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Allouagne

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Allouagne
Allouagne
Vue panoramique depuis la via Francigena.
Blason de Allouagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Intercommunalité CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Andre Hennebelle
2020-2026
Code postal 62157
Code commune 62023
Démographie
Gentilé Allouagnais
Population
municipale
2 823 hab. (2023 en évolution de −3,49 % par rapport à 2017)
Densité 361 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 52″ nord, 2° 30′ 32″ est
Altitude Min. 20 m
Max. 100 m
Superficie 7,81 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Béthune
(banlieue)
Aire d'attraction Béthune
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lillers
Législatives 9e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Allouagne
Géolocalisation sur la carte : France
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Allouagne
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
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Allouagne
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Allouagne
Liens
Site web ville-allouagne.fr

Allouagne est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Allouagnais. Sa population est de 2 823 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

Géographie

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Localisation

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Localisée dans le centre-est du département du Pas-de-Calais, Allouagne est une commune située, à vol d'oiseau, à 9 km à l'ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Auchel, Burbure, Chocques, Gonnehem, Lapugnoy, Lillers et Lozinghem.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 7,81 km2 ; son altitude varie de 20 à 100 mètres[2].

Hydrographie

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Le territoire de la commune, situé dans le bassin Artois-Picardie[3], est drainé par quatre cours d'eau : le ruisseau la Busnettes, d'une longueur de 8,34 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans le Grand Nocq au niveau de la commune de Gonnehem[4], le Taillis[5], la Busnettes[6] et la Vasserie[7].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Allouagne[Note 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 789 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 4 km à vol d'oiseau[14], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 3].

Statistiques 1991-2020 et records station LILLERS (62) - alt : 19 m, lat : 50°34'46"N, lon : 2°29'47"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,2 1,8 3,1 4,8 8,1 11 12,8 12,9 10,3 8,3 5,4 2,9 7
Température moyenne (°C) 4,7 4,8 7,2 10,2 13,1 16,1 18,2 18,2 15,5 12,1 8,2 5,4 11,1
Température maximale moyenne (°C) 7,2 7,8 11,3 15,7 18,2 21,3 23,6 23,4 20,7 15,9 11 7,8 15,3
Record de froid (°C)
date du record
−14,5
25.01.13
−16,3
04.02.12
−10,3
13.03.13
−5,4
08.04.03
−1
14.05.10
1,9
01.06.11
4
03.07.11
4,8
24.08.25
0,6
30.09.18
−4,5
28.10.03
−5,3
30.11.16
−11,3
18.12.10
−16,3
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
15,9
01.01.22
18,8
24.02.21
24,8
31.03.21
27,5
30.04.25
32
27.05.05
34,1
29.06.19
41
25.07.19
37,5
06.08.03
34,3
09.09.23
29
01.10.11
20,7
07.11.15
16,5
30.12.22
41
2019
Précipitations (mm) 60,2 51,3 46,5 44,1 57,5 60 65,4 69,6 59,6 67,3 73,6 76,4 731,5
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
25
22.01.09
24,8
28.02.07
39,3
05.03.12
23,4
24.04.05
69,4
30.05.16
40,1
16.06.16
87,8
03.07.05
57,4
12.08.06
40
08.09.10
33,7
10.10.13
36,4
28.11.21
22,6
14.12.11
87,8
2005
Source : « Fiche 62516002 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,2
2,2
60,2
 
 
 
7,8
1,8
51,3
 
 
 
11,3
3,1
46,5
 
 
 
15,7
4,8
44,1
 
 
 
18,2
8,1
57,5
 
 
 
21,3
11
60
 
 
 
23,6
12,8
65,4
 
 
 
23,4
12,9
69,6
 
 
 
20,7
10,3
59,6
 
 
 
15,9
8,3
67,3
 
 
 
11
5,4
73,6
 
 
 
7,8
2,9
76,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 4],[17]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[18].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[18].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[18].

