].
Caractéristiques
[modifier | modifier le code]Le moteur est un moteur à essence White 11A[7] six-cylindres 3 9⁄16 × 4 1⁄2 in (90,5 × 114,3 mm)[5], de cylindrée 4,4 l[6]. À un régime de 3 000 tr/min, il développe 80 ch et fournit un couple de 251 N.m[5] tandis qu'une source concernant la version 704S française indique une puissance de 86 ch à 2 600 tr/min[6].
La boîte de vitesses dispose de quatre vitesses avant et une marche arrière[6]. La vitesse maximale de la version 704S est de 63 km/h[6] tandis que celle du modèle 704 civil est donnée à 85 km/h[5]. Le véhicule en charge peut monter une pente de 38 % d'après les informations commerciales[5].
Le poids à vide est d'environ 4 t[4].
Références
[modifier | modifier le code]- (en) Fred W. Crismon, U.S. Military Wheeled Vehicles, Victory WWII Publishing, , 3e éd. (1re éd. 1983) (ISBN 978-0-9700567-1-9, lire en ligne), p. 156
- (en) « White bids for volume with streamlined beauty », Commercial Car Journal, vol. 50, no 2, , p. 32-33 (lire en ligne)
- ↑ (en) Tad Burness, American truck & bus spotter's guide, 1920-1985, Osceola, Wisconsin, Motorbooks International, (ISBN 978-0-87938-198-1, lire en ligne), p. 377
- (en) Office of Price Administration (en), « 1360.522 Appendix C: Tables of "value when new" prices », Maximum Price Regulation, no 341, , p. 120-122 (lire en ligne, consulté le )
- (en) « Dazzling style in new White models », Motor Truck Journal, , p. 42-46 (lire en ligne)
- François Vauvillier et Jean-Michel Touraine, L'automobile sous l'uniforme 1939-40, Massin, (ISBN 2-7072-0197-9), « Les camions bâchés d'importation », p. 86-88
- ↑ (en) « Engine service specifications », Commercial Car Journal, vol. 67, no 2, , p. 51 (lire en ligne)