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56 Orionis

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56 Orionis
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 05h 52m 26,438 58s[1]
Déclinaison +01° 51 18,496 3[1]
Constellation Orion
Magnitude apparente 4,76[2]

Localisation dans la constellation : Orion

(Voir situation dans la constellation : Orion)
Caractéristiques
Type spectral K2-IIb[3]
Indice U-B +1,47[4]
Indice B-V +1,38[4]
Variabilité suspectée[5]
Astrométrie
Vitesse radiale +11,02 ± 0,13 km/s[1]
Mouvement propre μα = −6,890 mas/a[1]
μδ = −7,973 mas/a[1]
Parallaxe 2,542 4 ± 0,116 9 mas[1]
Distance 393,3 ± 18,1 pc (∼1 280 al)[6]
Magnitude absolue −3,14[2]
Caractéristiques physiques
Masse 6,4 ± 0,7 M[7]
Rayon 92,21+4,27
−6,72
 R[8]
Gravité de surface (log g) 0,91[9]
Luminosité 2 547 ± 187 L[8]
Température 4 270+165
−96
 K[8]
Métallicité [Fe/H] = −0,07[9]
Rotation 3,5 km/s[10]
Âge 60,7 ± 18,4 Ma[7]

Désignations

56 Ori, HD 39400, HIP 27750, HR 2037, BD+01°1151, FK5 2444, NSV 2690, SAO 113220, WDS 05524 +0151A[6]

56 Orionis (en abrégé 56 Ori) est une étoile géante de la constellation d'Orion. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,76[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, l'étoile est située à environ ∼ 1 280 a.l. (∼ 392 pc) de la Terre[1]. Elle s'en éloigne à une vitesse radiale héliocentrique de +11 km/s[1]. Elle présente une vitesse particulière de 19,0+2,9
−3,1
 km/s par rapport à ses voisines, ce qui pourrait en faire une étoile en fuite[7].

56 Orionis est une étoile géante lumineuse rouge de type spectral K2-IIb[Quoi ?][3]. C'est une variable suspectée de type inconnu, dont la magnitude apparente pourrait varier entre 4,73 et 4,78[5]. On estime que l'étoile est âgée d'environ 61 millions d'années et qu'elle est 6,4 fois plus massive que le Soleil[7]. Elle tourne sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 3,5 km/s[10]. Le rayon de l'étoile est environ 92 fois plus grand que le rayon solaire, elle est approximativement 2 550 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 4 270 K[8].

56 Orionis possède un compagnon visuel répertorié dans les catalogues d'étoiles doubles multiples[Quoi ?]. Désignée composante B, il s'agit d'une étoile de magnitude 13,5 qui était située à une séparation angulaire de 42,8 secondes d'arc et à un angle de position de 212° de 56 Orionis en 2015[11]. Il s'agit d'un compagnon purement optique, dont la proximité apparente avec l'étoile n'est qu'une coïncidence[12].

Notes et références

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  1. a b c d e f g et h (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. a b et c (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne)
  3. a et b (en) Philip C. Keenan et Raymond C. McNeil, « The Perkins catalog of revised MK types for the cooler stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 71,‎ , p. 245 (DOI 10.1086/191373, Bibcode 1989ApJS...71..245K)
  4. a et b (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  5. a et b (en) N. N . Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: NSV and supplement », Astronomy Reports, vol. 61, no 1,‎ , p. 80 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S)
  6. a et b (en) * 56 Ori -- Variable Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  7. a b c et d (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883)
  8. a b c et d (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
  9. a et b (en) R. Earle Luck, « Parameters and Abundances in Luminous Stars », The Astronomical Journal, vol. 147, no 6,‎ , p. 137 (DOI 10.1088/0004-6256/147/6/137 Accès libre, Bibcode 2014AJ....147..137L)
  10. a et b (en) J. R. De Medeiros et M. maior, « A catalog of rotational and radial velocities for evolved stars », Astronomy & Astrophysics Supplement Series, vol. 139, no 3,‎ , p. 433 (DOI 10.1051/aas:1999401, Bibcode 1999A&AS..139..433D, arXiv astro-ph/0608248, lire en ligne)
  11. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le )
  12. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)

Liens externes

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  • Ressource relative à l'astronomieVoir et modifier les données sur Wikidata :