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23 Orionis

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23 Orionis A / B
m Orionis
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite

05h 22m 50,003 99s[1]

05h 22m 51,034 96s[2]
Déclinaison

+03° 32 40,051 5[1]

+03° 33 07,992 4[2]
Constellation Orion
Magnitude apparente 4,95[3] / 6,76[3]

Localisation dans la constellation : Orion

(Voir situation dans la constellation : Orion)
Caractéristiques
Stade évolutif séquence principale
Type spectral B1V[4] / B3V[4]
Indice U-B −0,86[5] / −0,63[5]
Indice B-V −0,15[5] / −0,12[5]
Indice R-I −0,18[5]
Astrométrie
Vitesse radiale +18,0 ± 3,7 km/s[6] / +11,0 ± 0,3 km/s[7]
Mouvement propre μα = −1,802 mas/a[1] / +0,946 mas/a[2]
μδ = −3,476 mas/a[1] / −0,017 mas/a[2]
Parallaxe 1,843 1 ± 0,245 9 mas[1] / 2,752 6 ± 0,041 8 mas[2]
Distance environ 540 pc (∼1 760 al) / 363,3 ± 5,5 pc (∼1 180 al)[8]
Magnitude absolue −2,93[9] / −0,70[9]
Caractéristiques physiques
Masse 12,5 ± 0,6 M[10] / 6,6 ± 0,1 M[10]
Rayon 6,97 R[11] / 4,71 R[11]
Gravité de surface (log g) 4,078 ± 0,045[12]
Luminosité 26 546 L[13] / 1 620 L[13]
Température 25 400 K[13] / 18 700 K[13]
Rotation 350 km/s[4] / 370 km/s[4]
Âge 15,4 ± 0,6 Ma[10] / 22,8 ± 2,3 Ma[10]

Désignations

m Ori, 23 Ori, HR 1770, WDS J05228 +0333

23 Ori A : HD 35149, HIP 25142, BD+03°871, SAO 112697[14]

23 Ori B : HD 35148, HIP 25145, BD+03°872, SAO 112699[8]

23 Orionis (en abrégé 23 Ori), également désignée m Orionis, est une étoile double de cinquième magnitude de la constellation d'Orion. En 2019, ses deux étoiles avaient une séparation angulaire de 32 secondes d'arc et étaient disposées selon un angle de position de 29°[3]. D'après Eggleton et Tokovinine (2008), elles ne forment qu'une double purement optique[15], tandis que d'après Howe et Clarke (2009), il s'agit d'une véritable étoile binaire très large avec une séparation projetée de 9 460 ua[11]. La paire est membre du sous-groupe Ori OB1b de l'association OB1 d'Orion[16].

L'étoile la plus brillante, désignée 23 Orionis A, est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,95[3]. D'après Chini (2012), il s'agit d'une binaire spectroscopique à raies doubles[17]. Sa composante visible est une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B1V[4]. On estime qu'elle est 12,5 fois plus massive que le Soleil et qu'elle est âgée d'environ 15 millions d'années[10]. Le rayon de l'étoile est sept fois plus grand que le rayon solaire[11], elle est plus de 26 500 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 25 400 K[13]. Elle tourne rapidement sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 350 km/s[4].

La composante secondaire, 23 Orionis B, est une autre étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B3V[4] et de magnitude 6,76[3]. On estime qu'elle est 6,6 fois plus massive que le Soleil et qu'elle est âgée d'environ 23 millions d'années[10]. Le rayon de l'étoile est 4,7 fois plus grand que le rayon solaire[11], elle est environ 1 600 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 18 700 K[13]. Elle tourne également rapidement sur elle-même, à une vitesse de rotation projetée de 370 km/s[4].

Notes et références

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  1. a b c d et e (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. a b c d et e (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  3. a b c d et e (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le )
  4. a b c d e f g et h (en) H. Levato, « Rotational velocities and spectral types for a sample of binary systems », Astronomy & Astrophysics, vol. 19,‎ , p. 91 (Bibcode 1975A&AS...19...91L)
  5. a b c d et e (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  6. (en) N. V. Kharchenko et al., « Astrophysical supplements to the ASCC-2.5: Ia. Radial velocities of ∼55000 stars and mean radial velocities of 516 Galactic open clusters and associations », Astronomische Nachrichten, vol. 328, no 9,‎ , p. 889 (DOI 10.1002/asna.200710776, Bibcode 2007AN....328..889K, arXiv 0705.0878)
  7. (en) Henrik Jönsson et al., « APOGEE Data and Spectral Analysis from SDSS Data Release 16: Seven Years of Observations Including First Results from APOGEE-South », The Astronomical Journal, vol. 160, no 3,‎ , article no 120 (DOI 10.3847/1538-3881/aba592, Bibcode 2020AJ....160..120J, arXiv 2007.05537)
  8. a et b (en) HD 35148 -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  9. a et b (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  10. a b c d e et f (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883)
  11. a b c d et e (en) K. S. Howe et C. J. Clarke, « An analysis of v sin (i) correlations in early-type binaries », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 392, no 1,‎ , p. 448–454 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.14073.x Accès libre, Bibcode 2009MNRAS.392..448H)
  12. (en) Wenjin Huang, D. R. Gies et M. V. McSwain, « A Stellar Rotation Census of B Stars: From ZAMS to TAMS », The Astrophysical Journal, vol. 722, no 1,‎ , p. 605–619 (DOI 10.1088/0004-637X/722/1/605, Bibcode 2010ApJ...722..605H, arXiv 1008.1761)
  13. a b c d e et f (en) M. M. Hohle, R. Neuhäuser et B. F. Schutz, « Masses and luminosities of O- and B-type stars and red supergiants », Astronomische Nachrichten, vol. 331, no 4,‎ , p. 349 (DOI 10.1002/asna.200911355, Bibcode 2010AN....331..349H, arXiv 1003.2335)
  14. (en) * 23 Ori -- Spectroscopic Binary sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  15. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
  16. (en) Daniel E. Welty et al., « The Diffuse Interstellar Clouds toward 23 Orionis », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 124, no 2,‎ , p. 465–501 (DOI 10.1086/313263, Bibcode 1999ApJS..124..465W, arXiv astro-ph/9905234)
  17. (en) R. Chini et al., « A spectroscopic survey on the multiplicity of high-mass stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 424, no 3,‎ , p. 1925–1929 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2012.21317.x, Bibcode 2012MNRAS.424.1925C, arXiv 1205.5238)

Liens externes

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