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Ytres

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Ytres
Ytres
L'église Saint-Pierre.
Blason de Ytres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité CC du Sud-Artois
Maire
Mandat
André-Marie Lecat
2020-2026
Code postal 62124
Code commune 62909
Démographie
Gentilé Ytriens
Population
municipale
425 hab. (2023 en évolution de −2,3 % par rapport à 2017)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 56″ nord, 2° 59′ 37″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 133 m
Superficie 4,26 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bapaume
Législatives 1re circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Ytres
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Ytres
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
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Ytres
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Ytres

Ytres est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. En 1971, la commune a été transférée du département de la Somme à celui du Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Ytriens. Sa population est de 425 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1831 avec 1 175 habitants. Elle est membre de la communauté de communes du Sud-Artois. La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

Sur le territoire communal se trouve le souterrain du canal du Nord de Ruyaulcourt à Ytres, long de 4 350 m, doté d'une gare centrale de 1 150 mètres en son centre permettant le croisement de bateaux. La commune est sur le tracé du projet du canal Seine-Nord Europe.

Géographie

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Localisation

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Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département de la Somme, Ytres est une commune traversée par le canal du Nord et située, à vol d'oiseau, à 12 km au sud-est de la commune de Bapaume et à 29 km au sud-est de la commune d'Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes, dont deux, Équancourt et Étricourt-Manancourt, dans le département de la Somme. Les communes limitrophes sont Bertincourt, Bus, Équancourt, Étricourt-Manancourt, Léchelle, Neuville-Bourjonval et Ruyaulcourt.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 4,26 km2 ; son altitude varie de 94 à 133 mètres[2].

Hydrographie

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Le territoire de la commune, situé dans le bassin Artois-Picardie[3], est traversé par le canal du Nord, d'une longueur de 75,56 km, qui prend sa source dans la commune de Rouy-le-Grand et se jette dans la Somme Canalisée au niveau de la commune de Biaches[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Ytres[Note 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 750 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épehy à 12 km à vol d'oiseau[11], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,8 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 3].

La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 4],[14]. Ces paysages, qui concernent 238 communes, sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70 % de la surface agricole utilisée (SAU)[15].

Au , Ytres est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,9 %), zones urbanisées (9,7 %), forêts (7,4 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 194, alors qu'il était de 185 en 2014 et de 184 en 2009[I 2].

Parmi ces logements, 86 % étaient des résidences principales, 4,1 % des résidences secondaires et 9,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ytres en 2019 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,1 %) inférieure à celle du département (6,4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 76 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (74,4 % en 2014), contre 57,8 % pour le Pas-de-Calais et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Ytres en 2019.
Typologie Ytres[I 2] Pas-de-Calais[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 86 85,9 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 4,1 6,4 9,7
Logements vacants (en %) 9,8 7,7 8,2

Voies de communication et transports

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La commune était desservie, de 1879 à 1955, par le chemin de fer de Vélu-Bertincourt à Saint-Quentin qui reliait les communes de Vélu - Bertincourt (Pas-de-Calais) et de Saint-Quentin (Aisne) via le département de la (Somme).

Le canal Seine-Nord Europe (CSNE), reliant l'agglomération parisienne avec le réseau fluvial du Nord de la France et du Benelux et dont l'ouverture est prévue en 2030, traverse le territoire de la commune[20].

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes HItinera, Itra en 1103 ; Yttres en 1424 ; Ittre en 1452 ; Ytre en 1569 ; Yttre en 1753 ; Itre en 1757 ; Itres en 1765[21] ; Ytres en 1793 ; Itres et Ytres depuis 1801[2].

La forme picarde est Ite.

Ytres doit son origine et son développement à une église fondé en 691 à Honnecourt.

En 1077, un droit d'octroi est instauré de Ytres à Ginchy : une obole pour une brouette chargée, un denier par bête chargée au col, deux sous par charrette portant marchandises attachées par une corde.

Supplantant les ressources agricoles, les mulquiniers tissant dans les caves participèrent de l'essor du village. Ainsi, une fileuse gagnait 10 sols par jour et un tisserand 20 à 25. Le village n'a cessé de jouir d'une organisation démocratique. Appelés par la cloche les hommes se groupaient à la principale porte de l'église au sortir de la messe et s'entendaient alors concernant les emprunts, les procès, les impôts, la milice, etc.[réf. nécessaire]

Révolution française et Empire

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À la Révolution française, comme dans toute la France, la tenue des registres d'état civil est retirée à la paroisse et confiée à la municipalité.

Le , le marquis de Folleville, seigneur d'Ytres est jugé et guillotiné. Les trois filles du comte de Soyecourt cèdent à leurs fermiers leurs terres, bois et moulin.

La rue Neuve serait ainsi issue du don de mademoiselle de Soyecourt qui aurait distribué aux habitants les plus pauvres des parcelles de 10 ares pour construire leurs maisons.

Époque contemporaine

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Première Guerre mondiale

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Travailleurs chinois déchargeant un train (1918).

Lors de la Première Guerre mondiale, Ytres n'est régulièrement occupée par les Allemands qu'au début d'. L'endroit devient un centre de ravitaillement pour l'occupant.

