Aller au contenu

31 Orionis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
31 Orionis A / B
CI Orionis
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de CI Orionis, obtenue à partir des données du satellite Hipparcos[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite

05h 29m 43,982 01s[2]

05h 29m 44,830 21s[3]
Déclinaison

−1° 05 32,058 3[2]

−1° 05 31,461 8[3]
Constellation Orion
Magnitude apparente 4,68 à 4,72[4] / 9,70[5]

Localisation dans la constellation : Orion

(Voir situation dans la constellation : Orion)
Caractéristiques
Type spectral K5III[6] / F7V[7]
Indice U-B +1,85[6] / +0,71[6]
Indice B-V +1,57[6] / +0,15[6]
Indice R-I +0,69[6]
Variabilité semi-régulière[4]
Astrométrie
Vitesse radiale +6,02 ± 0,15 km/s[8]
Mouvement propre μα = +0,754 mas/a[2] / +0,806 mas/a[3]
μδ = −25,459 mas/a[2] / −25,496 mas/a[3]
Parallaxe 6,517 0 ± 0,138 9 mas[2] / 6,380 8 ± 0,018 8 mas[3]
Distance 153,45 ± 3,27 pc (∼500 al)[9]
Magnitude absolue −1,23[10]
Caractéristiques physiques
Masse 5,2 M[2] / 1,1 M[3]
Rayon 62 R[2] / 1,2 R[3]
Gravité de surface (log g) 0,92[2] / 4,24[3]
Luminosité 1 361 L[2] / 1,9 L[3]
Température 4 610 K[2] / 6 111 K[3]
Métallicité [Fe/H] = −0,21[10] / −0,23[3]
Rotation 2,7 km/s[11]

Désignations

31 Ori, CI Ori, BD−01°913, GC 6792, HD 36167, HIP 25737, HR 1834, SAO 132176, WDS J05297 -0106[9]

31 Orionis (en abrégé 31 Ori) est une étoile binaire[7] de la constellation d'Orion, située dans le ciel non loin de la brillante Mintaka. Elle porte également la désignation d'étoile variable CI Orionis, 31 Orionis étant sa désignation de Flamsteed. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente d'environ 4,7. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, le système est distant d'environ ∼ 500 a.l. (∼ 153 pc) de la Terre[2]. Il s'en éloigne à une vitesse radiale héliocentrique de +6 km/s[8].

La composante primaire, désignée 31 Orionis A, est une étoile géante rouge évoluée de type spectral K5III[6]. C'est une variable semi-régulière dont la magnitude apparente varie entre 4,68 et 4,72 avec une période de 140,85 jours[4]. L'étoile est 5,2 fois plus massive que le Soleil et son rayon est 62 fois plus grand que le rayon solaire. Elle est 1 361 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 4 610 K[2].

Son compagnon, 31 Orionis B, est une étoile jaune-blanc de la séquence principale de type spectral F7V[7] et de magnitude 9,70[5]. En 2015, elle était située à une séparation angulaire de 12,7 secondes d'arc et à un angle de position de 87° de 31 Orionis A[7]. L'étoile est 10 % plus massive que le Soleil et son rayon est 20 % plus grand que le rayon solaire. Elle est 1,9 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 6 111 K[3].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. (en) « /ftp/cats/more/HIP/cdroms/cats », sur cdsarc.cds.unistra.fr, Centre de Données astronomiques de Strasbourg (consulté le )
  2. a b c d e f g h i j k et l (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  3. a b c d e f g h i j k et l (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  4. a b et c (en) « VSX : Detail for CI Ori », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le )
  5. a et b (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le )
  6. a b c d e f et g (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  7. a b c et d (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878, lire en ligne)
  8. a et b (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
  9. a et b (en) * 31 Ori -- Variable Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  10. a et b (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne)
  11. (en) J. R. De Medeiros et al., « A catalog of rotational and radial velocities for evolved stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 561,‎ , article no A126 (DOI 10.1051/0004-6361/201220762, Bibcode 2014A&A...561A.126D, arXiv 1312.3474, lire en ligne)

Liens externes

[modifier | modifier le code]