Milieux naturels et biodiversité

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Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 5] : le bois de Lapugnoy. Cette ZNIEFF est un ensemble boisé sur une butte sablo-argileuse du Tertiaire[19].

Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Au , Allouagne est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 6], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 7],[21],[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béthune, dont elle est une commune de la couronne[Note 8],[22]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[23],[24].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,9 %), zones urbanisées (21 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

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La commune est traversée, dans sa partie nord, par l'autoroute A 26, la route départementale 943 et la voie ferrée de la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Silva quæ Aslonias dicebatur vers 1000 ; Alovana en 1072 ; Aloania en 1175 ; Alewange en 1196 ; Alouaigne en 1207 ; Allouainne en 1214 ; Alewaigne, Alouaignia, Alouvagne en 1215 ; Aloannia en 1217 ; Alowagne en 1222 ; Alowaignia, Aloagne en 1226 ; Aloaingne en 1310 ; Alewagne, Allouvagne en 1333 ; Alleuvaigne en 1340 ; Allevaigne en 1381 ; Allouengne en 1429 ; Allouaige en 1430 ; Allouwaigne en 1469 ; Allewagne en 1473) ; Alewaingne (1498) ; Allewaine (1521) ; Allewaigne (1528) ; Alouaines (1540) ; Alleuvagne en 1546 ; Alluaigne en 1613 ; Alloigne en 1725 ; Allouennes en 1761 ; Allouagnes (XVIIIe siècle)[26] ; Allouagne en 1793 ; Allouagnes et Allouagne depuis 1801[2].

Un historien local donne comme information que ce village de la Morinie, situé prés de la source d'un des affluents de la Nave, nommé le Grand Noc, qu'il en est fait mention dès le XIe siècle sous les noms suivants : Alone ; Alloune ; Aslone ; Allewaigne ; Alosne ; Allouaigne ; Alluoagne ; Aloigne ; Allouane ; Allewanne ; Alloine ; Alloigne et Allouagne depuis 1791[27].

D'un nom de personne germanique Aslannus + -ia[28].

Allouagne était avant la Révolution française, le siège d'une seigneurie, détenue notamment par des membres de la famille d'Assignies[29].

Seigneurs d'Allouagne

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  • Antoine Ier d'Assignies, (famille d'Assignies), chevalier, avoué de Thérouanne, seigneur d'Allouagne, Venchy, mestre de camp de cavalerie sous Charles Quint.
  • Antoine II d'Assignies, fils d'Antoine Ier, chevalier, seigneur d'Allouagne, lieutenant général des hommes d'armes des Pays-bas[29].
  • Jean-Baptiste d'Assignies, chevalier, seigneur de Venchy, Allouagne, Bellefontaine, Escouflons, Saint-Martin-sur-Cogel, avoué de Thérouanne, jouit sans compter la terre de Venchy, d'un revenu de 15 000 livres de rentes. En , la terre de Venchy est érigée en marquisat à son profit : Venvhy représente 281 mesures (environ 126 hectares), de terres labourables, prairoes, pâtures, un moulin. Plusieurs fiefs en relèvent, elle possède toute la justice seigneuriale et procure un revenu de 3000 livres[29].

Politique et administration

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L'actuelle mairie, appelé château d'Alincourt.

Découpage territorial

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La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités

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La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane qui regroupe 100 communes et compte 275 736 habitants en 2022.

Circonscriptions administratives

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La commune est rattachée au canton de Lillers.