Avant d'abandonner le village, fin , les Allemands font sauter l'église, la mairie et des fermes.

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[22] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [23].

Le , Lucien Raison et Joseph Mouton osent aborder les ruines où erre encore un officier anglais.. Quelques jours plus tard Louis Théry les rejoint. En ce qui concerne le ravitaillement de l'immédiate après-guerre, le pain est fabriqué à Équancourt par un certain M. Carré qui y avait trouvé un four en état de marche. Les familles revenues dans des baraques ou maisons semi-provisoires accélèrent la renaissance du village.

Depuis la Première Guerre mondiale

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Au , la commune est transférée du département de la Somme à celui du Pas-de-Calais (décret du )[I 7].

La commune est sur le tracé du projet du canal Seine-Nord Europe.

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune initialement située dans le département de la Somme est rattachées au Pas-de-Calais par décret du [2]. Elle fait désormais partie de l'arrondissement d'Arras[I 1]

Elle faisait partie de 1801 à 1970 du canton de Combles. Lors du changement de département, en 1971 elle est rattachée au canton de Bertincourt[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bapaume[I 7].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Intercommunalité

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Ytres était membre de la communauté de communes du canton de Bertincourt, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1992 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010, qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes du Sud-Artois dont est désormais membre la commune.

Liste des maires

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La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 août 2006 Jean Bancourt   Démissionnaire
août 2006 mai 2020 Henri Bassez[27],[28],[29]    
mai 2020[30],[31] en cours
(au 17 avril 2022)
André-Marie Lecat   Agriculteur retraité

Équipements et services publics

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Justice, sécurité, secours et défense

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La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire d’Arras et du tribunal pour enfants d'Arras[32].

Population et société

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Démographie

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Les habitants sont appelés les Ytriens[33].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[35].

En 2023, la commune comptait 425 habitants[Note 5], en évolution de −2,3 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0091 0529579931 1751 1711 1131 1451 087
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0601 1161 1021 0321 0551 007961851886
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
844816982534614588522449449
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
438442396354361393413421437
2018 2023 - - - - - - -
435425-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,0 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,5 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 224 hommes pour 211 femmes, soit un taux de 51,49 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[37]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
0,0 
7,6 
75-89 ans
7,6 
14,7 
60-74 ans
14,7 
23,2 
45-59 ans
24,2 
16,5 
30-44 ans
17,1 
16,1 
15-29 ans
15,2 
21,4 
0-14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Revenus de la population et fiscalité

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En 2021[Note 6], la commune compte 149 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 264 personnes[Insee 1].

Le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 20 560 , inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

Entreprises et commerces

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Agriculture

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La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[39]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 2].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 16 11 11 7
SAU[Note 9] (ha) 461 706 861 729

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 16 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 11 en 2000 puis à 11 en 2010[41] et enfin à 7 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 56 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 461 ha en 1988 à 729 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 29 à 104 ha[41],[Carte 4].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • Le souterrain du canal du Nord de Ruyaulcourt à Ytres. Il est souterrain sur 4,350 km de Ruyaulcourt à Ytres et 1,060 km à La Pannerie. Le souterrain de Ruyaulcourt comporte à chaque extrémité une section à voie unique de 1 600 m et en gare centrale une section de 1 150 m à double voie permettant le croisement des bateaux, cette gare centrale est munie d'un système de ventilation à partir d'un puits de 40 m de haut sur 5 m de diamètre foré au milieu de sa longueur, ce système débouche à Ytres sur un poste de ventilation équipé de deux turbines (une de secours) dont les pales tournent soit en aspiration soit en refoulement, selon que les bateaux arrivent ou sortent de la gare centrale, afin d'éliminer le gaz d'échappement et de ventiler la sortie des péniches du tunnel.
  • L'ancienne halte de chemin de fer, route de Léchelle, et la gare d'Ytres-Étricourt, sur la ligne allant de Vélu-Bertincourt à Saint-Quentin de 1880 à 1955.
  • L'ancienne gare.
  • L'église Saint-Pierre édifiée en 1930 par l’architecte Louis Faille.
  • Le monument aux morts[42].
  • Le cimetière abandonné.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Ytres Blason
Écartelé : aux 1er et 4e d'argent fretté de gueules, aux 2e et 3e de sable semé de fleurs de lis d'or[43].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  6. 2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
  7. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d'habitation.
  8. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  9. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  10. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[40].
  11. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. a et b « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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  1. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Ytres ».
  2. a et b « Chiffres clés - Logement en 2019 à Ytres » (consulté le ).
  3. « Chiffres-clés - Logement en 2019 à Ytres - Section LOG T2 » (consulté le ).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2019 à Ytres - Section LOG T7 » (consulté le ).
  5. « Chiffres clés - Logement en 2019 dans le Pas-de-Calais » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2019 dans la France entière » (consulté le ).
  7. a et b « Code Officiel Géographique (date de référence : 01/01/2022) », sur insee.fr (consulté le ).

Autres sources

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  1. « Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, sur le site Géoportail (consulté le ).
  2. a b c d et e Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Données de la commune », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal du Nord (----0472 ) » (consulté le )
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  6. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  7. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  8. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  9. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  10. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Ytres et Épehy », sur fr.distance.to (consulté le ).
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