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Helfaut

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Helfaut
Helfaut
La mairie et l'école.
Blason de Helfaut
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer
Maire
Mandat
Francis Marquant
2020-2026
Code postal 62570
Code commune 62423
Démographie
Gentilé Helfallois
Population
municipale
1 724 hab. (2023 en évolution de +1,59 % par rapport à 2017)
Densité 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 41′ 54″ nord, 2° 14′ 38″ est
Altitude Min. 23 m
Max. 95 m
Superficie 8,92 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Saint-Omer
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Omer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Longuenesse
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Helfaut
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Helfaut
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Helfaut
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Helfaut
Liens
Site web commune-helfaut.fr

Helfaut est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Helfallois. Sa population est de 1 724 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer.

Située dans le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, le territoire communal possède un patrimoine naturel remarquable composé de trois autres espaces protégés et gérés comme le marais audomarois, de trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et d'un site Natura 2000, les pelouses, bois acides à neutro-calcicoles, landes nord-atlantiques du plateau d'Helfaut et système alluvial de la moyenne vallée de l'Aa.

Vestiges de la Seconde Guerre mondiale, la coupole d'Helfaut, ancien bunker pour partie souterrain, construite par les Allemands, a été transformée en musée consacré à cette période.

Géographie

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Localisation

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Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Helfaut est une commune située, à vol d'oiseau, à 5 km au sud de la commune de Saint-Omer (chef-lieu d'arrondissement)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Bellinghem, Blendecques, Ecques, Hallines, Heuringhem, Pihem et Wizernes.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 8,92 km2 ; son altitude varie de 23 à 95 m[2].

L'ancien village et le centre-ville actuel sont situés sur une formation géologique particulière dite Plateau d'Helfaut, qui isole le bassin versant de la vallée de l'Aa au nord de vallée de la Lys (au sud). La commune abrite un patrimoine géologique exceptionnel, qui explique un paysage inhabituel pour la région. Les flancs des anciennes carrières périphériques au Plateau d'Helfaut laissent encore apercevoir de nombreuses strates géologiques, notamment à Helfaut et Wizernes (ceux des carrières d'Heuringhem et Blendecques se sont effondrés sous l'effet des poches de solifluxion.

Hydrographie

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Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].

Il est drainé par la Melde du Pas-de-Calais, cours d'eau d'une longueur de 15,29 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans le bras de décharge de la lys oduel au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys[4], et par le Bilques, d'une longueur de 2,12 km[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Helfaut[Note 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 865 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nielles-lès-Bléquin à 15 km à vol d'oiseau[12], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 976,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 3].

Milieux naturels et biodiversité

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La commune bénéficie d'un patrimoine environnemental et géologique exceptionnel (elle a donné son nom au Dilluvium d'Helfaut, formation particulière d'argile à silex qu'on ne trouve que très rarement en France et en Europe). la commune abritait et abrite encore de nombreuses espèces rares et protégées, ainsi qu'un paysage de Lande acide à bruyère, très rare dans le Nord de la France, qui a justifié la création de la réserve naturelle des landes d'Helfaut.

Pour ces raisons elle est concernée par plusieurs périmètres d'inventaires ou de protection.

Espaces protégés et gérés

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La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[15].

Dans ce cadre, la commune fait partie de quatre espaces protégés :

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 4] :

  • le plateau siliceux d'Helfaut a Racquinghem[20] ;
  • les ravins de Pihem et Noir Cornet et Coteau de Wizernes[21].

et une ZNIEFF de type 2[Note 5] : la moyenne vallée de l'Aa et ses versants entre Remilly- Wirquin et Wizernes[22].

Site Natura 2000

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Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des directives « habitats » et « oiseaux ». Ce réseau est constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].

Sur la commune, un site Natura 2000 de type B est défini en site d'importance communautaire (SIC) : les pelouses, bois acides à neutro-calcicoles, landes nord-atlantiques du plateau d'Helfaut et système alluvial de la moyenne vallée de l'Aa[24].

Par ailleurs, il est recensé une zone sensible au regard de la pollution des eaux par les nitrates (classement du 12/01/2006) (N° : ZS AP) et une zone Vulnérable (pollution eau par nitrate), depuis le 20/12/2002.

Au , Helfaut est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Omer[Note 6], une agglomération inter-départementale regroupant 23 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 7],[26],[27]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer, dont elle est une commune de la couronne[Note 8],[27]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[28],[29].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,3 %), zones urbanisées (13,7 %), forêts (12,4 %), prairies (4,7 %)[30]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

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La commune est desservie par une ligne du réseau urbain Mouvéo.