Circonscriptions électorales

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Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la neuvième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1821 1830 Casimir de l'Orne    
1830 1831 Joseph Berthier    
1831 1837 Jean Baptiste Delerue    
1837 1845 Jean Baptiste Poitevin    
1845 1848 Antoine Saison    
1848 1857 Charles Joseph Delerue    
1857 1865 Fortuné Poitevin    
1865 1870 Edmond d'Alincourt    
1870 1884 Fortuné Poitevin    
1884 1892 Léandre Penet    
1892 1912 Émile Duquesne    
1912 1916 François Bailly    
1919 1925 Georges Richard    
1925 1929 Louis Duhamel    
1929 1935 Paul Duquesne    
1935 1937 Pierre Joseph Lecocq    
1937 1941 Benoît Brévart    
1941 1941 Edmond Vasseur    
1944 1944 Jules Libessart    
1944 1945 Pfeiffer Hirsch    
1945 1945 Edmond Vasseur    
1945 1947 Louis Ponchant    
octobre 1947 mai 1953 Benoît Brévart    
mai 1953 mars 1959 Georges Richard SFIO  
mars 1959 mars 1965 Paul Fontaine    
mars 1965 mars 1983 Jean-Michel Hourez SFIO puis PS Professeur de collège
mars 1983 mars 2001 Bernard Brévart PS Commerçant
mars 2001 avril 2014[30] Daniel Rougé PCF Traducteur
avril 2014 en cours
(au 30 janvier 2022)
André Hennebelle SE Chef d'entreprise retraité[30],[31]
Réélu pour le mandat 2020-2026[32]
Carte
Jumelages et partenariats d’Allouagne.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats d’Allouagne.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Ergste (en)[33]Allemagnedepuis

Équipements et services publics

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Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre l'école maternelle Les Églantines et l'école élémentaire Françoise Dolto-Jean Monnet. Sur le territoire communal se trouve également un établissement d'enseignement privé, l’école primaire Marie Auxiliatrice[34].

Justice, sécurité, secours et défense

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La commune dépend du tribunal judiciaire de Béthune, du conseil de prud'hommes de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants de Béthune[35].

Population et société

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Démographie

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Ses habitants sont appelés les Allouagnais[36].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[38].

En 2023, la commune comptait 2 823 habitants[Note 9], en évolution de −3,49 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8528409661 0551 1111 1011 0991 1381 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1111 1941 3331 4481 5831 6401 6851 7041 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1742 5232 6412 7992 6392 6412 6252 7142 800
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 1332 9182 9642 9703 0553 0553 0573 0573 008
2017 2022 2023 - - - - - -
2 9252 8372 823------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 415 hommes pour 1 491 femmes, soit un taux de 51,31 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,1 
5,7 
75-89 ans
10,5 
17,3 
60-74 ans
16,7 
22,4 
45-59 ans
20,5 
19,0 
30-44 ans
18,8 
16,2 
15-29 ans
14,9 
18,8 
0-14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Sports et loisirs

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Dans la commune, on trouve de nombreux kilomètres de chemins balisés, appréciés et repris dans les rallyes pédestres :

Revenus de la population et fiscalité

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En 2019, dans la commune, la part des ménages fiscaux imposés est de 55 % (57,6 % en France métropolitaine). Il y a 1914 ménages fiscaux qui comprennent 2939 personnes pour un revenu médian disponible par unité de consommation[Note 10] de 20 660 euros, soit inférieur au revenu de la France métropolitaine qui est de 21 930 euros[42],[43].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • L'église Saint-Léger, garde un reliquaire contenant un éclat de la pierre tombale de Lazare, sur laquelle Jésus pleura. Cette relique fut rapportée par Godefroy de Bouillon, de retour de croisade, à sa nourrice. Durant des siècles la paroisse organisa chaque année la neuvaine à la Sainte-Larme qui est, aujourd'hui, quelque peu tombée en désuétude. À la fin du XIXe siècle, la commune fait appel à Louis Marie Cordonnier afin de restaurer l'église. Les travaux, achevés en 1892, lui donnent son cachet actuel[44].
  • L'actuelle mairie, dit château d'Alincourt, ancienne demeure de la famille Delorne d'Alincourt, dont deux membres ont été maires du village.
  • Le monument aux morts[45].

