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Pi4 Orionis

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π4 Orionis
Données d'observation
(époque J2000)
Ascension droite 04h 51m 12,365s[1]
Déclinaison +05° 36 18,372[1]
Constellation Orion
Magnitude apparente 3,685[2]

Localisation dans la constellation : Orion

(Voir situation dans la constellation : Orion)
Caractéristiques
Type spectral B2 III[3]
Indice U-B −0,797[2]
Indice B-V −0,180[2]
Indice R-I −0,16[4]
Astrométrie
Vitesse radiale +23,3 ± 0,9 km/s[5]
Mouvement propre μα = −2,21 mas/a[1]
μδ = +0,85 mas/a[1]
Parallaxe 3,10 ± 0,18 mas[1]
Distance 1 050 ± 60 al
(323 ± 20 pc)
Magnitude absolue −3,85[6]
Caractéristiques physiques
Masse 10,95 ± 0,97 M[7]
Rayon 9,1 R[8]
Gravité de surface (log g) 3,59[9]
Luminosité 19 726 L[7]
Température 21 874 ± 126 K[8]
Métallicité [Fe/H] = −0,31[9]
Rotation 38 km/s[10]
Âge 15,4 ± 1,0 Ma[11]
Orbite
Compagnon π4 Ori B[12]
Excentricité (e) 0,03
Période (P) 9,519 1 j
Argument du périastre (ω) 165°
Époque du périastre (τ) 2 418 275,65 ± 10,0 JJ
Demi-amplitude (K1) 25,8 km/s

Désignations

π4 Ori, 3 Ori, HD 30836, HIP 22579, HR 1552, BD+05°745, FK5 179, NSV 1742, SAO 112142[13]

Pi4 Orionis4 Ori / π4 Orionis) est une étoile binaire de la constellation d'Orion. Elle est visible l'œil nu avec une magnitude apparente de 3,69[2] et elle fait partie de la série d'étoiles qui partagent la désignation de Bayer Pi Orionis. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, le système est situé à environ 1 050 années-lumière de la Terre[1]. Il s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +24 km/s[5].

Pi4 Orionis est une binaire spectroscopique avec une période orbitale de 9,5 jours et une excentricité faible de 0,03[12]. Sa composante visible est une étoile géante bleue de type spectral B2 III[3], dont le spectre montre un fort appauvrissement en élément du bore[14]. L'étoile est environ 11 fois plus massive que le Soleil[7] et elle est estimée être âgée de 15,4 millions d'années[11]. Elle tourne sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 38 km/s[10]. Le rayon de l'étoile est 9,1 fois plus grand que le rayon solaire[8], elle est plus de 19 700 fois plus lumineuse que le Soleil[7] et sa température de surface est de 21 874 K[8].

Notes et références

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  1. a b c d e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. a b c et d (en) T. Oja, « Photoelectric photometry of stars near the north Galactic pole. II », Astronomy & Astrophysics Supplement Series, vol. 61,‎ , p. 331–339 (Bibcode 1985A&AS...61..331O)
  3. a et b (en) H. Levato, « Rotational velocities and spectral types for a sample of binary systems », Astronomy & Astrophysics Supplement Series, vol. 19,‎ , p. 91–99 (Bibcode 1975A&AS...19...91L)
  4. (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  5. a et b (en) Ralph Elmer Wilson, General Catalogue of Stellar Radial Velocities, Carnegie Institution of Washington, (Bibcode 1953GCRV..C......0W)
  6. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  7. a b c et d (en) M. M. Hohle, R. Neuhäuser et B. F. Schutz, « Masses and luminosities of O- and B-type stars and red supergiants », Astronomische Nachrichten, vol. 331, no 4,‎ , p. 349 (DOI 10.1002/asna.200911355, Bibcode 2010AN....331..349H, arXiv 1003.2335)
  8. a b c et d (en) A. B. Underhill et al., « Effective temperatures, angular diameters, distances and linear radii for 160 O and B stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 189, no 3,‎ , p. 601–605 (DOI 10.1093/mnras/189.3.601 Accès libre, Bibcode 1979MNRAS.189..601U)
  9. a et b (en) C. Soubiran et al., « The PASTEL catalogue of stellar parameters », Astronomy & Astrophysics, vol. 515,‎ , article no A111 (DOI 10.1051/0004-6361/201014247, Bibcode 2010A&A...515A.111S, arXiv 1004.1069)
  10. a et b (en) S. Simón-Díaz et A. Herrero, « The IACOB project. I. Rotational velocities in northern Galactic O- and early B-type stars revisited. The impact of other sources of line-broadening », Astronomy & Astrophysics, vol. 562,‎ , article no A135 (DOI 10.1051/0004-6361/201322758, Bibcode 2014A&A...562A.135S, arXiv 1311.3360)
  11. a et b (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883)
  12. a et b (en) D. Pourbaix et al., « SB9: The ninth catalogue of spectroscopic binary orbits », Astronomy & Astrophysics, vol. 424,‎ , p. 727-732 (DOI 10.1051/0004-6361:20041213, Bibcode 2004A&A...424..727P, arXiv astro-ph/0406573)
  13. (en) * pi.04 Ori -- Spectroscopic Binary sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  14. (en) A. Kaufer, « Observations of light elements in massive stars », Light Elements in the Universe, Proceedings of the International Astronomical Union, IAU Symposium, vol. 268,‎ , p. 317–324 (DOI 10.1017/S1743921310004291 Accès libre, Bibcode 2010IAUS..268..317K)

Liens externes

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