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Prominens villa quæ Locus Ecclesiæ vocatur au IXe siècle ; Helefelt en 1139 ; Helefaut en 1197 ; Hellefaut en 1231 ; Helephaut en 1254 ; Hélifaut vers 1304 ; Ecvelt en 1336 ; Helechvelt, nunc… Hellefaut au XIVe siècle ; Hellecwelt vers 1512 ; Hellefaut-au-Bois en 1565 ; Helfaut en 1582 ; Helechbelt en 1748[31] ; Helfaut en 1793 et depuis 1801[2].

D'après Maurits Gysseling, le nom viendrait du germain "halu", incliné et de "feldu", terrain inculte.

La forme flamande est Helveld [32] et la forme picarde, Hérfauw.

La commune de Bilques est réunie à celle d'Helfaut par ordonnance royale du [2],[33],[34].

Une première église aurait été bâtie à Helfaut au IIIe siècle par des missionnaires envoyés par Rome : saints Victoric d'Amiens, saint Fuscien, envoyés par Rome, avec saint Quentin, Crépin et Crépinien, Piat de Seclin, le premier nom historique d'Helfaut étant Helleveld[35].

Le village était le centre de l'ancien doyenné d'Helfaut, décrit par le chanoine Georges Goolen[36] et qui comprenait selon deux pouillés du XIVe publiés par Auguste Longnon, outre la paroisse d'Helfaut, celles de Thiembronne, Ecques, Bilques, Herbelles, Wavrans, Nielles-les-Bléquin, Wismes, Rumilly, Dohem, Lumbres Pihem Bléquin Merck Wandonne Radinghem Coyecques Quiestède[37].

En 1253, Isabelle, épouse de Philippe de Hellefaut donne à l'abbaye de Watten des redevances annuelles sur une terre dite Helle, située à Buscheure (Buysscheure)[38]. En 1255, un Philippe de Hellefaut est dit, par maître Jean de Laon, official du diocèse de Thérouanne, clerc, donc homme d'église, (le même que le précédent? un fils? un parent?), et devant à la même abbaye une redevance annuelle d'avoine et de froment[39].

La famille d'Averhoult possède la seigneurie d'Helfaut cumulée avec celle d'Avroult depuis au moins le XIIIe siècle. La famille avait pour armes « D'or à trois fasces de sable, au franc-canton d'hermines; à la bordure engrêlée de gueules », armes qui ont été reprises par la commune d'Avroult. La famille d'Averhoult garde les deux seigneuries jusqu'au XVIIIe siècle[40]. Helfaut passa à la fin du XVIIe siècle aux Rubempré par le mariage de l'héritière des d'Avroult avec Philippe Charles (ou Charles Philippe) de Rubempré, comte de Vertain.

En 1415, Guillaume d'Averhoult, seigneur d'Helfaut, combat et trouve la mort à la bataille d'Azincourt[41].

En 1544, François d'Avroult ou de Helfaut, devient abbé de l'abbaye de Saint-Winoc de Bergues.

Le village de Bilques, autrefois une seigneurie et commune indépendante à la Révolution, fusionna avec Helfaut en 1819.

La commune abrite un monument classé, dit « colonne d'Helfaut ». Cette sorte d'obélisque a été érigé en 1842 en mémoire du duc d'Orléans qui a constitué sur cette commune le bataillon qui est à l'origine des chasseurs alpins. Il a été disloqué par les bombardements proches, et entouré de trous d'extraction de sable, puis restauré, le sol ayant été rehaussé à son ancien niveau dans les années 1990 par apport des déblais du nouveau centre hospitalier construit à proximité.

La commune a été fortement touchée par les bombes lancées lors de la Seconde Guerre mondiale sur la coupole d'Helfaut.

Le parc éolien d'Helfaut est inauguré le 27 septembre 2024[42].

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune d'Helfaut est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer[43], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Longuenesse. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[44].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Omer, au département du Pas-de-Calais, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Hauts-de-France[43].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Longuenesse pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[43], et de la huitième circonscription du Pas-de-Calais pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[45].

Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1940
(déchu de son mandat)[46]
Eloi Delattre PCF Cultivateur
1944 1945 Eloi Delattre PCF Cultivateur
1972[47] 1995 Arthur Decloitre    
juin 1995 mars 2008[48] Éric Rolin   Pharmacien
mars 2008 2014[49],[50] Brigitte Leblond DVD Infirmière
2014 en cours
(au 21 mars 2022)
Francis Marquant DVG Directeur général des services
de la ville de Blendecques retraité[51],[47]
Réélu pour le mandat 2020-2026[52],[53]

Équipements et services publics

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Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre l'école primaire Dolto Kergomard[54].