L'ancienne brasserie des Houillères

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Cette brasserie, aujourd'hui désaffectée, a été construite en 1929. Parmi les bières fabriquées, il y eut la bock des Houillères, la DUVA (Duquesne-Vandermersh) et la fameuse Spéciale 60.

Propriétaire de la famille Duquesne essentiellement, la brasserie est dirigée successivement par Émile Duquesne, qui fut maire d'Allouagne, puis son fils Paul Duquesne, puis ses petits-fils Pierre, Alphonse et Émile ainsi que leur cousin Alphonse Vandermersh et cela jusque dans les années 1970. Leurs camions approvisionnaient les cafés ainsi que des particuliers de la région.

Le maître-brasseur fut pendant plus de 40 ans Charles Deprez, assisté notamment par Georges Devos qui lui succéda à la fin des années 1960. Les parents de Charles Deprez tenaient le Café du Centre qui se trouvait à l'angle de la rue Paul-Vaillant-Couturier et la rue du Cimetière, face à l'ancienne salle des fêtes, et qui proposait toutes les boissons fabriquées et proposées par la brasserie. Charles Deprez, grâce à sa réputation, a pu accueillir en stage entre autres Patrice Motte, le fils des propriétaires de la fameuse brasserie Motte-Cordonnier, et le petit-fils du général de Castelnau.

Le fils de Monsieur Alphonse (Vandermersh) a édité une brochure sur les brasseries d'Allouagne, dans laquelle il raconte aussi en partie l'histoire de la brasserie Brévart, de taille plus modeste. Deux des patrons de la brasserie Brévart ont été maires d'Allouagne, Benoît, le père et Bernard, le fils.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Allouagne Blason
D’azur à la fasce crénelée d’or de quatre pièces[46].
Détails

Pour approfondir

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Bibliographie

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Ouvrages consultables aux archives départementales du Pas-de-Calais[47] :

  • À travers cartes postales et photographies. Allouagne d'hier et d'aujourd'hui, Allouagne, Groupe de recherches historiques d'Allouagne, 1993.
  • Abrégé de l'institution ou érection du pèlerinage d'Alloigne, s.d..
  • Allouagne commune d'Artois. Au temps de la Révolution. Deux fascicules reliés, Allouagne, Groupe de recherches historiques d'Allouagne, 1990.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  7. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et 92 communes de banlieue.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  10. Définition de l'unité de consommation selon l'INSEE : pour comparer les niveaux de vie de ménages de taille ou de composition différente, on divise le revenu par le nombre d’unités de consommation (UC). Celles-ci sont généralement calculées de la façon suivante : 1 UC pour le premier adulte du ménage, 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus, 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. Cette échelle d’équivalence (dite de l’OCE) tient compte des économies d’échelle au sein du ménage. En effet, les besoins d'un ménage ne s'accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n'est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation (en particulier, les biens de consommation durables) par le nombre de personnes pour garder le même niveau de vie.
  11. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  12. "Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes : carte de Cassini (XVIIIe siècle), carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. « Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, sur le site Géoportail (consulté le ).
  2. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Données de la commune », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau la Busnettes (E3640890) » (consulté le )
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - le Taillis (E3641090) » (consulté le )
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Busnettes (E3641100) » (consulté le )
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Vasserie (E3641110) » (consulté le )
  8. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  9. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  10. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  11. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  12. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
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  17. DREAL, « atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais : Synthèse des grandes familles de paysages et des paysages régionaux qui la composent », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  18. a b et c DREAL, « atlas des paysages de la région Nord-Pas-de-Calais : Paysages miniers », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
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  28. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  29. a b et c Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 48, lire en ligne.
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  38. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  39. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  40. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Allouagne (62023) », (consulté le ).
  41. Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département du Pas-de-Calais (62) », (consulté le ).
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  44. Bruno Vouters et Benoît Cordonnier, Louis-Marie Cordonnier: l'infatigable bâtisseur, Atelier galerie éditions, (ISBN 978-2-916601-63-2, lire en ligne)
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