White 920
| White 920 | |
White 920 transportant des chars Cruiser Mk IV en Angleterre en 1941. | |
| Marque | |
|---|---|
| Années de production | 1938-1942 |
| Usine(s) d’assemblage | Cleveland (Ohio) |
| Classe | Camion 6×4 (en) |
| Moteur et transmission | |
| Énergie | Essence |
| Moteur(s) | White 529 |
| Position du moteur | sous capot |
| Cylindrée | 8 672 cm3 |
| Puissance maximale | 136 ch DIN |
| Couple maximal | 529 N m |
| Boîte de vitesses | 5 AV + 1 AR |
| Poids et performances | |
| Poids à vide | 11 200 kg |
| PTAC | 29 700 kg |
| Vitesse maximale | 55,8 km/h |
| Autonomie | 541 km |
| Consommation mixte | 70 L/100 km |
| Châssis - Carrosserie | |
| Carrosserie(s) | Camion-citerne, transporteur de char |
| Dimensions | |
| Longueur | 9 093 mm |
| Largeur | 3 124 mm |
| Hauteur | 2 400 mm |
| Voies AV/AR | 1 930 mm / 1 880 mm |
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Le White 920 est un modèle de camion fabriqué de 1938 à 1940 par l'entreprise américaine White Motor Company. Il est commandé au début de la Seconde Guerre mondiale par la France en version camion-citerne mais livré finalement aux Britanniques après la capitulation française et utilisé comme transporteur de char.
Historique
[modifier | modifier le code]Version civile
[modifier | modifier le code]Le modèle White 920 fait partie de la série 900, une gamme de camions 6×4 (en) produits à l'usine White de Cleveland à partir de 1937[1]. Le modèle 920 est construit pour le marché civil américain de 1938 à 1941-1942[2].
Commande française
[modifier | modifier le code]En France, l'état-major de l'Armée et le Ministère des Travaux publics estiment nécessaire de disposer de plusieurs centaines de camions-citernes d'une capacité d'au moins 18 000 litres de carburant pour pouvoir faire face à une éventuelle rupture des voies ferrées. Une commande est passée le 20 février 1940, auprès de White mais aussi des constructeurs français Renault et Willème. D'après les archives françaises, White reçoit la commande de 250 exemplaires du modèle 920, avec citerne de 4 800 gallons (18 000 l)[3].
Seuls quelques camions-citernes White 920 sont livrés avant la fin de la bataille de France[3].
Achats britanniques
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Les commandes françaises sont reprises fin juin par les Britanniques. Ces derniers décident d'utiliser les White 920 comme porte-chars et ils reçoivent une carrosserie fabriquée en Grande-Bretagne[4]. Quelques autres porte-chars White 920 sont directement commandés par les Britanniques[5].
Les porte-chars White 920 britanniques sont équipés de deux types de rampes : d'abord des rampes repliables puis des rampes droites à déployer manuellement et intégrées au véhicule[5],[4],[6].
Après-guerre, des transporteurs de char White 920 sont toujours en service dans les années 1960 au sein de l'Armée de terre espagnole[7].
Caractéristiques
[modifier | modifier le code]Le moteur est un moteur à essence White 529, six-cylindres 4 5⁄8 × 5 1⁄4 pouces (environ 117 × 133 mm). Sa puissance maximale est de 136 ch, sa rotation est régulée à 2 400 tr/min et il fournit un couple de 529 Nm à 1 000 tr/min[5].
La boîte de vitesses dispose de cinq vitesses avant et une marche arrière. La vitesse maximale est de 55,8 km/h en cinquième vitesse et régime normal[5].
L'autonomie permise en charge est estimée à environ 4 mille par gallon et les réservoirs ont une capacité de 84 gallons, ce qui donne une consommation d'environ 71 litres/100 km et une autonomie d'environ 541 km[5].
Le poids à vide est de 11,2 t[5],[4],[6]. Avec un char, le poids total atteint 29,7 t[5].
Le porte-char White 920 est large de 3,124 m. Avec les rampes repliables, il est long de 9,728 m et haut de 3,340 m, tandis qu'avec les rampes intégrées la longueur est 9,093 m et sa hauteur maximale est celle de la cabine, soit 2,400 m[5].
La distance de l'essieu avant jusqu'au milieu des deux bogies arrières est de 5,384 m. Les deux essieux arrières sont distants de 1,346 m. La voie avant et arrière est respectivement de 1,930 et 1,880 m[5].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Tad Burness, American truck & bus spotter's guide, 1920-1985, Osceola, Wisconsin, Motorbooks International, (ISBN 978-0-87938-198-1, lire en ligne), p. 377
- ↑ (en) Office of Price Administration (en), « 1360.522 Appendix C: Tables of "value when new" prices », Maximum Price Regulation, no 341, , p. 121-123 (lire en ligne, consulté le )
- François Vauvillier et Jean-Michel Touraine, L'automobile sous l'uniforme 1939-40, Massin, (ISBN 2-7072-0197-9), p. 103-104
- (en) M.P. Conniford, British Army Transport 1939-45, vol. 1. Tank transporters, Recovery Vehicles, Machinery Trucks, M.A.P. Publications, coll. « Bellona Handbook » (no 3), , p. 1
- (en) The Tank Museum, Data Book of Wheeled Vehicles: Army Transport, 1939-1945, HM Stationery Office, (ISBN 978-0-11-290408-3, lire en ligne), p. 97 & 196-200
- (en) Bart H. Vanderveen (dir.), The observer's fighting vehicles directory, World War II, Frederick Warne & Co, (ISBN 978-0-7232-1034-4, lire en ligne), p. 85
- ↑ (en) Steven J. Zaloga, Spanish Civil War Tanks: The Proving Ground for Blitzkrieg, Osprey Publishing, coll. « New Vanguard » (no 170), (ISBN 978-1-84908-293-8, lire en ligne), p. 44