11 Orionis
| Ascension droite | 05h 04m 34,149 19s[1] |
|---|---|
| Déclinaison | +15° 24′ 14,767 7″[1] |
| Constellation | Orion |
| Magnitude apparente | 4,65 à 4,69[2] |
Localisation dans la constellation : Orion | |
| Type spectral | B9IV[3] ou A1 Vp SiCr[4] |
|---|---|
| Indice U-B | −0,10[5] |
| Indice B-V | −0,06[5] |
| Variabilité | α2 CVn[2] |
| Vitesse radiale | +22,08 ± 0,68 km/s[1] |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = +17,432 mas/a[1] μδ = −31,043 mas/a[1] |
| Parallaxe | 7,806 8 ± 0,140 2 mas[1] |
| Distance | 128,09 ± 2,30 pc (∼418 al)[6] |
| Magnitude absolue | −0,59[7] |
| Rayon | 3,6 R☉[8] |
|---|---|
| Luminosité | 220 L☉[7] |
| Température | 9 520 K[3] |
| Rotation | 36 km/s[9] |
Désignations
11 Orionis (abrégé en 11 Ori) est une étoile de la constellation d'Orion, située près de la frontière avec celle du Taureau. Elle est visible à l’œil nu avec une magnitude apparente de 4,65[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, l'étoile est située à environ ∼ 418 a.l. (∼ 128 pc) de la Terre[1]. Elle s'en éloigne à une vitesse radiale héliocentrique de +22 km/s[1]. Elle ne possède pas de compagnon stellaire connu[10].
11 Orionis est classée comme une étoile sous-géante bleue-blanc de type spectral B9IV[3] ou comme une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A1V[4]. Il s'agit une étoile chimiquement particulière, plus particulièrement une étoile Ap, avec des raies de silicium et de chrome particulièrement marquées dans son spectre[11]. Il s'agit également d'une variable de type α2 CVn, dont la magnitude apparente varie entre 4,65 et 4,69 sur une période de 4,64 jours[2]. Le champ magnétique mesuré à partir de ses raies métalliques a une force de +160 ± 390 G[12].
11 Orionis est 3,6 fois plus grande que le Soleil[8]. Elle est 220 fois plus lumineuse que le Soleil[7] et sa température de surface est de 9 520 K[3]. Elle tourne sur elle-même assez lentement pour une étoile de type A, avec une vitesse de rotation projetée de 36 km/s[9].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
- (en) N. N Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1, , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne)
- (en) J. Zorec et al., « Fundamental parameters of B supergiants from the BCD system. I. Calibration of the (λ_1, D) parameters into Teff », Astronomy & Astrophysics, vol. 501, , p. 297 (DOI 10.1051/0004-6361/200811147, Bibcode 2009A&A...501..297Z, arXiv 0903.5134)
- (en) Helmut A. Abt et Nidia I. Morrell, « The Relation between Rotational Velocities and Spectral Peculiarities among A-Type Stars », The Astrophysical Journal Supplement, vol. 99, , p. 135 (DOI 10.1086/192182, Bibcode 1995ApJS...99..135A)
- (en) J. C. Mermilliod, « VizieR Online Data Catalog: Homogeneous Means in the UBV System (Mermilliod 1991) », VizieR On-line Data Catalog: II/168. Originellement publié dans : Institut d'Astronomie, vol. 2168, (Bibcode 2006yCat.2168....0M). Entrée spécifique à l'étoile sur VizieR.
- (en) * 11 Ori -- alpha2 CVn Variable sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971). Entrée spécifique à l'étoile sur VizieR.
- (en) L. E. Pasinetti Fracassini et al., « Catalogue of Apparent Diameters and Absolute Radii of Stars (CADARS) - Third edition - Comments and statistics », Astronomy & Astrophysics, vol. 367, no 2, , p. 521–24 (DOI 10.1051/0004-6361:20000451, Bibcode 2001A&A...367..521P, arXiv astro-ph/0012289)
- (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « VizieR Online Data Catalog: Bright Star Catalogue, 5th Revised Ed. (Hoffleit+, 1991) », VizieR On-line Data Catalog: V/50. Originellement publié dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050, (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
- ↑ (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2, , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
- ↑ (en) Stigler et al., « Spectrophotometric analysis of the 5200 Å region for peculiar and normal stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 562, , article no A65 (DOI 10.1051/0004-6361/201322300, Bibcode 2014A&A...562A..65S, arXiv 1402.1021)
- ↑ (en) I. I. Romanyuk et al., « Results of magnetic field measurements of CP-stars performed with the 6-m telescope. III. Observations in 2009 », Astrophysical Bulletin, vol. 71, no 3, , p. 302–313 (DOI 10.1134/S1990341316030056
, Bibcode 2016AstBu..71..302R)
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « 11 Orionis » (voir la liste des auteurs).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) 11 Orionis sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.