Aller au contenu

49 Orionis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
49 Orionis
d Orionis
Description de cette image, également commentée ci-après
49 Orionis (au centre) dans son environnement stellaire immédiat.
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 05h 38m 53,083 18s[1]
Déclinaison −7° 12 46,187 2[1]
Constellation Orion
Magnitude apparente 4,80[2]

Localisation dans la constellation : Orion

(Voir situation dans la constellation : Orion)
Caractéristiques
Stade évolutif séquence principale[3]
Type spectral A4Vn[4]
Indice U-B +0,11[2]
Indice B-V +0,13[2]
Indice R-I +0,06[2]
Astrométrie
Vitesse radiale −11,07 ± 0,30 km/s[1]
Mouvement propre μα = −15,402 mas/a[1]
μδ = −49,302 mas/a[1]
Parallaxe 22,958 7 ± 0,111 0 mas[1]
Distance 43,556 5 ± 0,210 5 pc (∼142 al)[5]
Magnitude absolue +1,52[6]
Caractéristiques physiques
Masse 1,78 M[7]
Rayon 2,0 R[8]
Gravité de surface (log g) 4,06[7]
Luminosité 22 L[3]
Température 8 416 ± 286 K[7]
Rotation 186 km/s[3]
Âge 284 Ma[7]

Désignations

d Ori, 49 Ori, BD-07°1142, GJ 9187, HD 37507, HIP 26563, HR 1937, SAO 132411[5]

49 Orionis (en abrégé 49 Ori), également désignée d Orionis, est une étoile de la constellation d'Orion. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,80[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, l'étoile est située à environ ∼ 142 a.l. (∼ 43,5 pc) de la Terre[1]. Elle s'en rapproche à une vitesse radiale héliocentrique de −11 km/s[1].

En 1924, Frost annonce que 49 Orionis est une binaire spectroscopique à raies doubles[9] et Abt (1965) calcule même une orbite d'une période de 445,74 jours et d'une excentricité de 0,549[10]. Toutefois, moins d'une décennie plus tard, Abt et Levy (1974) rejettent cette orbite, montrant avec de nouvelles données que la vitesse radiale de l'étoile est probablement constante[11]. Des données plus récentes et plus précises confirment que ce n'est effectivement pas une binaire spectroscopique[12].

49 Orionis est une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A4Vn[4], avec la lettre « n » indiquant que son spectre présentes des raies élargies (« nébuleuses ») en raison de sa rotation rapide. Elle tourne en effet sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 186 km/s[3]. Cela donne à l'étoile une forme aplatie avec un bourrelet équatorial qu'on estime être 8 % plus grand que son rayon polaire[13]. Elle est âgée d'environ 284 millions d'années et elle est 1,8 fois plus massive que le Soleil[7]. Le rayon de l'étoile est deux fois plus grand que le rayon solaire[8], elle est 22 fois plus lumineuse que le Soleil[3] et sa température de surface est de 8 416 K[7].

Références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c d e f g et h (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. a b c d et e (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  3. a b c d et e (en) J. Zorec et F. Royer, « Rotational velocities of A-type stars. IV. Evolution of rotational velocities », Astronomy & Astrophysics, vol. 537,‎ , article no A120 (DOI 10.1051/0004-6361/201117691, Bibcode 2012A&A...537A.120Z, arXiv 1201.2052, lire en ligne)
  4. a et b (en) R. O. Gray et R. F. Garrison, « The Late A-Type Stars: Refined MK Classification, Confrontation with Stroemgren Photometry, and the Effects of Rotation », The Astrophysical Journal Supplement, vol. 70,‎ , p. 623 (DOI 10.1086/191349, Bibcode 1989ApJS...70..623G)
  5. a et b (en) * d Ori -- Spectroscopic Binary sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  6. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne)
  7. a b c d e et f (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2,‎ , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154)
  8. a et b (en) C. Allende Prieto et D. L. Lambert, « Fundamental parameters of nearby stars from the comparison with evolutionary calculations: Masses, radii and effective temperatures », Astronomy & Astrophysics, vol. 352,‎ , p. 555–562 (Bibcode 1999A&A...352..555A, arXiv astro-ph/9911002, lire en ligne)
  9. (en) E. B. Frost, « Fourteen spectroscopic binaries », The Astrophysical Journal, vol. 60,‎ , p. 319-320 (DOI 10.1086/142868 Accès libre, Bibcode 1924ApJ....60..319F)
  10. (en) Helmut A. Abt, « The Frequency of Binaries among Normal A-Type Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 11,‎ , p. 429 (DOI 10.1086/190120 Accès libre, Bibcode 1965ApJS...11..429A)
  11. (en) Helmut A. Abt et S. G. Levy, « Reinvestigation of certain long-period A-type binaries. », The Astrophysical Journal, vol. 188,‎ , p. 291-294 (DOI 10.1086/152716 Accès libre, Bibcode 1974ApJ...188..291A)
  12. (en) T. Merle et al., « Update of SB9 orbits using HERMES/Mercator radial velocities », Astronomy & Astrophysics, vol. 684,‎ , article no A74 (DOI 10.1051/0004-6361/202345918, Bibcode 2024A&A...684A..74M, arXiv 2312.09151, lire en ligne)
  13. (en) Gerard T. van Belle, « Interferometric observations of rapidly rotating stars », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 20, no 1,‎ , p. 51 (DOI 10.1007/s00159-012-0051-2, Bibcode 2012A&ARv..20...51V, arXiv 1204.2572)

Liens externes

[modifier | modifier le code]