Population et société

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Démographie

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Les habitants de la commune sont appelés les Helfallois[55].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[57].

En 2023, la commune comptait 1 724 habitants[Note 9], en évolution de +1,59 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
370347406597621671704739727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 223775799778812844862892856
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8158968997967758561 3006891 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0001 1391 2481 4261 6711 6931 7441 7501 596
2017 2022 2023 - - - - - -
1 6971 7281 724------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 32,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 824 hommes pour 890 femmes, soit un taux de 51,93 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[59]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ou +
4,4 
6,5 
75-89 ans
14,4 
18,5 
60-74 ans
18,5 
23,6 
45-59 ans
21,1 
15,7 
30-44 ans
15,6 
15,6 
15-29 ans
11,2 
18,9 
0-14 ans
14,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[60]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Entreprises et commerces

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Agriculture

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La commune est dans le « pays Aire », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[61]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 30 16 12 9
SAU[Note 11] (ha) 816 703 769 806

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 30 lors du recensement agricole de 1988[Note 12] à 16 en 2000 puis à 12 en 2010[63] et enfin à 9 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 70 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 65 % de ses exploitations (passant de 16 556 à 5 736)[64],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 816 ha en 1988 à 806 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 27 à 90 ha[63],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Patrimoine religieux

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  • L'Église Saints-Fuscien-et-Victoric d'Helfaut des XVIe et XVIIe siècles, avec un nef datant du XIIe[65].
  • L'Église Saint-Denis de Bilques des XVIIe et XVIIIe siècles[66].
  • Le calvaire d'Helfaut à la limite de la commune sur la D 198 vers Inghem
  • La chapelle Notre-dame-de-Lourdes de Bilques

Patrimoine civil

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  • La mairie d'Helfaut avec les écoles.
  • Le sanatorium d'Helfaut, actuellement le nouvel hôpital audomarois. L'ancien sanatorium départemental, devenu le Centre hospitalier de la région de Saint-Omer sous la direction d'André Serrurier dans les années 1980. Le site est entouré d'un boisement artificiel de pins formant la forêt d'Helfaut.
    Le sanatorium départemental d’Helfaut comptait en 1931 500 lits de malades et 140 lits de service[67]. C'est aujourd'hui l'un des rares exemples de conversion réussie d'un sanatorium en un établissement hospitalier moderne et polyvalent : le vieil hôpital du centre-ville de Saint-Omer a depuis rejoint le nouvel hôpital d'Helfaut sur son site pour former le Centre hospitalier de la région de Saint-Omer.
Le dôme de la coupole.
  • La coupole d'Helfaut est un ancien bunker pour partie souterrain, abrité sous une énorme coupole de béton construite par l'Heer entre 1943 et 1944. À l'origine ce bunker devait servir de base de lancement aux fusées V2 ; mais, de nombreuses fois bombardé par les Alliés, il n'est jamais entré en service. Aujourd'hui la coupole a été transformée en musée.

Patrimoine commémoratif

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  • La colonne d'Helfaut, monument dédié au prince et duc d'Orléans. Cet obélisque et le tertre qui l'entoure (cad. AB 15) sont inscrits au registre des monuments historiques par arrêté du [68].
  • Le monument de l'abbé Palfart (1628-1691) curé de la paroisse.
  • Le monument aux morts[69].
  • Les tombes de guerre de la Commonwealth War Graves Commission au cimetière d'Helfaut.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique, logotype et devise

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Blason de Helfaut Blason
Parti: au 1er d'azur à la colonne du lieu [Colonne du Duc d'Orléans] d'argent, au 2e de gueules à trois pommes de pin renversées d'or[70].
Détails
Adopté par la municipalité.

Pour approfondir

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Bibliographie

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Ouvrages consultables aux archives départementales du Pas-de-Calais[71] :

  • G. Coolen, Helfaut. Essai sur l'administration d'une paroisse sous l'Ancien Régime, suivi d'une notice sur Bilques. Préface de G. Le Bras, Saint-Omer, Indépendant du Pas-de-Calais, 1939.
  • H. Piers, Petites histoires des communes de l'arrondissement de Saint-Omer, Lille,

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  7. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Omer comprend trois villes-centres (Arques, Longuenesse et Saint-Omer) et 20 communes de banlieue.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  10. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  11. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  12. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[62].
  13. "Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes : carte de Cassini (XVIIIe siècle), carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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Références

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