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HD 44131

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HD 44131
HR 2275
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de HD 44131, tracée à partir des données du satellite Hipparcos[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 06h 19m 59,595 71s[2]
Déclinaison −2° 56 40,176 8[2]
Constellation Orion
Magnitude apparente 4,91[3]

Localisation dans la constellation : Orion

(Voir situation dans la constellation : Orion)
Caractéristiques
Stade évolutif AGB[4]
Type spectral K5III[5]
Indice U-B +1,96[6]
Indice B-V +1,60[6]
Variabilité variable périodique[3]
Astrométrie
Vitesse radiale +48,6 ± 0,1 km/s[7]
Mouvement propre μα = −5,768 mas/a[2]
μδ = +1,791 mas/a[2]
Parallaxe 6,528 2 ± 0,149 8 mas[2]
Distance 153,18 ± 3,52 pc (∼500 al)[8]
Magnitude absolue −0,86[9]
Caractéristiques physiques
Rayon 55,89+4,05
−4,54
 R[10]
Luminosité 673 ± 26 L[10]
Température 3 932+170
−135
 K[10]

Désignations

HD 44131, HIP 30093, HR 2275, BD-02°1564, GC 8137, NSV 2918, SAO 133118[8]

HD 44131, également désignée HR 2275, est une étoile géante de la constellation d'Orion, située vers la limite avec celle de la Licorne. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,91[3]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, l'étoile est distante d'environ ∼ 500 a.l. (∼ 153 pc) de la Terre[2]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +48,6 km/s[7].

HD 44131 est une géante rouge évoluée de type spectral K5III[5], qui est située sur la branche asymptotique des géantes (AGB) du diagramme de Hertzsprung-Russell[4]. Après avoir épuisé les réserves en hydrogène de son noyau et avoir quitté la séquence principale, l'étoile s'est étendue et refroidie. Son rayon est environ 56 fois plus grand que le rayon solaire, elle est autour de 673 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 3 932 K[10]. C'est une étoile variable périodique de type inconnu, avec une variation d'une fréquence de 0,11212 cycle par jour (soit une période de 8,9 jours) et d'une faible amplitude de 0,0106 en magnitude[11].

HD 44131 présente des variations de vitesse radiale, ce qui en fait une binaire spectroscopique candidate. Une solution orbitale préliminaire a été publiée en 1991 avec une période de 3 393 jours (9,29 ans). Toutefois, il est possible que ces variations de vitesse radiale aient une autre origine[12].

Notes et références

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  1. (en) « Light Curve », sur Hipparcos, ESA (consulté le )
  2. a b c d e et f (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  3. a b et c (en) « VSX : Detail for NSV 2918 », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le )
  4. a et b (en) Olin J. Eggen, « Asymptotic giant branch stars near the sun », The Astronomical Journal, vol. 104, no 1,‎ , p. 275–313 (DOI 10.1086/116239, Bibcode 1992AJ....104..275E)
  5. a et b (en) Nancy Houk et C. Swift, Michigan Catalogue of Two-dimensional Spectral Types for the HD Stars, vol. 5, Ann Arbor, Michigan, États-Unis, Département d'astronomie de l'université du Michigan, (Bibcode 1999MSS...C05....0H)
  6. a et b (en) A. Mallama, « Sloan Magnitudes for the Brightest Stars », The Journal of the American Association of Variable Star Observers, vol. 42, no 2,‎ , p. 443 (Bibcode 2014JAVSO..42..443M, lire en ligne)
  7. a et b (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053)
  8. a et b (en) HD 44131 -- Variable Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  9. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne)
  10. a b c et d (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
  11. (en) Chris Koen et Laurent Eyer, « New periodic variables from the Hipparcos epoch photometry », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 331, no 1,‎ , p. 45–59 (DOI 10.1046/j.1365-8711.2002.05150.x, Bibcode 2002MNRAS.331...45K, arXiv astro-ph/0112194)
  12. (en) Tsevi Mazeh, David W. Latham et Robert P. Stefanik, « Spectroscopic Orbits for Three Binaries with Low-Mass Companions and the Distribution of Secondary Masses near the Substellar Limit », The Astrophysical Journal, vol. 466,‎ , p. 415 (DOI 10.1086/177521 Accès libre, Bibcode 1996ApJ...466..415M)

Liens externes

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